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samedi 4 juillet 2009

Les bons souvenirs



Je revois cette photo prise au Mali à notre départ du village de Sinsina au Mali.

Je constate encore à quel point, nous sommes tous en beauté. Comme quoi un voyage à l'international nous projète dans des sphères de gratitude et de grandeur.

L'esprit s'élargit, s'imbibe.
Le corps en fait la lecture.
L'image est transparente.

Cheveux en montagne



Akim n'aime plus vraiment aller au bain ces temps-ci, une chance que parrain Yanick est venu faire un tour, il fait le spectacle avec ses cheveux en shampoing dans sa nouvelle salle de bain!

vendredi 3 juillet 2009

Retrait préventif

Depuis hier, je suis en congé.

Le médecin a signé un formulaire rose et blanc me mettant en retrait de la vie du travail.
Je dois reprendre des forces.

J'ai perdu au moins 20 livres depuis le début de la grossesse, je cumule la fatigue et bébé prend tout de mon énergie. Il va très bien, j'ai entendu distinctement son coeur hier. Il bat à 143, quelle vitesse!

Akim a commencé sa nouvelle garderie, il semble apprécié le fait qu'il y ai beaucoup plus d'actions là-bas. Il commencera bientôt des cours de karaté et en septembre... Des cours d'anglais! Super! Du dynamisme, c'est ce qu'il avait de besoin.

Bon, je vais à la sieste, à tantôt!

jeudi 25 juin 2009

Enfin arrivé chez soi

Pas le goût de parler de ce que je vis, fatigué d’en parler, de tenter de comprendre ma fatigue, besoin de vivre à plein tout ces changements dans ma vie.

Nous sommes installé, heureux comme 3 jeunes oiseaux roucoulant.

La joie est bonne d’être propriétaire, la fierté nous berce, le bon temps est arrivé.

vendredi 29 mai 2009

À la maison

Je suis au bercail ce matin, j'ai été malade comme une chienne ce matin et je n'ai pas bien dormi cette nuit.

Le bébé et aussi le stress qui me grugent. Nous sommes rendu à la troisième offre d'achat cett semaine, nous avons trouvé la bonne je crois... En espérant que le propriétaire ne fasse pas trop de surenchère.

La maison dans St-Michel après inspection n'était pas la bonne, il aurait fallu remettre à jour au complet le système électrique qui datait de la préhistoire! Pas d'argent et d'énergie pour cela même si le proprio allait baisser son prix, il n'aurait pas diminuer autant qu'on aurait voulu; nous en sommes convaincu.

Nous sommes donc dans un autre quartier, Ahuntsic... Je prie le ciel que tout soit en notre faveur, nous sommes à bout de nerf.

Côté garderie; j'ai parlé de ce que je ressentais à la responsable et évidemment elle était sur ses gardes et ne voyait pas de mal en rien de ce qu'elle avait fait.

Elle me disait que je connaissais pas le milieu des garderies, qu'il faut calmer les enfants comme elle le fait. En lui parlant des conseils de mon pédiatre lors des petites crises d'Akim, en fait, celles d'un enfant NORMAL de 2 ans qui bouge comme deux.... Elle réplique que mon pédiatre ne voit Akim que quelques fois... Bref, elle se défend de A à Z, me bouclant la bouche et étant offusqué de mes dires.

Mon sentiment n'était pas faux, mon malaise était vrai; pourquoi elle n'est pas à l'écoute?

Elle crie après son petit de 4 ans, presse son bébé de manger sa purée plus rapidement et engueule son mari lorsqu'il l'aide; elle peut bien faire ce qu'elle veut avec sa famille mais pas avec notre Akim!

Mao m'appuie et a tenté aussi d'élucider ce qui a été vécu et trouver une solution. Nous ne voulons pas la guerre, nous voulons collaborer...

Dès que nous serons fixé sur l'endroit de notre duplex, je serai à la recherche d'un CPE privé, Akim y sera plus stimulé et nous serons en paix; Akim, nous t'aimons trop pour te laisser dans cet univers là!

mercredi 27 mai 2009

Petits cris du coeur

J'ai l'image qui me trotte dans la tête depuis ce matin.

Akim qu'on oblige de s'asseoir parce qu'il pleure à mon départ.

