Le pourquoi de ce blogue

Un matin plus difficile qu'un autre m'a mené vers le net. Je ne connaissais pas cet univers du blogueur. Je ne me suis jamais sentie vraiment blogueuse, je continue ce que j'ai fait auparavant, me connaître et me sonder à travers la réalisation de film et la création de collages. À la fois, me comprendre, me définir et prendre position. Me perdre dans ces montages d'images et de mots afin de m'y voir. Alors est apparu l'idée très simple et accessible de créer sans sortir du bercail, ni de demander de financement pour s'illustrer. Je vois ce blogue comme un polaroïd; l'immédiat, le résultat; les photos ratées et les pensées à oublier de tous les jours puis aussi la grâce de certains moments de la vie. Puis une autre raison fondamentale: laisser une trace, un journal pour mon fils Akim, de son arrivée fracassante dans ma vie de femme. Afin qu'il puisse me connaître sous toutes mes coutures. Et puis est arrivée l'idée du titre: il s'appelle Akim, je suis donc Akimette! Maintenant il y a aussi Sarah qui pourra me découvrir, ce qui est vraiment bien, je crois.


Membres

vendredi 5 février 2010

Se mettre en haut de la liste

Hier j'ai couru chez Renaud-Bray pour me procurer RU...
Plus rien en stock: il va falloir patienter une semaine encore!

Mais, je suis si heureuse depuis hier soir
Je viens de commencer la lecture d'un nouveau livre
Il me parle, m'aide, me zieute et me fait rire
Pas mal, n'est ce pas ?

Écrit par Marcia Pilote
Même âge, même type de femme
D'une vie remplie de famille en croissance et en ébullution
d'impressions et de désirs.

Rien avoir avec les multiples séries de bouquins du type ''mère indigne''
Pas de cynisme, de plaintesss et d'égo mal placé.

Je crois qu'il est bien de notifier les frustrations que peuvent engendrer la vie de famille certes...
Mais il faut aussi souligner ses doux et innombrable plaisirs purs qu'elle procure.

Il m'est difficile de digérer autant d'allusions sur le fait que l'enfant semble plus souvent qu'autrement déranger papa et maman dans leur horaire! L'enfant n'est-il pas partie intégrante de sa nouvelle vie?

Assumons! Plaignons-nous mais pas dans cette mouvance d'un castré de la vie!

Dans le livre que je lis, j'y retrouve plutôt:

Un amas de tendresse, de questionnements et de réflexions
Ce qui en fait un mât pour la vie de tous les jours

C'est la première fois que je dois cliquer sur autant de mes libellés pour identifier ce billet:

''amitié, amour, beauté, bonheur, bouffe, boulot, garderie, enfance, grossesse, introspection, liberté, maternité, quotidien, rencontre, rire''

Je devrai parler à cette fille, comme je pourrais le faire à mon alter ego.
Je la déguste, la dévore.

''La vie comme je l'aime''
Voilà son joli titre.

J'ai suivi un de ses conseils ce matin
''Se mettre en haut de la liste des choses à faire''

Oublier
le lavage
les poubelles
le balai
la liste d'épicerie,
etc...

Prendre soin de soi plus souvent
Pour être finalement plus à l'écoute de sa petite famille

Oups... Un instant... Et bien, je dois vous laisser... Sarah pleure!

mardi 2 février 2010

Pour Haïti

Bien dit!


mardi 26 janvier 2010

Les nouvelles banlieusardes

Pour Yanick...

L'amie du billet suivant, tu devineras... et bien c'est moi!

http://isabelmassey.com/2010/01/24/la-democratie-choix-du-president/#comment-108

Fin de semaine bien remplie

Vendredi soir, c'est la soirée du hockey (sur table) avec grand-papa!



Samedi matin, Akim prend la place de Sarah...



Et papa fait la maman kangourou...



Djé et sa maman viennent jouer et cuisiner.



Dimanche c'est la grosse sortie.. enfin (selon les dires d'Akim) on va voir Caillou au Biodôme!








Dimanche soir: l'activité en vogue ces temps-ci pour Akim, empiler grossièrement ses jouets sur le divan en disant que c'est un train. Il se dit prêt pour partir en Afrique. Il voyage léger!

Congé de maternité: la maison au quotidien

"Chère Sarah, je suis toujours à la maison avec toi et tout devient déjà redondant... Les mêmes images, le même décor, le nôtre. Je tenais à ce que tu vois comment était ton lieu de naissance, tu sauras où tu habitais et comment était l'environnement. Je te sens confortable ici et c'est tant mieux!"










vendredi 22 janvier 2010

Chez Fannie

Quelle beauté cette Sarah, non ?













Merci pour les photos Fannie! (et pour l'avoir endormi...)

Premier spectacle d'Akim



Par une journée froide et bien ordinaire, je décide de faire un petit spectacle avec Akim. Au menu: on se prépare sous la table de cuisine et on se déguise: très excitant pour Akim!

Puis j'invite officiellement nos deux colocataires, Papa et Sarah à faire les spectateurs. La représentation se fera officiellement après la douche de papa...

On attend donc fébrilement en dessous de la table, pensant être les seuls à avoir préparer le momentum... Mais Ô surprise.. Papa avait préparé son coup... Il est là en spectateur... tout déguisé...



Nous rions, nous rions...

Il fait sa grimace traditionnel, souvent repris par monsieur Akim...



Bon, bon, un peu de concentration, on fait le spectacle tout de même, nous sommes des professionnels après tout!





Regardez comme il est beau, avac le chandail de papa, les bottes de pluie, le chapeau de pirate et les petites courges africaines pour faire la musique!



Ouf, nous avons fini le spectacle... Nous sommes heureux du résultat!



Papa continue à faire SON spectacle... Le coquin!



...Papa, je veux ton casque !...



Trop drôle...

vendredi 15 janvier 2010

Pour le regard




Je vous invite à aller zieuter le lien SENSIBILITÉ dans la section

Fouinons ailleurs

Les photographies de ce blogue sont superbes et donnent envie de créer et de voir la beauté autour de soi.

Aveux



Hier soir, 21h15, je prends une pause de la routine du nouveau né. On est bien dehors, presque printanier comme température, je reprends mon souffle.

Et je réfléchis tout haut, depuis quelques jours je tente de rationnaliser un fait.

Je suis stressé, anxieuse. Par tout et rien.

Je l'avoue et j'en suis honteuse. Peur de ne pas avoir assez d'argent pour les factures, peur d'avoir un accident lorsque je suis en voiture, peur de perdre le contrôle sur ma confiance, peur de... à l'infini!

Toujours cette peur, cette anxiété que je n'aime pas traîner en moi mais qui est là. C'est de famille, comme on dit; cette peur qui rode, qui tracasse et qui fait perdre tant d'énergie pour rien.

J'ai la tête qui tourne puisque fatigué. Sarah a des coliques le soir et c'est difficile pour nous, malgré le changement de garde, le sommeil est boulversé.

Puis tout se bouscule dans ma tête, je pense énormément aux jeunes femmes avec qui je travaillais, en majorité en provenance d'Haïti. Je prends des nouvelles de certaines d'entre elles, celles dont j'étais proche. On me rapporte que l'une d'elle est plus qu'inquiète : « Je sais que j’aurai forcément des mauvaises nouvelles à un moment ou un autre. J’ai vu les bâtiments qui se sont effondrés et des membres de ma famille y travaillent ».

Elle sont dans l'attente mais dans un calme presqu'inbranlable. Tout se joue à l'intérieur, les pleurs, la douleur. On dit qu'elles sont fortes. Moi je dis qu'elle gère autrement les petits et énormes tracas de la vie.

Je pense à mes peurs et je me trouve ridicule. Je ne peux aucunement me comparer, je le sais.

Je me raisonne, quoiqu'il arrive je suis capable de l'affronter, je le sais bien.

Je me raisonne.

dimanche 10 janvier 2010

Coopération 101

Explication claire et nette assurée...

vendredi 8 janvier 2010

Vous en pensez quoi, vous ?

