J'aime cette photo de toi, en habit comme au travail. Je dirais, une photo à l'ancienne, posée et officielle avec ton sourire moqueur.
Je sais que tu me lis. Je l'ai su par l'entremise de maman. Je sais aussi que tu as comme écran de veille, Akim qui a gradué des ateliers du CLSC.

On ne se voit pas souvent, on ne se parle souvent, on se connaît à peine mais on est frère et soeur de sang. Je sais pourtant que je peux compter sur toi, à tout moment. Tu me l'as dit maintes fois.
Quand ça ne va vraiment pas, je savais que je pouvais t'appeller pour te demander conseil. Toujours impartial, raisonné, sage et calme; tu discernes ce qui doit être vu et souligné. Tu mets en lumière ce qui devrait être considéré et tu ne juges jamais. Avec tes conseils, tu conclues toujours en me répétant tendrement que tu es là, que je peux compter sur toi.
Lorsqu'Akim est né, tu es venu comme tous mes proches nous visiter à l'hôpital. J'étais épuisé, je n'avais pas toute ma tête, abasourdie par l'accouchement et les émotions qui en découlent. Tu es venu m'embrasser et d'un regard franc rempli d'amour et de générosité, tu m'as félicité.
Ce regard, je ne l'oublierai jamais, il était beau et réconfortant; il disait tout haut ta profonde joie de me voir mère. C'est ce que j'ai lu, on lit ce que l'on veut...Mais je te sentais heureux.
J'avoue que depuis que j'ai su que j'étais enceinte, je me sentais mal à l'aise à l'idée de te le dire parce que tu n'es pas encore père cher grand frère. Des trois enfants de la famille, c'est toujours toi qui a démontré le plus grand désir de bâtir une famille. Je ne voulais pas ressasser cette blessure en toi mais maintentant, je sais que tu en es triste mais en rien cela a affecté ta joie que je puisse mettre au monde un enfant.
J'apprécie chez toi, cette attitude d'être heureux pour les autres malgré ta blessure ou une grande peine; c'est ce que je suppose...
Merci de ta présence discrète du grand frère. Je te souhaite à ton tour de vivre ce que je vis; le temps ne te fait pas défaut et je sais que même si la vie ne te mènera pas sur cette avenue, je sais que tu sauras "composer avec" !
C'est ce qui fait de toi le plus résiliant de nous tous dans la famille! Et quelle belle force que tu as là; la résilience est un chemin qui guide vers une paix intérieur et qui fait que la vie est savourée à sa plus simple expression!
Grand frère, merci pour ce que tu es!
Ta soeurette,xxx
1 commentaire:
Laval, ce 15 août 2007,
La Fête Nationale des Acadiens
La Fête de l’Assomption,
LES COMMENTAIRES de ta mère (Pauline St-Jacques-Levac) à ton BLOGUE (quel nom bizarre)
J’ai lu avec beaucoup d’émotion le témoignage LES MAINS vers la mi-juillet.
Tu écris ce que j’aurais pu écrire lors de la naissance de Louise.
À cette époque, il était encore plus malvenu d’avouer de telles émotions sans passer pour
une mauvaise mère. Et pourtant, Dieu sait combien je chérissais ce petit bébé tant désiré mais combien fragile.
J’étais déçue de moi, de ma maladresse. Heureusement, je pouvais me confier à ton père qui, lui, comprenait :La réalité était loin du rêve.
Travaillant comme conférenciers en préparation au mariage, j’ai osé confier aux autres conférenciers mon expérience plus prosaïque de la maternité. Auparavant, toutes offraient aux fiancés une image idyllique de la maternité. Une, puis deux, soulagées par ma confidence, ont confié vivre la même expérience.
Au moins, on devait offrir une image plus réaliste aux fiancés. C’est sur qu’ils le comprendraient plus tard, mais on se devait de les situer plus « au ras des pâquerettes.»
C’est difficile aussi de le partager avec nos enfants au risque de les traumatiser. Mais lorsque vous êtes MÈRES à votre tour, vous comprenez. le langage. Une amie de 86 ans, arrière-grand-mère, me confiait que sa petite-fille, nouvelle maman, lui a demandé comment avait-elle fait pour avoir élevé quatre enfants avec moins de possibilités que maintenant.
Partager aujourd’hui avec les nouvelles mères rendra sûrement un grand service. C’est ce que vous avez fait aux ateliers du CLSC, ce que tu fais à travers ton blogue. Pourquoi pas publier éventuellement? Tu écris si bien et tu traduis si bien les états d’âme d’une mère
Maintenant, mes COMMENTAIRES sur LE GRAND FRÈRE.
C’est, les larmes aux yeux, que j’ai lu pour moi seule et plus tard à ton père cet hommage à ton grand frère. C’était bien senti et si joliment rendu.
Vous êtes différents tous les trois. Tu sais, chère Geneviève, voir au-delà des apparences toute la bonté, la générosité et la grandeur d’âme de ton frère. Tu parles de son regard plein d’amour que sa petite sœur a perçu malgré l’épreuve vécue jusqu’ici de ne pas connaître cette joie.
Quel bonheur pour moi de savoir que, malgré la distance imposée par les choix de vie, tu re-connaisse ce qu’il y a de beau chez lui.
Les employés rencontrés à son travail à Vaudreuil ont déjà saisi toutes ses qualités. La bonne humeur règne au travail. François les stimule, souligne leurs forces. Ils et elles ont un BON PATRON. Ils sont heureux au travail. François également. Et pourquoi pas un bon salaire avec ça!
Ton père et moi souhaitons, autant de notre vivant que lorsque nous ne serons plus avec vous, que vous ayez des liens si forts que la distance, les événements ne pourront détruire.
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Merci de la joie que tu nous donnes. Embrasse tes deux amours.
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