Quelques secondes avant tout allait bien, on arrivait à la garderie quasiment en sifflotant, le coeur joyeux... La responsable faisait le ménage et demandait à ce qu'Akim vienne s'installer près d'elle... Comme un petit soldat! Je sens qu'il a peur d'elle, son ton n'est pas invitant, comme certains matins, elle n'est pas de bonne humeur. Akim revient vers moi et veut me donner des câlins, je suis pressé, tout se bouscule, il pleure et on revient à l'image.

Je trouve injuste qu'Akim soit traité ainsi, j'ai vu et je ne savais pas quoi faire, crier ma colère ou pleurer en m'expliquant, aucune des solutions me rendaient à l'aise, je décide de partir pour qu'Akim se calme.

Je n'aime pas cette dynamique, j'espère avoir le courage d'en parler à la responsable demain matin. Akim n'a rien fait, en plus elle l'a accusé encore de ce qu'il avait fait la veille, égratigner un collègue...

On peut pas passer à d'autre chose?

Akim, j'aurais dû te défendre, je m'excuse, je ne veux plus te laisser là dans de telles circonstances!

samedi 23 mai 2009

La vie est bonne!


Akim prise par maman

Fannie et Akim vu par maman encore...








Et je vous présente...


Le nouveau petit logé dans le bedon d'Akimette!

Il ou elle vous salue!



lundi 18 mai 2009

Sur le point d'etre propriétaire!

... et oui, on a réussi la première étape... La prochaine, c'est le financement mais je ne m'inquiète pas. C'est donc dire qu'il y aura du pain sur la planche, boîtes, emballage et déballage, peinture... et accalmie. Je tenterai de donner plus de nouvelles!

samedi 9 mai 2009

Méli-mélo

Je suis chez mes parents, seule, sans Akim. Besoin de repos, merci à Mao de m'avoir offert une petite pause santé!

Cette semaine, première visite à St-Justine pour le suivi de grossesse. Mélange d'émotions, toute l'aventure Akim me revient à la tête, l'épuisement d'après l'accouchement, le départ en voiture. Le banc de bébé à placer correctement, mes pieds gonflés et mes pantoufles mouillées par le neige qui traîne dans le stationnement. Je suis dépassé par les événements, on doit s'occuper du bébé 24 heures sur 24? Hen?? Est-ce je peux aller dormir?

Puis je reviens à la réalité, le ici et maintenant. Nous sommes dans un hôpital, je croise une maman qui porte dans ses bras, une paire de souliers roses d'enfant et une petite couverture, elle a les paupières gonflées, elle semble très fatigué.

Ici, les naissances, la maladie, les joies et les peines se faufilent dans les mêmes coridors. Un amalgame.

Je suis nerveuse, je n'aime pas être ici parce que justement c'est un hôpital. Je n'ai pas le choix, les maisons de naissance ce n'est pas pour moi, je suis classée «grossesse à risque» à cause de ma condition physique: une maladie de sang bénigne. En même temps, je ne sais pas... Mème si tout était normal, je crois que je préfère être dans un milieu hospitalier... Au cas où.... Je me sens en sécurité malgré le froid des néons.

Je n'ai pas beaucoup de temps pour penser au nouveau bébé, tout reste dans la théorie encore...

Je suis contente d'être derrière le clavier ce soir, j'écris enfin un peu. Je renoue ce soir avec ce moment intime entre ce que je vis et ce qui me fait cogiter.

Ce soir, je dormirai comme un bébé avec un tout petit dans le creux de mon ventre.

Je te parlerai mon petit, je prendrai du temps avec toi, tu es et seras mon nouvel amour.

vendredi 24 avril 2009

3 jours sur le carreau!

Depuis mercredi matin, mon lit et moi, faisons fusion.

Je suis sur le carreau, abominablement fatiguée, stressée.

Ce sont les étourdissements qui m'ont fait arrêter ma routine, aller reconduire Akim à la garderie reste la seule activité fixe du jour.

Nouveau boulot, nouveaux apprentissages, recherche d'appartement qui se poursuit éternellement et pour ceux qui n'étaient pas au courant, un item supplémentaire; je suis enceinte de 10 semaines environ!

Déjà, seulement dans cet état, dans ce fameux premier trimestre; avec ces fameux maux de coeur et fatigue lancinante, bien des choses semblent être une montagne... Et bien moi, je vois 2 Mont Everest au devant, à l'horizon et j'ai le souffle coupé!

Je ne veux pas me justifier... Mais mon cocktail de stress est puissant, Info-Santé a ajouté... Et en plus vous avez une jeune enfant... Rien pour vous reposer...