D'accord sur toute la ligne: sauf que je me sens écorchée (Ô pôvre de moi!)lorsqu'elle parle des blogues dans son dernier paragraphe...

jeudi 7 janvier 2010

Le premier mois en photos



La fierté se lit partout!





lundi 4 janvier 2010

Je pleure Lhasa


Je suis triste ce matin puisque Lhasa nous a quitté.

Depuis 21 mois, elle combattait contre un cancer du sein: elle est décédé le premier janvier dernier, à l'âge de 37 ans. C'est fou, non ? Comme une gifle, un coup de poing.

Lhasa avait choisi notre ville pour s'y établir. Née d'une mère américaine et d'un père mexicain dans l'état de New York, elle émigre ici, dans ma ville. Plus que significatif à mes yeux. Elle m'était très présente lors de mes années créatives à l'Université Concordia en productions cinématographiques.

Je l'ai connu dès ses débuts, je l'ai écouté partout: elle m'a toujours ému cette jeune femme.

Son premier album intitulé "La Llorona" (La pleureuse, en espagnol) a un charme fou. Douceur, sensualité, tristesse. Une sublime tristesse, celle que je porte en moi qui se contre balance à tout instant avec ma joie de vivre. Qui me donne à être ce que je suis profondément.

Pour moi, elle est parfaitement ce que j'aime de Montréal: rencontres, mixité, originalité. Chez elle, les langues (français,anglais, espagnol)s'entrecroisent sans se chamailler: issues de son héritage, de sa réalité, elle les utilisent toutes dans leur plus belle sensualité. Lhasa a collaboré avec d'autres que j'apprécie aussi, les Patrick Watson et Arthur H par exemple.

Ce matin, je ferme la radio, je garde le silence. J'écoute ses chansons avec mes images-souvenirs qui s'y rattachent.

Où que tu sois Lhasa, mes pensées sont avec toi, merci pour ta voix et tes chansons.

mercredi 30 décembre 2009

L'amitié sans borne

Akim adore Djédané et c'est réciproque.

Lundi soir c'était la fête, je suis parti avec Sarah, épuisée et ai laissé mes deux hommes derrière. Mao a tenté de revenir avec Akim mais il voulait resté là-bas pour y dormir...

Ils se sont couché vers 1 heure du matin pour se lever vers 11 heures le lendemain! Dans le même lit, dans la même joie!

Sur la photo, les garçons se réveillent lentement...




Maman Isabel lisant le livre aux garçons.



Puis un peu de fouilli pour se rappeler la veille et les plaisirs de jouer ensemble.



Tout cela me fait penser à mes escapades à Sutton chez tante Pauline: que du bonheur au cube: rires, jeux, créativité, complicité. La vraie vie, sans les parents, déjà un peu d'indépendance et la magie d'être dans le quotidien des autres!


Merci à la famille Traoré d'avoir gardé Akim, la prochaine fois ce sera Djé qui viendra à la maison faire la nuit! Merci Isabel pour les photos, je me suis permise de les publier!!!

mardi 29 décembre 2009

Méli-mélo

Post-partum

Rien à signaler côté émotif, une seule fois je me suis sentie vraiment triste sans raison, je me suis consolé en me disant que je savais bien que je n'avais rien, j'ai pleuré parce que ça m'a fait du bien, je me suis vidé de cette émotion qui ne semblait pas la mienne.

L'allaitement en public

J'ai allaité à quelques reprises devant un "public" depuis l'arrivée de Sarah; toujours la même chose, on passe systématiquement des remarques comme si c'était à tous de juger le geste posé. Lorsque j'allaite aux seins; aucune remarque, parfois un petit malaise devant mon sein dénudé, mais rien de plus.

Lorsque je sors le biberon: "ah... Le biberon en plus?" "Tu as des problèmes d'allaitement?" "Elle accepte VRAIMENT les deux ?!?!?".

Je me sens comme avec Akim, à coup sûr, l'imposteur, l'ingrate, l'infâme... Comme si je donnais des "chips" ou du "kraft diner" à mon nouveau né!

Je m'en fais beaucoup trop avec ces commentaires, certes, je le sais; grosso modo: jamais l'ensemble de cet exercice ne passe inapercu, jamais. On commente à tout coup l'exercice!!!

Qu'on me laisse tranquille, svp!

Sarah sera tout aussi belle et grande que son frère qui a pris les même doses: Sarah est beaucoup plus chanceuse, elle boit davantage de mes seins!

Elle sera beaucoup plus intelligente (hen...?!?!?)(comme disent tous les foutus livres de maternité!)

Les photos

J'en ai tout plein mais je n ai pas le temps de les transférer... Soyez patients, j'arrive à grands pas !

jeudi 17 décembre 2009

Vivre en amour...

tous les jours
s'aimer tout le temps

ou

Love is in the air




ou

Une chance qu'on ça




ou

T'es belle




JE NE PEUX VRAIMENT PAS CHOISIR L'AIR QUI CONVIENT LE MIEUX
UN AMALGAME DE TOUT CES EXTRAITS MUSICAUX EN SERAIT UN BON RÉSUMÉ

Nous vivons un moment d'allégresse depuis l'arrivée de Sarah
... et c'est puissant, vraiment puissant.

Rien à ajouter
Juste à savourer



Petites peaux sèches et chaleur intense
Sarah, tu nous rassembles et fais de nous une famille heureuse



Akimette s'illumine... encore une fois.

mardi 8 décembre 2009

Le décompte

... ça y est c'est parti, il reste un peu plus de 24 heures et elle sera là dans mes bras: ENFIN!

Hier, Mao a pris des photos de moi avec l'éclatante bédaine...









Et voici nos trois bédaines!





Ah oui... J'ai retrouvé des photos d'automne d'Akim et de Fannie, ils s'amusaient dans les feuilles à ramasser de la cour arrière.




Je les trouve mignons ces deux-là!

lundi 7 décembre 2009

Nathalie Provost

Qui n'a pas entendu Nathalie Provost ces derniers jours?

Je l'ai écouté partout où elle passait à Radio-Canada... Je la cherchais, l'attendais à Derome, Dimanche Magazine, TLMP... Ce qui m'a le plus touché, c'est son passage à la radio à Désautels.

Passage émouvant pour l'animateur et voix lucide de Provost. Avez-vous entendu la toute fin? Cet appel, ce rappel? Écoutez!

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2009/CBF/Desautels200912041732_1.asx

Hier, elle s'exprimait aussi auprès de monseigneur Turcotte. Je la sens sans filtre, elle ne veut plus rien laissé passer, elle critique, pose des gestes après avoir passé 20 ans à s'être tue (quel lapsus!)...

J'aime sa force, sa fougue / douceur et son pari d'être optimiste, de prendre parole sur les armes à feu malgré le peu de connaissances qu'elle a sur le sujet.

Elle est devenu citoyenne, femme, féministe, réaliste; une femme qui se questionne et qui veut l'égalité entre les Hommes et les Femmes.

Sarah, je te parlerai de Polytechnique, de Provost, de Pelletier, de ma mère: de ces femmes qui ont changé l'histoire à leur manière avec de petits et grands gestes.

mercredi 2 décembre 2009

Je suis confortable!

40 semaines pile, aujourd'hui...

Retour à la maison après la visite à l'hôpital
Sarah va bien et moi aussi

La dilatation n'est pas plus avancée
Nous avons donc décidé d'un commun accord de provoquer mademoiselle
Je ne suis cependant pas la seule en fin de terme
Ce ne sera pas pour cette semaine (décevant!)

Je me sens donc être une maman confortable, on veut rester au chaud, en moi!
Akim a fait le même chose!

Rendez-vous donc mercredi prochain au petit matin
À moins qu'elle ne se pointe le bout du nez avant
Mais ce serait surprenant, selon les dires du docteur...

mardi 1 décembre 2009

Comment ça va ?



Dans mes péripéties de courses aux papiers pour le régime d'assurance parentale (et oui.. encore...), je constate un fait.

J'ai appelé souvent les agents du régime afin de faire le suivi de mon dossier et à chaque fois, je commence en disant "Bonjour, comment ça va ?"