Alors, c'est ce que j'ai fait lors des trois derniers jours avec un mélange de culpabilité de ne pas être au nouveau boulot et le bruit incessant des locataires d'en haut pour ajouter à mon incessante tourmente. Je tente de me calmer, de me concentrer et je pense aux jours à venir...

Il y aura un autre personnage sur ce blogue que je délaisse un peu ces temps-ci, ce sera une petite fille ou petite garçon avec ses façons bien à elle ou à lui. Ce bébé viendra m'égayer malgré la fatigue normale d'être parent...

En ce moment, c'est le déluge d'émotions et de fatigue, plus tard, ce sera la joie et le bonne fatigue; ceux de l'amour, du partage et des découvertes.

Je prends mon courage pour passer à travers ces moments diffciles, en espérant demain, comme des jours meilleurs!

vendredi 17 avril 2009

Star Académie et le dossier logement

Tout est trop cher ou trop crado!

Et quand on trouve et bien il faut faire la belle, je charme, je l'avoue. Je fais mon Académicienne à la Québécor!

Les premières visites, je les fais seule, au lieu de déplacer toute la famille, je sélectionne... Puis de toute façon, j'aime faire cet exercice... Mais là ça devient moins agréable! J'ai l'impression que d'avoir un enfant est une embûche, on écrit «animaux refusés», je suis certaine que des propriétaires se noue les mains pour ne pas écrire «enfants refusés».

Je peux le lire par certaines phrases: «recherchons la tranquillité, parfait pour couple professionnel ou étudiants» ou pire encore, je l'ai vraiment lu: «not to many kids»... ÇA VEUT DIRE QUOI ÇA???»... Je dois couper Akim en deux, lui ôter les jambes, idéalement et le baillonner?

Et lorsque j'ai le proprio de mon côté après une première visite, je demande une deuxième incursion pour que Mao approuve mon choix... Et ben, ça fait pas fureur... La couleur de sa peau change les données parfois (plus souvent qu'on pourrait le penser!)... J'EN REVIENS PAS!!!!

On est en 2009, bordel de merde; nous procréons, nous nous mixons; n'est-ce pas signe d'avenir et de promesse?!?!?

Reste 10 semaines de décompte... Restons positif: «Yes we can!»

vendredi 10 avril 2009

Se consoler comme on peut...



Je ressors une vielle photo de moi toute pleine d'énergie.
Je trouve le tout, curieux.

Je suis en plein délire.
Nouveau boulot, recherche d'appartement; tout coûte si cher pour si peu d'espace!!
Et je suis fatigué, fatigué...

Je ne vous dit pas tout à tous, j'ai hâte que tout se stabilise, revenir plus fréquemment sur mon blogue.

Cette semaine, j'ai pleuré et Akim est venu tranquillement me voir.

Il me regardait de loin, tout tendrement et semblait inquiet. Il s'est approché et m'a dit "Maman pleure?!". Il m'a fait un câlin, me touchait le visage et me disait "ça va ?".

Je fus très touché de cette attention qu'il m'offrait. Une leçon qu'il avait appris de moi.

Consoler Akim, consoler maman. J'imagine que c'est le lot d'une famille en devenir.

samedi 4 avril 2009

Et moi qui ne crois toujours pas en moi!

Je viens tout juste de recevoir ce courriel...
D'un ami que je vois de temps en temps, je pourrais le taxer de «bon gars».
Je vous jure, ça fait du bien de le lire mais j'ai toujours autant de peine à y croire vraiment...

«Bonjour la Belle,

Juste un petit mot pour te féliciter pour ton blogue.

Tu sais, moi les gens qui se pose toujours des questions et qui se remettent constamment en question, je les aime bien parce que c'est souvent des personnes intelligentes et sensibles, mais crisse qui m'énerve des fois à toujours tout remettre en question. Ton blogue est rempli de ça, mais il m'énerve pas du tout.

Pourquoi?

Parce que tu fais tout ça avec un grand talent. Tu n'es pas juste transparente, ouvert et sincère. Tu l'es avec doigté, avec mesure, avec profondeur, avec un soucis de bien faire.

Bref, je vais zieuter ton blogue une fois au six mois et je me surprends toujours à y "perdre" une heure ou deux. C'est pas du voyeurisme, ta vie est pas mal plate ;-) (pas vrai). C'est juste intéressant à lire, à fouiller. Le mélange du perso, du boulot, des découvertes "artisstic", du quotidien est parfait.