Et un silence de mort se fait entendre avec un certain malaise : tout cela en quelques fractions de secondes.

Comme dans plusieurs services à la clientèle, je sens que les employés ne sont plus habitués de se faire demander comment ils vont ou d'entendre un simple bonjour.

Je ne sais trop si c'est tout ces services automatisés qui ont changé les faits mais je trouve le tout assez surprenant… et profondément triste.

mardi 24 novembre 2009

Voyager avant l'arrivée

J'aime me balader sur le net pour trouver des photos qui me parlent.



C'est un plaisir qui me fait voyager, un ailleurs qui me plaît.
Je remarque qu'Akim adore aussi se perdre dans les images.
Il regarde, scrute, revoit, questionne, fait des liens.
Le voyage est bon, on imagine l'hors cadre, on invente notre propre ambiance.



On se promène dans les polaroïds sur des sentiers nébuleux.
On croise l'homme à la tête de loup.
Il porte un chapeau à la main.
Fascination, imaginaire.



Un nuage perdu
Une pensée égarée

Deux oiseaux viennent à la fenêtre
Puis repartent dans la seconde suivante
La magie du moment

Le souligner
Se le rappeler
Se souvenir
Pour porter en soi, le plaisir de la découverte



Un appartement, ailleurs
Un lieu privé
Des lumières dispersées

Le désir de s'y perdre
De faire craquer le plancher
D'enlever ses souliers
Et de prendre possession des lieux

Seule, en silence
Dans un havre de paix
Être ailleurs quelques temps
Pour se retrouver
S'infiltrer, s'ancrer

Revenir à la maison
Sentir les odeurs de chaque pièce
Découvrir
Être bien chez en soi, chez soi




Surimpression
Impressions
Un collier d'amour, de vie

S'inventer


Voyager avant l'arrivée de Sarah

Être ailleurs
Pour mieux s'ancrer dans ce déferlement, ce tourbillon à venir

Je t'attend Sarah, tout est près pour toi ici au bercail

Nous te souhaitons vivement
Nous louangeons déjà ta présence

jeudi 19 novembre 2009

Excitation

... et petit stress!

38 semaines. Je reviens de chez le doc et je suis dilatée à 2 sur 10... Alors tout peut arriver dès maintenant. Je suis sortie de l'hôpital avec mon masque anti-H1N1 et un énorme sourire: ce qui me trotte dans la tête: j'ai hâte de voir cette chère Sarah et puis... de retrouver mon corps!

Bref, puisque le chemin est déjà fait et que mademoiselle Sarah s'annonce être plus petite que monsieur Akim, on prédit que le tout sera fait rapidement!

Ayaye, ça devient tangible tout cela!

Je chante, je chante et suis heureuse!

mardi 17 novembre 2009

ZÉRO PATIENCE

Je suis dans la paperasse
et j'ai zéro patience en ce moment
La bédaine déborde
Et Sarah semble s'amuser à faire des exercices d'acrobatie
Elle me crée quelque fois, de plus en plus, des petites douleurs quand elle exagère!

Je reviens du bureau d'Accès Montréal
Je me suis finalement payer une vignette
J'ai déjà collectionné 2 contraventions
Et le matin après avoir reconduit monsieur Akim à la garderie
... Et bien, il ne reste plus de place pour mon auto
Les étudiants du Cégep ont tout pris...
Alors afin de m'éviter de sacrer à tout rompre et de mordre dans l'asphalte
Je me suis muni de cette fameuse vignette
Elle aura l'avantage de faciliter ma tâche avec Sarah que j'aurais bientôt à trimbaler!

Pour le reste des paperassessssssss: l'assurance parentale est en soit simple à remplir mais dès que tu tombes dans des exceptions, les questions se multiplient.
Mon arrêt de travail de trois semaines devient dès lors une course aux preuves et de formulaires à ajouter, puis un montant d'argent inscrit avec une virgule au lieu d'un simple point bloque l'ensemble de l'inscription...

Et il y aussi le formulaire pour le remboursement anticipé à compléter: répéter une deuxième fois ce que Revenu Québec a déjà dans leurs archives, tout cela m'épuise et me tient éveillé même la nuit..

Il est certain que je ne suis aucunement un modèle de patience en ce moment, je dérape vite, j'en conviens..

Mais imaginez-vous un petit de presque trois ans qui ne veut pas prendre son bain, ne veut pas pas s'habiller, en fait ne veut pas grand chose à part jouer et moi qui trimbale cette bédaine qui éclate et une fatigue qui n'en finit plus de me gruger... Les formulaires deviennent dès lors, des monstres à détruire, des combats à n'en plus finiiiiir!

En plus, je n'ai jamais été une fervente de ce type d'activité (qui l'est, dites-moi???): quand j'étais petite je voyais mes parents payer les comptes et déjà je sentais que je ne voulais pas du tout être adulte juste pour cet aspect là!

Alors, je me mets à bricoler avec mon Akim, je coupe des étoiles dans le papiers, je colle tout partout sans réfléchir et tout ces jeux enfantins m'amènent un peu de paix auprès de mes deux hommes...

Ouf...

mardi 3 novembre 2009

L'automne en rafale


J'ai finalement retrouvé mon fil pour transférer mes photos sur mon vieil ordinateur!

Début septembre, visite aux portes ouvertes de la STM en famille à deux pas de la maison.


Akim joue au conducteur... comme d'habitude!

Mao souligne ma fête, d'un bouquet de fleurs... J'avoue que je commence à aimer ce genre d'attention!


Aux pommes au Mont St-Hilaire.

jeudi 29 octobre 2009

Mon p'tit loup d'amour!


Ce matin, on m'a getiment accroché à la garderie pour me causer un peu.

«Akim ne va pas bien ces temps-ci ?!»

(Oui, je sais, il est négatif ces temps-ci)

L'éducatrice le trouve donc nerveux, de mauvaise humeur. «Mais qu'est-ce qui se passe Akim? Tu es fâché, triste ?»
`
Il répond positivement à cette question.

Nous concluons donc que l'arrivée de Sarah dans son univers commence maintenant à l'affecter comme s'il était déjà un peu détrôné... On nous suggère donc de lui dire qu'il est grand, qu'il va nous aider à changer la couche de Sarah et que surtout il reste une place à lui malgré l'arrivée d'une autre dans le coeur de papa et maman.

À la maison, il demande à boire du lait constamment et ce sous la forme la plus simple, dans son biberon. Une régression. Nous tentons de lui donner le lait au verre ou au gobelet mais ça ne passe pas, son plaisir est trop intense pour qu'il puisse se dispenser de ce geste quotidien. On lâche prise: on lui laisse ce plaisir.

J'avais donc les larmes aux yeux, j'avais bien senti son humeur changeante, sa tristesse.

Mon petit loup, nous t'aimons, nous t'aimons.

mercredi 21 octobre 2009

Mots d'enfant

Akim devient de plus en plus indépendant:
«Je suis capable... tout seul».

Dans ses derniers apprentissages: le pipi à la toilette comme papa.

Je suis vraiment heureuse de sa progression,
alors je lui passe la remarque:

«Mais tu es une grand maintenant, tu n'auras plus besoin de nous,
tu pourras avoir ta maison à toi, tout seul!»

Il me répond: «Oui, une maison tout seul... Avec papa et maman!»

jeudi 8 octobre 2009

Grrrrr...

Je suis à la maison avec Akim bien enrhumé, fiévreux et au nez coulant...

Ce matin, j'ai donc dû faire la visite de suivi à l'hôpital avec mon grand.

J'ai pris 2 kilos et tout va bien, Sarah dormait lorsqu'on a écouté son coeur, tout était au ralenti et Akim zieutait à travers la fenêtre lorsque je me faisais examiner, pas du tout intrigué par les battements de coeur...

De retour à la maison, je tente de faire la sieste, je suis un peu stressée, je n'ai plus d'heures en banque au boulot: je suis donc à la maison et je ne suis pas payé... Et puis merde, je me lève en sursaut... Et je constate qu'une contravention m'attend dehors!