Bref, encore félicitation!!!

Christian S.»

dimanche 29 mars 2009

Les changements et moi!



Cette annéee comme à toutes les années, je vais changer mes meubles de place; c'est un fait, ça fait partie de mon ridicule ou de mes fantaisies. J'ai un grand besoin de changer mon environnment immédiat pour voir plus clair ou autrement pour modifier et jouer avec le cours des choses!

Cette semaine, j'ai donné ma démission, je change de boulot.

Aujourd'hui, j'ai envoyé une lettre de non prolongation de notre bail à mon proprio, nous déménagerons en juin.

Ces changements font rigoler un peu mon entourage... Comme si c'était du Geneviève tout craché...

Je me suis donc mise à me poser des questions... Pourquoi changer?

J'ai de bonnes raisons pour les deux cas; l'emploi, j'allais me faire éjecter d'un instant à l'autre; par une coupure budgétaire et si ce nétait pas le cas immédiatement, de toute façon, l'ambiance s'envenimait... Une collègue a démisionné 2 jours avant moi et une autre est venu me voir après mon annonce pour me dire qu'elle cherchait aussi! Bon, j'ai de bonnes raisons de quitter; pour un meilleur ailleurs!

Pour l'appartement... J'aurais préféré rester là-bas pour minimiser justement les changements mais quand on dort pas ou on fait de l'insomnie de 2 à 3 fois /semaine à cause du bruits nuisibles, je crois qu'il est bon et sain de partir.

J'écris ce billet pour me confirmer et me rassurer de ces changements. Je crois que j'ai bien fait, nous avons besoin de paix intérieur, la vie court vite.

Il faut se la couler douce et non pas «se faire chier» et être insatisfait constamment! Parfois, je crois qu'il faut changer pour le meilleur et non pas pour le plaisir de changer!

samedi 28 mars 2009

Nouveauté!


I've got a new job!

Wou hou hou...

lundi 23 mars 2009

Yéééééééé

Je suis bien occupée ces temps-ci:
plein de choses autour de moi
je n'ai qu'à choisir...

À moi de voir ce qui me convient le mieux;
quel luxe...

Le printemps s'annonce bien!

samedi 14 mars 2009

Au marché Jean-Talon

Il est tout près de chez moi
et j'y vais plus souvent qu'autrement pour zieuter les Autres

J'aime particulièrement rester devant un marchand
comme si j'attendais quelqu'un et l'observer dans son travail
comment il dispose de ses fruits et légumes
puis voir le contact qu'il entretient avec ses clients
et écouter sournoisement ses phrases de courtoisie

J'aime aussi regarder les clients qui déambulent

Ils sont amoureux?
Parents ou amis?
Heureux ou en chicane?
Qui sont-ils au juste?

Le marché me done cet espace
pour m'inventer des histoires
et... fouiner... comme toujours!

lundi 9 mars 2009

Au musée des enfants



«WOOOOOOOOOOOOOWWW... On peut tout toucher ?!!???!!??»



«Enfin je peux m'asseoir dans une voiture!»



«Allez hop, on fait le marché!»



«Puis on passe à la caisse!»



«La voiture de police... Avez-vous vu, c'est moi qui conduit!»



«...Ce que je vais faire des beaux rêves!»



«Grand-papa et moi, on est en prison, regardez, Grand-papa pleure!»



«Bon, c'est moi le chef de police!»



«La pépine!!!»



«On conduit avec doigté!»



«Hihi... Grand-papa fait le pompier!»



«Vroum, vroum, je dois aller en urgence sur les lieux de l'accident!»

vendredi 6 mars 2009

Qui sommes-nous?


Je suis allé voir ce film lundi dernier. Je savais que j’allais aimer. J’y ai vu des réponses, des ombres, des questionnements. Troublant. « I want to feel things » fut la phrase que j’ai retenu.

Est-ce que nous faisons en sorte de vivre à plein ce que nous désirons vraiment? Répondons- nous à des normes sociales? Sommes-nous à l’écoute de soi ? Notre fragilité est-elle une faiblesse ou une force? Être quelqu’un, qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Qui se souviendra de moi dans 10 ans ou 20 ans ? Est-ce que l’on fait ce que l’on veut ou ce que l’on peut ? On camoufle nos désirs profonds ou on les dévoile? Nous sommes un numéro d’assurance sociale ou une personne ?