C'est bien la première fois que je suis là à la maison, un jeudi, jour où la gentille machine pour laver l'asphalte fait sa routine!!!

GRRR... C'est maintenant 52 dollars ce type de contravention ???? Incroyable!

GRRR... Je n'ai plus le goût de dormir ni de relaxer!

vendredi 25 septembre 2009

911



Hier j'ai intervenu.

Une toute jeune cliente est arrivé, apeurée avec sa petite fille dans les bras.
La violence vient tout juste d'apparaître dans sa vie de couple.
Elle est dans le déni.

«Je veux seulement être tranquille avec les petits»
J'ai dû la convaincre, à l'aide d'une collègue, de signaler le 911.
«Mais qu'est-ce qu'on va dire de moi ?»
«Et demain si je ne suis pas à la maison qui va aller reconduire mon fils à l'école ?»

J'ai dû la replonger dans le «ici et maintenant», dans l’urgence d’agir et de se protéger.

Sa petite était toute mignonne, tressée, animée et curieusement très, très calme.

Le calme avant la tempête

Elle est repartie, escortée par les policiers. Elle me remercie.
Je décompresse.

Elle m’a touché, en tant que mère, femme.
Quelle intensité et trouble se logeaient en elle : malgré elle.

Son histoire, je l’ai au creux de moi encore ce matin.
Où est-elle en ce moment?

Je souhaite sa protection.
Et je me trouve si chanceuse, si choyée.

Merci la vie!

dimanche 20 septembre 2009

Un bon samedi soir en famille



Souper chez Sarah, Anoura et Al, ce fut un réel plaisir de les connaître.
Ça y est: Akim a une nouvelle amie: Anoura.

J'ai commencé hier soir, la lecture
du dernier livre de Dany Laferrière: un pur délice!
Je vous en reparle.

vendredi 18 septembre 2009

C'est ma fête!



Youpi, j'ai l'impression de rajeunir en vieillissant: quel bon sentiment, n'est-ce pas ?

Mais...bou hou hou... J'ai perdu mon fil pour transférer mes photos sur mon blogue, moi qui était fière d'avoir repris mon appareil photo en fin de semaine!

Je vais le trouver en fin de semaine: j'ai hâte de vous montrer mes nouvelles photos!

lundi 7 septembre 2009

Je m'installe tout doucement

Je reprends possession de ce que j'aime.
Je m'installe mon petit coin de bureau: finalement!

Je ne l'avais toujours pas trouvé celui-là, mon espace d'écriture, d'évasion, de création.
Il m'a fallu plus 10 semaines pour me loger et être SURTOUT satisfaite de mon choix.

Je retrouve avec plaisir mes vieilles photos d'amoureuse.
Mon beau Mao et mon petit loup encore tout petit.

La joie de vivre, vibrante, éclatante, le plaisir de se photographier et de scuter le soir venu, les images captées.


Aujourd'hui, Akim est allé chez Mamie et Grand-Papa pour leur plus grand plaisir.
Il a pu découvrir le train Brio et s'inventer des chemins infinis.
Pour notre part, Mao et moi, avons cuisiné pour la semaine en chantonnant et surtout en discutant.
"On the fly" comme j'aime avec Mao, pas attablé, dans l'action, à se taquiner et se frôler.

J'ai inventé avec Mao, une recette de pâte pour frire le poulet savoureusement.
Je me suis aussi laisser aller à faire une bonne sauce à spag pour la semaine et pour faire congeler.
Puis au lieu de faire le ménage dans mon garde-robe rempli de boîtes à déballer...
Je me suis glissé dans mon lit, gloussant et jouissant du silence ambiant.

Nous nous sommes juré (en pensées) de recommencer à nouveau, de mener Akim chez tanti ou l'ami(e)
ou Mamie pour reprendre tous un peu notre souffle et se retrouver encore plus énergisés.

Une belle fête du travail comme je les aime!

Poupée


Je suis parfois comme une poupée.
J'aimerais que l'on me coiffe, que l'on prenne soin de moi.
J'ai une couette en l'air, vous ne voyez pas ?

Je suis douce pour certaine, rude pour d'autres.
Je suis de laine, de fibre, de matières, de chair.

On peut m'oublier dans un coin d'une pièce.
On peut m'honorer toute la journée.

Je peux faire ce que vous voulez:
Jouer à la pâte à modeler ou me faire traîner nonchalamment par une jambe.
Boire le café fictif de mon fils,
Attablée sur le bout de la petite chaise, penchée, immobile.

Je peux faire partie de toutes vos activités comme bon vous semble.
Je peux aussi être camouflé sous l'amas de jeu.

Quelque fois, seuls, les nouveaux amis me découvriront
Et vous verrez ainsi tout mon potentiel.

Nous sommes tous des poupées.
Oubliés, sacrifiés, idôlatrés ou idéalisés.

Douceur et mimétisme:
Aigreur et indifférence:
Éphémère:
Chaque jour, son lot: sa gloire ou sa déchéance.

mercredi 26 août 2009

Ode à Yanick


O caput elleboro dignum [Monde dans une tête de fou]

Yanick a souvent des rêves de fou! Je ne dévoilerai pas l'histoire de son dernier rêve: un savant mélange de vérités et d'inventions!

J'aime cette image trouvée sur le net, une sorte de scaphandrier d'une autre époque: ce sera toi, aujourd'hui. Tu me fais bien rire!

mardi 25 août 2009

Oufff !!!


Tout va vite non ? Je cours.

Je n’ai presque pas le temps de me poser qu’il faut aller à la prochaine étape.

Faire à manger, donner le bain, tenter de me relaxer puis dodo et se lever, se préparer, attendre l’autobus, courir à la garderie, reprendre le bus.

Pas le temps de penser.

C’est en fait un bienfait pour ma part, je crois.

Moi qui cogite trop, tout le temps. Je trouve difficile certes, le rythme d’être maman mais il me permet aussi de sortir de moi : ce qui m’apporte en soi une nouveauté et des sensations nouvelles !

Je cours mais je suis heureuse de courir. Comme Jeanne Moreau, l'amoureuse dans Jules et Jim.

Merci Akim!

mercredi 12 août 2009

Petite escale à Québec



Avant le départ, Katsu rencontre enfin ma petite famille...
Akim vient juste de se lever d'où son regard un peu perdu!



Arrêt au superbe Madrid: Nycole et Katsu rigolant.



Et moi devant le gros pneu avec ma grosse bédaine!



Tout en haut de l'observatoire de Québec, une petite réplique du
siège du président du parlement de Québec,
Katsu fait le roi, nous faisons ses demoiselles de compagnie.



Je peux être aussi une fière reine. N'est pas Nicole de Jonquière?!

jeudi 6 août 2009

«Youuupi... J'ai pris du poids!»

Avouez que c'est rare d'entendre une fille dire cela!

Et bien je vous le répète fièrement... «J'AI PRIS DU POIDS!!!»

Je suis allé à mon suivi de grossesse ce matin et j'avais le sourire aux lèvres, l'infirmière me regarde l'air inquiète, (zieutant mon dossier)... «Ça va mieux?»

«Oui, je vais beaucoup mieux!»

Conclusion matinale: ma pression est bonne, j'ai gagné 3 livres et je n'ai plus d'étourdissement.

Avec madame la docteur; on reconfirme le tout et on rigole. Nous revoyons ensemble les photos prises lors de l'échographie, c'est bien clair pour elle... En regardant bébé qui avait les jambes bien ouvertes, aucun signe d'engin qui traîne par là!

NADA, ce sera une fille!

Je suis heureuse, je sors enveloppé par notre rarissime soleil, je prends mon chemin vers le travail. Je décide de faire un détour au magasin de vêtements de maternité. Je me paie un petit cadeau de féminité, des vêtements pour mettre en valeur ma belle bédaine.

La vie est bonne!

mercredi 5 août 2009

Envie de créer



Akim, le héros




En fouillant sur le net, j'ai trouvé cette image.