De multiples questions faisant écho à Fannie, lui et elle du boulot, à eux et celles-là et à moi. Un film qui m’a fait réfléchir comme j’aime. Un film qui arrive au bon moment.

Réponse anonyme


Il est vrai que j’ai réagi promptement, je le sais. Je me suis questionné sur cette réaction. Souvent quand on réagit fort c’est qu’il y a quelque chose qui nous interpelle, qui nous blesse ou que je me dis qu’il faut travailler… Ah… Travailler sur soi! C’est mon plus gros boulot!

Une amie qui ne me parle plus, m’a déjà dit que je faisais trop d’introspection, que je me posais trop de questions. J’y ai cru un moment puis je me suis dit que non, ce n’est pas vrai, si je me pose autant de questions c’est que je veux avancer et que c’est ma manière à moi de prendre l’autoroute de la vie et que je suis bien ainsi…

Je constate aussi que les personnes qui ne se posent pas assez de questions, évitent et enfouissent des réflexions qu’ils n’osent pas faire. Je sais qu’il faut un certain équilibre entre des lâcher prise et des réflexions multiples, qu’il faut laisser la place à l’inconnu et les foutus doutes.

Je sais aussi que je suis ouverte aux autres… Alors entendre « Ouvres toi aux autres! » me glace le sang… Mon quotidien n’est fait que de cela, écouter lui et elle pour le boulot, m’adapter à ma vie de femme et de mère, être bien dans son couple tout en respectant l’autre et soi-même. C’est ma gymnastique quotidienne; être ouvert à l’Autre, recevoir l’Autre, aller vers l’Autre… Ces temps-ci je suis fatigué de toutes ces acrobaties parce que mon corps et ma tête tentent de tout capter, d’interpréter, de motiver l’Autre. Je suis réceptive à fond!

J’aimerais être anonyme parfois et dire ce que je ressens sans qu’on me demande « si ça va? » parce que j’ai dit que je n’allais pas… Parce que j’apprends à apprivoiser mes ombres, mes tristesses, mes peurs; je tente de les accepter pour les vivre à plein, les ASSUMER.

J’apprends depuis près d’un an à accepter mon côté sombre. Si je suis parfois si rayonnante c’est que les leçons de vie font de moi, une bonne élève.

lundi 2 mars 2009

S'ouvrir à l'autre ?

Je reçois un commentaire d'un anonyme... Et je ris dans ma barbe!!! S'ouvrir aux autres serait la piste à prendre suggéré pour enrayer le négativisme de mon autre billet !???

Mais je ne fais que cela et je ne cherche que cela! Ce que j'ai écrit n'est qu'une façade de ce que je vis: croyez-moi cher Anonyme, je suis ouverte!

Bon début de semaine... Déjeuner au resto avec de la p'tite musique française: malgré le froid, je me sens réchauffé par mes réflerxions et les avenues à prendre.

Je prévois changer quelques petites choses... Mon «Métro boulot dodo» sera affecté... On verra bien! Cet après-midi, je me paie le cinoche! Me revoilà, repartie!

dimanche 1 mars 2009

...

semaine de merde
pourtant plus de 6 milliards
et si seule
il ne faut par dire ça
mais je le dis pareil

mercredi 25 février 2009

J'aime quand...

je te chatouille et tu ris de bon cœur

je te demande de te lever dans ton bain pour laver tes fesses
et que tu te mets comme un V à l’envers pour m’aider

tu cours vite pour éteindre des feux imaginaires

tu danses en faisant aller tes bras comme un adulte engourdi

tu te déguises avec les chapeaux de papa

tu cries de joie quand tu vois un nouveau camion

tu mets mes gants parce que tu as perdu les tiennes

tu me demandes : « c’est quoi ça ? »

tu répètes ce que je dis si précisément…


Ainsi tu me fais oublier que tu dis beaucoup de « non » ces temps-ci et que tu fais à ta tête!

dimanche 22 février 2009

En allant au marché...


Nous sommes tombés sur la boîte à photos «Amélie Poulain»... J'ai fait ni une ni deux, j'empoigne mes deux hommes et je sors le 4$ exigé pour figer dans le temps ce moment.

Métro du Parc, là où tout à commencer, où une première photo a tout d’abord été prise, où l’on s'embrassait comme des adolescents; tout en furie d'amour!

J'aime l'expression d'Akim qui n'y comprend rien et moi qui tente de faire le clown pour le faire réagir... Mon double menton est bien là aussi fixe que la photographie! Grrrrr... Ce gras qui m'envahit dirigé par mes mains et mon ventre affamés!