J'ai rigolé parce que c'est exactement comment tu te sens mon petit homme; un super héros à la Spiderman, celui que tu imites à tous les jours depuis près de 2 mois!

mardi 4 août 2009

Mission

Penser à soi
Être égoïste
Juste assez

Faire des collages
Écouter ma musique
M’installer un coin à moi

Prendre en fait possession de ma propre place dans mon cadre de vie si structurée

Voilà ma mission d’août!

mercredi 29 juillet 2009

NON NON NON NON

Difficile d'être patiente avec un petit être qui dit «non, non, non» à toutes questions et interaction...

«Je veux de l'eau... du lait... du jus... des céréales... une rôtie... de l'eau... du lait... du jus... des céréales... une rôtie...»: en boucle. Et le tout IMMÉDIATEMENT!

Je lui offre: «non!» (avec un petit cri dans la gorge).

Il prend une petite pause pour bouder puis: «je veux...» Comme une ritournelle sans fin!

Je sais que le tout est normal mais que c'est agressant parfois! Je lis donc un peu pour me réconforter:

«Cette phase critique est très importante pour l’acquisition d’une autonomie faite de souplesse et de compromis chez votre enfant. Depuis peu, il se sait en mesure d’avoir un meilleur contrôle de son sphincter anal. Il vit du plaisir à retenir ses selles ou les relâcher. Et qui plus est, celui-ci se généralise dans ses relations interpersonnelles sous le mode «j’obéis ou je refuse» ou bien «je donne ou je retiens». Ce mode de relation s’appelle communément «la phase du non». Votre fils éprouve autant de plaisir à vous faire le merveilleux cadeau d’offrir ses selles parce qu’il vit le fait de déféquer comme si il produit volontairement ses selles. C’est un geste triomphant. Mais lorsque vous vous opposez à sa volonté, vous devenez l’ennemie à abattre. Vous osez contrecarrer son contrôle «tout puissant» du «je donne quand je le décide ou je retiens quand je le décide».


Afin de ne pas laisser de blocages psychologiques dans le vécu de votre fils, imposez-vous à lui fermement mais avec une tolérance rassurante et chaleureuse. Il faut lui signifier qu’il est une enfant et que vous êtes le parent. Seul le maintien de votre autorité lui permettra d’intégrer la capacité d’accepter la frustration de ses désirs immédiats. Le tout afin d’accéder à une plus grande maturité affective et une capacité de s’affirmer dans le compromis.»

Richard Langevin, psychologue

mardi 28 juillet 2009

Ou, tout au contraire!

En ayant lu un billet de Fannie, je me mets à cogiter… http://zazoovoyage.blogspot.com/2009/07/breathe-deeply.html

Sur notre chemin, on rencontre de nouvelles personnes, on les regarde, on les observe, on scrute le contenant, l’emballage, la présentation, la façon dont ils ont de se montrer, se présenter. Un collier en trop, une moustache si voyante, des oreilles dans le vent, une peau disgrâcieuse, un surpoids, un mauvais entretien des dents, une manucure abîmée, des cheveux gri choux…

Ou, tout au contraire

Un parfum discret, une chemise bien choisie, une courbe du corps bien exploitée, un callipyge enivrant, une poitrine invitante… Puis un regard intelligent, une poignée de main bien placée.

Et soudain, comme un miracle: une phrase qui nous interpelle, une anecdote qui nous attire, un jeu de mot subtile … Un opinion qui nous fait écho.

Ou, tout au contraire

Une réplique déplacée, un rire grossier, une proximité étouffante, une attitude hautaine ou bornée….

Tant d’embûches et de filtre pour la rencontre vers l’Autre.

Je pense à tout ces instant d'interraction: trop de fois, à se mettre à écarter les personnes qui nous font mauvaise impression, trop de fois, on laisse si peu de chance...

Parce qu'en fait: nous avons aussi un rôle à jouer, il y l’Autre mais il y aussi soi avec son lot de frustrations et de perceptions qui masquent et emboîte rapidement l’Autre.

La rencontre est un jeu qui se fait à deux: j'ai cru si souvent et si longtemps que tout dépend de l’Autre… Mais quel leurre! Je sais que je ne suis pas la seule à porter des jugements hâtifs... oh que non!

Je vous invite à lire un extrait d’un texte qui m’habite depuis longtemps.


«…le phénomène de la rencontre apparaît dans sa dimension proprement humaine. Je voudrais souligner la force créative propre à toute rencontre digne de ce nom. Elles sont le point d’articulation entre ordre et désordre.

« Une rencontre, c’est toujours une mise en question et le passage d’un ordre à un désordre prélude à un nouvel ordre » (Zarifian, 1994, p. 147).

De même, l’anthropologue Georges Balandier écrivit, à propos de la fête carnavalesque,
que : « elle bouleverse les classements sociaux au gré des rencontres et de la conjonction insolite des personnages imités » (1988, p. 126).
La rencontre, destinale, incarne les lieux du possible et forme la trame d’un jeu : jeu symbolique avec le temps et, ce qui revient au même, jeu symbolique avec la réalité. Dans la désunion/ré-union de l’Un et de l’Autre, les rencontres confirment, en les mettant à l’épreuve, les distinctions premières qui président à tout ordre culturel. D’autre part, elles donnent à l’homme l’occasion de risquer — et par ce fait, d’attester — sa liberté en jouant.

Ainsi « le jeu a pour le Sujet un rôle à la fois défensif et constructif, procurant une maîtrise symbolique et intégratrice » (Picard, 1989, p. 8). Ce n’est pas la Création, avant laquelle aucune rencontre n’était envisageable, mais autant de re-créations qui nous sont offertes par le biais des rencontres insolites, incroyables et d’autant plus significatives pour nous. Celles-ci, en tant que source de recommencement, accueillent le nouveau, rompent avec le quotidien, s’insurgent contre l’ordinaire, tout en conservant un lien avec « l’avant ». Dans notre imaginaire, la Création est le point zéro, l’origine : avant elle, pas de passé, donc pas de rencontre possible. La re-création, en revanche, surgit entre un passé et un avenir.

Vladimir Jankélévitch remarque que « l’homme souhaite plus que tout la recréation, car elle serait une mixture de création et de continuation » permettant à la fois « le confort de l’ancienneté et la joie de la nouveauté » (1977, p. 348).

Dans la substance pure du temps et contre l’irréversibilité de son agir sur la vie, les rencontres font figure de rupture, ouvrant pour l’individu le champ non de la création, mais de la créativité. Celle-ci s’offre potentiellement à chacun au cours de ses expériences multiples (vives ou fictives), de ses « sauts » d’une réalité à une autre, pour reprendre l’expression d’Alfred Schütz. Les rencontres réelles ou imaginaires, naturelles ou surnaturelles, appartiennent à ce fin espace, cet interstice qu’est l’Occasion, si chère à
Cécile Duteille 87 Vladimir Jankélévitch, philosophe de la « primultimité ».

Elles appartiennent enfin à ces :« occurrences soudaines qui propulsent le devenir et font advenir l’avenir ; la nouveauté peut ainsi fuser à tout instant » (Jankélévitch & Berlowitz, 1978, p. 42.).

«L’événement de la rencontre comme expérience de rupture temporelle» de Cécile Duteille, de l’Institut de Recherches Sociologique et Anthropologique, Université de Montpellier III publié dans la revue Autrement N° 135 : La Rencontre. Figures Du Destin.

vendredi 24 juillet 2009

Akim et sa nouvelle garderie

Une explosion de découvertes, depuis qu'il est là, début juillet, il parle davantage et s'épanouit, on l'a même changé de groupe d'âge ce matin (les 3-4 ans) pour qu'il puisse évoluer le plus librement possible dans ses apprentissages.

Nous en sommes heureux. Ce matin en changeant de groupe, on lui présentait les nouveaux copains (''avec les plus grands'') il avait son petit sourire taquin et heureux, je le sentais fier.

Bravo Akim!

Au spa!





Au spa Le Baltique pour fêter les 40 ans de Mao... On a l'air riche et beau mais dans le fond on est simplement heureux!

mardi 14 juillet 2009

Et voilà...



Nous aurons une petite Sarah parmi nous début décembre!

samedi 4 juillet 2009

Les bons souvenirs



Je revois cette photo prise au Mali à notre départ du village de Sinsina au Mali.

Je constate encore à quel point, nous sommes tous en beauté. Comme quoi un voyage à l'international nous projète dans des sphères de gratitude et de grandeur.

L'esprit s'élargit, s'imbibe.
Le corps en fait la lecture.
L'image est transparente.

Cheveux en montagne



Akim n'aime plus vraiment aller au bain ces temps-ci, une chance que parrain Yanick est venu faire un tour, il fait le spectacle avec ses cheveux en shampoing dans sa nouvelle salle de bain!

vendredi 3 juillet 2009

Retrait préventif

Depuis hier, je suis en congé.

Le médecin a signé un formulaire rose et blanc me mettant en retrait de la vie du travail.
Je dois reprendre des forces.

J'ai perdu au moins 20 livres depuis le début de la grossesse, je cumule la fatigue et bébé prend tout de mon énergie. Il va très bien, j'ai entendu distinctement son coeur hier. Il bat à 143, quelle vitesse!

Akim a commencé sa nouvelle garderie, il semble apprécié le fait qu'il y ai beaucoup plus d'actions là-bas. Il commencera bientôt des cours de karaté et en septembre... Des cours d'anglais! Super! Du dynamisme, c'est ce qu'il avait de besoin.

Bon, je vais à la sieste, à tantôt!

jeudi 25 juin 2009

Enfin arrivé chez soi

Pas le goût de parler de ce que je vis, fatigué d’en parler, de tenter de comprendre ma fatigue, besoin de vivre à plein tout ces changements dans ma vie.

Nous sommes installé, heureux comme 3 jeunes oiseaux roucoulant.

La joie est bonne d’être propriétaire, la fierté nous berce, le bon temps est arrivé.

vendredi 29 mai 2009

À la maison

Je suis au bercail ce matin, j'ai été malade comme une chienne ce matin et je n'ai pas bien dormi cette nuit.

Le bébé et aussi le stress qui me grugent. Nous sommes rendu à la troisième offre d'achat cett semaine, nous avons trouvé la bonne je crois... En espérant que le propriétaire ne fasse pas trop de surenchère.

La maison dans St-Michel après inspection n'était pas la bonne, il aurait fallu remettre à jour au complet le système électrique qui datait de la préhistoire! Pas d'argent et d'énergie pour cela même si le proprio allait baisser son prix, il n'aurait pas diminuer autant qu'on aurait voulu; nous en sommes convaincu.

Nous sommes donc dans un autre quartier, Ahuntsic... Je prie le ciel que tout soit en notre faveur, nous sommes à bout de nerf.

Côté garderie; j'ai parlé de ce que je ressentais à la responsable et évidemment elle était sur ses gardes et ne voyait pas de mal en rien de ce qu'elle avait fait.

Elle me disait que je connaissais pas le milieu des garderies, qu'il faut calmer les enfants comme elle le fait. En lui parlant des conseils de mon pédiatre lors des petites crises d'Akim, en fait, celles d'un enfant NORMAL de 2 ans qui bouge comme deux.... Elle réplique que mon pédiatre ne voit Akim que quelques fois... Bref, elle se défend de A à Z, me bouclant la bouche et étant offusqué de mes dires.

Mon sentiment n'était pas faux, mon malaise était vrai; pourquoi elle n'est pas à l'écoute?

Elle crie après son petit de 4 ans, presse son bébé de manger sa purée plus rapidement et engueule son mari lorsqu'il l'aide; elle peut bien faire ce qu'elle veut avec sa famille mais pas avec notre Akim!

Mao m'appuie et a tenté aussi d'élucider ce qui a été vécu et trouver une solution. Nous ne voulons pas la guerre, nous voulons collaborer...

Dès que nous serons fixé sur l'endroit de notre duplex, je serai à la recherche d'un CPE privé, Akim y sera plus stimulé et nous serons en paix; Akim, nous t'aimons trop pour te laisser dans cet univers là!

mercredi 27 mai 2009

Petits cris du coeur

J'ai l'image qui me trotte dans la tête depuis ce matin.

Akim qu'on oblige de s'asseoir parce qu'il pleure à mon départ.

Quelques secondes avant tout allait bien, on arrivait à la garderie quasiment en sifflotant, le coeur joyeux... La responsable faisait le ménage et demandait à ce qu'Akim vienne s'installer près d'elle... Comme un petit soldat! Je sens qu'il a peur d'elle, son ton n'est pas invitant, comme certains matins, elle n'est pas de bonne humeur. Akim revient vers moi et veut me donner des câlins, je suis pressé, tout se bouscule, il pleure et on revient à l'image.

Je trouve injuste qu'Akim soit traité ainsi, j'ai vu et je ne savais pas quoi faire, crier ma colère ou pleurer en m'expliquant, aucune des solutions me rendaient à l'aise, je décide de partir pour qu'Akim se calme.

Je n'aime pas cette dynamique, j'espère avoir le courage d'en parler à la responsable demain matin. Akim n'a rien fait, en plus elle l'a accusé encore de ce qu'il avait fait la veille, égratigner un collègue...

On peut pas passer à d'autre chose?

Akim, j'aurais dû te défendre, je m'excuse, je ne veux plus te laisser là dans de telles circonstances!

samedi 23 mai 2009

La vie est bonne!


Akim prise par maman

Fannie et Akim vu par maman encore...








Et je vous présente...


Le nouveau petit logé dans le bedon d'Akimette!

Il ou elle vous salue!



lundi 18 mai 2009

Sur le point d'etre propriétaire!

... et oui, on a réussi la première étape... La prochaine, c'est le financement mais je ne m'inquiète pas. C'est donc dire qu'il y aura du pain sur la planche, boîtes, emballage et déballage, peinture... et accalmie. Je tenterai de donner plus de nouvelles!

samedi 9 mai 2009

Méli-mélo

Je suis chez mes parents, seule, sans Akim. Besoin de repos, merci à Mao de m'avoir offert une petite pause santé!

Cette semaine, première visite à St-Justine pour le suivi de grossesse. Mélange d'émotions, toute l'aventure Akim me revient à la tête, l'épuisement d'après l'accouchement, le départ en voiture. Le banc de bébé à placer correctement, mes pieds gonflés et mes pantoufles mouillées par le neige qui traîne dans le stationnement. Je suis dépassé par les événements, on doit s'occuper du bébé 24 heures sur 24? Hen?? Est-ce je peux aller dormir?

Puis je reviens à la réalité, le ici et maintenant. Nous sommes dans un hôpital, je croise une maman qui porte dans ses bras, une paire de souliers roses d'enfant et une petite couverture, elle a les paupières gonflées, elle semble très fatigué.

Ici, les naissances, la maladie, les joies et les peines se faufilent dans les mêmes coridors. Un amalgame.

Je suis nerveuse, je n'aime pas être ici parce que justement c'est un hôpital. Je n'ai pas le choix, les maisons de naissance ce n'est pas pour moi, je suis classée «grossesse à risque» à cause de ma condition physique: une maladie de sang bénigne. En même temps, je ne sais pas... Mème si tout était normal, je crois que je préfère être dans un milieu hospitalier... Au cas où.... Je me sens en sécurité malgré le froid des néons.

Je n'ai pas beaucoup de temps pour penser au nouveau bébé, tout reste dans la théorie encore...

Je suis contente d'être derrière le clavier ce soir, j'écris enfin un peu. Je renoue ce soir avec ce moment intime entre ce que je vis et ce qui me fait cogiter.

Ce soir, je dormirai comme un bébé avec un tout petit dans le creux de mon ventre.

Je te parlerai mon petit, je prendrai du temps avec toi, tu es et seras mon nouvel amour.

vendredi 24 avril 2009

3 jours sur le carreau!

Depuis mercredi matin, mon lit et moi, faisons fusion.

Je suis sur le carreau, abominablement fatiguée, stressée.

Ce sont les étourdissements qui m'ont fait arrêter ma routine, aller reconduire Akim à la garderie reste la seule activité fixe du jour.

Nouveau boulot, nouveaux apprentissages, recherche d'appartement qui se poursuit éternellement et pour ceux qui n'étaient pas au courant, un item supplémentaire; je suis enceinte de 10 semaines environ!

Déjà, seulement dans cet état, dans ce fameux premier trimestre; avec ces fameux maux de coeur et fatigue lancinante, bien des choses semblent être une montagne... Et bien moi, je vois 2 Mont Everest au devant, à l'horizon et j'ai le souffle coupé!

Je ne veux pas me justifier... Mais mon cocktail de stress est puissant, Info-Santé a ajouté... Et en plus vous avez une jeune enfant... Rien pour vous reposer...

Alors, c'est ce que j'ai fait lors des trois derniers jours avec un mélange de culpabilité de ne pas être au nouveau boulot et le bruit incessant des locataires d'en haut pour ajouter à mon incessante tourmente. Je tente de me calmer, de me concentrer et je pense aux jours à venir...

Il y aura un autre personnage sur ce blogue que je délaisse un peu ces temps-ci, ce sera une petite fille ou petite garçon avec ses façons bien à elle ou à lui. Ce bébé viendra m'égayer malgré la fatigue normale d'être parent...

En ce moment, c'est le déluge d'émotions et de fatigue, plus tard, ce sera la joie et le bonne fatigue; ceux de l'amour, du partage et des découvertes.

Je prends mon courage pour passer à travers ces moments diffciles, en espérant demain, comme des jours meilleurs!

vendredi 17 avril 2009

Star Académie et le dossier logement

Tout est trop cher ou trop crado!

Et quand on trouve et bien il faut faire la belle, je charme, je l'avoue. Je fais mon Académicienne à la Québécor!

Les premières visites, je les fais seule, au lieu de déplacer toute la famille, je sélectionne... Puis de toute façon, j'aime faire cet exercice... Mais là ça devient moins agréable! J'ai l'impression que d'avoir un enfant est une embûche, on écrit «animaux refusés», je suis certaine que des propriétaires se noue les mains pour ne pas écrire «enfants refusés».

Je peux le lire par certaines phrases: «recherchons la tranquillité, parfait pour couple professionnel ou étudiants» ou pire encore, je l'ai vraiment lu: «not to many kids»... ÇA VEUT DIRE QUOI ÇA???»... Je dois couper Akim en deux, lui ôter les jambes, idéalement et le baillonner?

Et lorsque j'ai le proprio de mon côté après une première visite, je demande une deuxième incursion pour que Mao approuve mon choix... Et ben, ça fait pas fureur... La couleur de sa peau change les données parfois (plus souvent qu'on pourrait le penser!)... J'EN REVIENS PAS!!!!

On est en 2009, bordel de merde; nous procréons, nous nous mixons; n'est-ce pas signe d'avenir et de promesse?!?!?

Reste 10 semaines de décompte... Restons positif: «Yes we can!»

vendredi 10 avril 2009

Se consoler comme on peut...



Je ressors une vielle photo de moi toute pleine d'énergie.
Je trouve le tout, curieux.

Je suis en plein délire.
Nouveau boulot, recherche d'appartement; tout coûte si cher pour si peu d'espace!!
Et je suis fatigué, fatigué...

Je ne vous dit pas tout à tous, j'ai hâte que tout se stabilise, revenir plus fréquemment sur mon blogue.

Cette semaine, j'ai pleuré et Akim est venu tranquillement me voir.

Il me regardait de loin, tout tendrement et semblait inquiet. Il s'est approché et m'a dit "Maman pleure?!". Il m'a fait un câlin, me touchait le visage et me disait "ça va ?".

Je fus très touché de cette attention qu'il m'offrait. Une leçon qu'il avait appris de moi.

Consoler Akim, consoler maman. J'imagine que c'est le lot d'une famille en devenir.

samedi 4 avril 2009

Et moi qui ne crois toujours pas en moi!

Je viens tout juste de recevoir ce courriel...
D'un ami que je vois de temps en temps, je pourrais le taxer de «bon gars».
Je vous jure, ça fait du bien de le lire mais j'ai toujours autant de peine à y croire vraiment...

«Bonjour la Belle,

Juste un petit mot pour te féliciter pour ton blogue.

Tu sais, moi les gens qui se pose toujours des questions et qui se remettent constamment en question, je les aime bien parce que c'est souvent des personnes intelligentes et sensibles, mais crisse qui m'énerve des fois à toujours tout remettre en question. Ton blogue est rempli de ça, mais il m'énerve pas du tout.

Pourquoi?

Parce que tu fais tout ça avec un grand talent. Tu n'es pas juste transparente, ouvert et sincère. Tu l'es avec doigté, avec mesure, avec profondeur, avec un soucis de bien faire.

Bref, je vais zieuter ton blogue une fois au six mois et je me surprends toujours à y "perdre" une heure ou deux. C'est pas du voyeurisme, ta vie est pas mal plate ;-) (pas vrai). C'est juste intéressant à lire, à fouiller. Le mélange du perso, du boulot, des découvertes "artisstic", du quotidien est parfait.

Bref, encore félicitation!!!

Christian S.»

dimanche 29 mars 2009

Les changements et moi!



Cette annéee comme à toutes les années, je vais changer mes meubles de place; c'est un fait, ça fait partie de mon ridicule ou de mes fantaisies. J'ai un grand besoin de changer mon environnment immédiat pour voir plus clair ou autrement pour modifier et jouer avec le cours des choses!

Cette semaine, j'ai donné ma démission, je change de boulot.

Aujourd'hui, j'ai envoyé une lettre de non prolongation de notre bail à mon proprio, nous déménagerons en juin.

Ces changements font rigoler un peu mon entourage... Comme si c'était du Geneviève tout craché...

Je me suis donc mise à me poser des questions... Pourquoi changer?

J'ai de bonnes raisons pour les deux cas; l'emploi, j'allais me faire éjecter d'un instant à l'autre; par une coupure budgétaire et si ce nétait pas le cas immédiatement, de toute façon, l'ambiance s'envenimait... Une collègue a démisionné 2 jours avant moi et une autre est venu me voir après mon annonce pour me dire qu'elle cherchait aussi! Bon, j'ai de bonnes raisons de quitter; pour un meilleur ailleurs!

Pour l'appartement... J'aurais préféré rester là-bas pour minimiser justement les changements mais quand on dort pas ou on fait de l'insomnie de 2 à 3 fois /semaine à cause du bruits nuisibles, je crois qu'il est bon et sain de partir.

J'écris ce billet pour me confirmer et me rassurer de ces changements. Je crois que j'ai bien fait, nous avons besoin de paix intérieur, la vie court vite.

Il faut se la couler douce et non pas «se faire chier» et être insatisfait constamment! Parfois, je crois qu'il faut changer pour le meilleur et non pas pour le plaisir de changer!

samedi 28 mars 2009

Nouveauté!


I've got a new job!

Wou hou hou...

lundi 23 mars 2009

Yéééééééé

Je suis bien occupée ces temps-ci:
plein de choses autour de moi
je n'ai qu'à choisir...

À moi de voir ce qui me convient le mieux;
quel luxe...

Le printemps s'annonce bien!

samedi 14 mars 2009

Au marché Jean-Talon

Il est tout près de chez moi
et j'y vais plus souvent qu'autrement pour zieuter les Autres

J'aime particulièrement rester devant un marchand
comme si j'attendais quelqu'un et l'observer dans son travail
comment il dispose de ses fruits et légumes
puis voir le contact qu'il entretient avec ses clients
et écouter sournoisement ses phrases de courtoisie

J'aime aussi regarder les clients qui déambulent

Ils sont amoureux?
Parents ou amis?
Heureux ou en chicane?
Qui sont-ils au juste?

Le marché me done cet espace
pour m'inventer des histoires
et... fouiner... comme toujours!

lundi 9 mars 2009

Au musée des enfants



«WOOOOOOOOOOOOOWWW... On peut tout toucher ?!!???!!??»



«Enfin je peux m'asseoir dans une voiture!»



«Allez hop, on fait le marché!»



«Puis on passe à la caisse!»



«La voiture de police... Avez-vous vu, c'est moi qui conduit!»



«...Ce que je vais faire des beaux rêves!»



«Grand-papa et moi, on est en prison, regardez, Grand-papa pleure!»



«Bon, c'est moi le chef de police!»



«La pépine!!!»



«On conduit avec doigté!»



«Hihi... Grand-papa fait le pompier!»



«Vroum, vroum, je dois aller en urgence sur les lieux de l'accident!»

vendredi 6 mars 2009

Qui sommes-nous?


Je suis allé voir ce film lundi dernier. Je savais que j’allais aimer. J’y ai vu des réponses, des ombres, des questionnements. Troublant. « I want to feel things » fut la phrase que j’ai retenu.

Est-ce que nous faisons en sorte de vivre à plein ce que nous désirons vraiment? Répondons- nous à des normes sociales? Sommes-nous à l’écoute de soi ? Notre fragilité est-elle une faiblesse ou une force? Être quelqu’un, qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Qui se souviendra de moi dans 10 ans ou 20 ans ? Est-ce que l’on fait ce que l’on veut ou ce que l’on peut ? On camoufle nos désirs profonds ou on les dévoile? Nous sommes un numéro d’assurance sociale ou une personne ?

De multiples questions faisant écho à Fannie, lui et elle du boulot, à eux et celles-là et à moi. Un film qui m’a fait réfléchir comme j’aime. Un film qui arrive au bon moment.

Réponse anonyme


Il est vrai que j’ai réagi promptement, je le sais. Je me suis questionné sur cette réaction. Souvent quand on réagit fort c’est qu’il y a quelque chose qui nous interpelle, qui nous blesse ou que je me dis qu’il faut travailler… Ah… Travailler sur soi! C’est mon plus gros boulot!

Une amie qui ne me parle plus, m’a déjà dit que je faisais trop d’introspection, que je me posais trop de questions. J’y ai cru un moment puis je me suis dit que non, ce n’est pas vrai, si je me pose autant de questions c’est que je veux avancer et que c’est ma manière à moi de prendre l’autoroute de la vie et que je suis bien ainsi…

Je constate aussi que les personnes qui ne se posent pas assez de questions, évitent et enfouissent des réflexions qu’ils n’osent pas faire. Je sais qu’il faut un certain équilibre entre des lâcher prise et des réflexions multiples, qu’il faut laisser la place à l’inconnu et les foutus doutes.

Je sais aussi que je suis ouverte aux autres… Alors entendre « Ouvres toi aux autres! » me glace le sang… Mon quotidien n’est fait que de cela, écouter lui et elle pour le boulot, m’adapter à ma vie de femme et de mère, être bien dans son couple tout en respectant l’autre et soi-même. C’est ma gymnastique quotidienne; être ouvert à l’Autre, recevoir l’Autre, aller vers l’Autre… Ces temps-ci je suis fatigué de toutes ces acrobaties parce que mon corps et ma tête tentent de tout capter, d’interpréter, de motiver l’Autre. Je suis réceptive à fond!

J’aimerais être anonyme parfois et dire ce que je ressens sans qu’on me demande « si ça va? » parce que j’ai dit que je n’allais pas… Parce que j’apprends à apprivoiser mes ombres, mes tristesses, mes peurs; je tente de les accepter pour les vivre à plein, les ASSUMER.

J’apprends depuis près d’un an à accepter mon côté sombre. Si je suis parfois si rayonnante c’est que les leçons de vie font de moi, une bonne élève.

lundi 2 mars 2009

S'ouvrir à l'autre ?

Je reçois un commentaire d'un anonyme... Et je ris dans ma barbe!!! S'ouvrir aux autres serait la piste à prendre suggéré pour enrayer le négativisme de mon autre billet !???

Mais je ne fais que cela et je ne cherche que cela! Ce que j'ai écrit n'est qu'une façade de ce que je vis: croyez-moi cher Anonyme, je suis ouverte!

Bon début de semaine... Déjeuner au resto avec de la p'tite musique française: malgré le froid, je me sens réchauffé par mes réflerxions et les avenues à prendre.

Je prévois changer quelques petites choses... Mon «Métro boulot dodo» sera affecté... On verra bien! Cet après-midi, je me paie le cinoche! Me revoilà, repartie!

dimanche 1 mars 2009

...

semaine de merde
pourtant plus de 6 milliards
et si seule
il ne faut par dire ça
mais je le dis pareil

mercredi 25 février 2009

J'aime quand...

je te chatouille et tu ris de bon cœur

je te demande de te lever dans ton bain pour laver tes fesses
et que tu te mets comme un V à l’envers pour m’aider

tu cours vite pour éteindre des feux imaginaires

tu danses en faisant aller tes bras comme un adulte engourdi

tu te déguises avec les chapeaux de papa

tu cries de joie quand tu vois un nouveau camion

tu mets mes gants parce que tu as perdu les tiennes

tu me demandes : « c’est quoi ça ? »

tu répètes ce que je dis si précisément…


Ainsi tu me fais oublier que tu dis beaucoup de « non » ces temps-ci et que tu fais à ta tête!

dimanche 22 février 2009

En allant au marché...


Nous sommes tombés sur la boîte à photos «Amélie Poulain»... J'ai fait ni une ni deux, j'empoigne mes deux hommes et je sors le 4$ exigé pour figer dans le temps ce moment.

Métro du Parc, là où tout à commencer, où une première photo a tout d’abord été prise, où l’on s'embrassait comme des adolescents; tout en furie d'amour!

J'aime l'expression d'Akim qui n'y comprend rien et moi qui tente de faire le clown pour le faire réagir... Mon double menton est bien là aussi fixe que la photographie! Grrrrr... Ce gras qui m'envahit dirigé par mes mains et mon ventre affamés!

J'aime aussi l'idée de refaire une photo avec Mao et Akim quelques années plus tard dans le même lieu.

Je me souviens aussi très bien de ce même genre de photos que mon père prenait avec nous, les enfants dans ce type de boîte en métal; si fier de sa progéniture!

Je vais scruter toute la soirée mon photo-roman comme un immense livre ouvert!

Je repense à Salomé que j’ai lu hier soir avant de tomber dans les bras de Morphée :

«… Ce n’est pas l’amour qui maintient ensemble deux êtres dans la durée, c’est la qualité de la relation qu’ils peuvent se proposer l’un à l’autre.

C’est la capacité, chez l’un et l’autre, d’entretenir des échanges en réciprocité, et d’établir une relation de mutualité suffisamment nourissante pour alimenter leur amour, le vivifier et le prolonger dans le temps»*

Quelle belle invitation cette citation et aussi une façon différente de voir l’amour, non comme entité inné, qui va de soi et que l’on peut acheter au magasin; « L’amour, ça se cultive! » comme dirait ma mère…


*À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même?, Jacques Salomé, éd. De l’homme, 2008
p.20

samedi 21 février 2009

Salomé au cube

Lettre de Jacques Salomé: ce que la vie m'a appris


Jacques Salomé
La Presse


Très ému de recevoir le prix du Grand public / La Presse au dernier salon du livre de Montréal (dans la catégorie ouvrages pratiques), Jacques Salomé a écrit une lettre pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Nous la publions intégralement pour le plaisir de ses lecteurs!

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m'ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d'influencer le déroulement de mon existence.

J'ai ainsi appris que la vie n'est faite que de rencontres et de séparations et qu'il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J'ai appris encore qu'il y a toujours une part d'imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu'il m'appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l'immensité d'un jour.

J'ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l'instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris douloureusement que je n'avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j'aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu' ils me sollicitaient, que je n'avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j'avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j'imaginais) de la vie.

J'ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s'accélérait en vieillissant et qu'il était important non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l'autre aussi frustrante ou décevante qu'elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l'autre et refuser sans le blesser.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J'ai appris joyeusement à planter des arbres, c'est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu'à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel.

Jacques Salomé est l'auteur de: À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même? aux Éditions de l'Homme /
www.j-salome.com.