J'aime aussi l'idée de refaire une photo avec Mao et Akim quelques années plus tard dans le même lieu.

Je me souviens aussi très bien de ce même genre de photos que mon père prenait avec nous, les enfants dans ce type de boîte en métal; si fier de sa progéniture!

Je vais scruter toute la soirée mon photo-roman comme un immense livre ouvert!

Je repense à Salomé que j’ai lu hier soir avant de tomber dans les bras de Morphée :

«… Ce n’est pas l’amour qui maintient ensemble deux êtres dans la durée, c’est la qualité de la relation qu’ils peuvent se proposer l’un à l’autre.

C’est la capacité, chez l’un et l’autre, d’entretenir des échanges en réciprocité, et d’établir une relation de mutualité suffisamment nourissante pour alimenter leur amour, le vivifier et le prolonger dans le temps»*

Quelle belle invitation cette citation et aussi une façon différente de voir l’amour, non comme entité inné, qui va de soi et que l’on peut acheter au magasin; « L’amour, ça se cultive! » comme dirait ma mère…


*À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même?, Jacques Salomé, éd. De l’homme, 2008
p.20

samedi 21 février 2009

Salomé au cube

Lettre de Jacques Salomé: ce que la vie m'a appris


Jacques Salomé
La Presse


Très ému de recevoir le prix du Grand public / La Presse au dernier salon du livre de Montréal (dans la catégorie ouvrages pratiques), Jacques Salomé a écrit une lettre pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Nous la publions intégralement pour le plaisir de ses lecteurs!

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m'ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d'influencer le déroulement de mon existence.

J'ai ainsi appris que la vie n'est faite que de rencontres et de séparations et qu'il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J'ai appris encore qu'il y a toujours une part d'imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu'il m'appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l'immensité d'un jour.

J'ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l'instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris douloureusement que je n'avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j'aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu' ils me sollicitaient, que je n'avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j'avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j'imaginais) de la vie.

J'ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s'accélérait en vieillissant et qu'il était important non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l'autre aussi frustrante ou décevante qu'elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l'autre et refuser sans le blesser.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J'ai appris joyeusement à planter des arbres, c'est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu'à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel.

Jacques Salomé est l'auteur de: À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même? aux Éditions de l'Homme /
www.j-salome.com.

mardi 17 février 2009

Mortalité

Il est décédé vendredi dernier vers 10 heures du matin.

J'ai toujours apprécié Oncle Roger, le grand frère de mon père.

C'est à reculons que je suis allé aux funérailles, de peur de trop pleurer.
De prendre trop de place, celle des intimes.

Qui peut pleurer un mort?
Je sais, tous.
Mais ce rituel, cet hommage à une vie me met chaos.
Je gère mal la situation.

Mais aujourd'hui, je me suis laissé aller aux larmes.
Voir trois grands gaillards, ses fils, pleurer,
m'a donné l'espace de dire ma peine.

Roger est un homme rieur, authentique, intègre.

Je le revois, plus petite, si farceur dans le temps des fêtes.
Il parle fort et a de grandes dents.
J'avoue que j'ai un tantinet peur de lui avec mes yeux d'enfant.

ll a de grosses bagues et un franc parler.
Il est plombier comme son père Georges.
Il aime sa femme comme deux hommes.
Elle est parti beaucoup trop tôt, il y a de cela plus de 14 ans.
Il est né et a vit à Ville Émard.

Oncle Roger est mort.
Sa mémoire restera toujours aussi vive en moi.

lundi 9 février 2009

Rendez-vous avec Caillou

Je l'avoue: je ne suis pas trop «fan» des sorties
officielles dans des lieux très touristiques
mais voilà que nous nous sommes fait prendre au jeu!

Je ne suis pas «snob» (Nicole dirait «oui»...);
je n'aime pas la foule, en faire partie m'arrache toujours
mon unicité que j'aime tant détenir.
Je ne sais trop, beaucoup de gens dans un même lieu,
outre que pour un spectacle, ça me fout les boules
et ça me bouscule en dedans!
Bon... Je me concentre; je le fais pour mon beau Akim!

Après notre randonnée en métro, on a du réveiller
Akim pour lui montrer où il était...
Wow, des oiseaux, des crocodiles,
des loutres et des castors... VIVANTS!





«Et le vrai Caillou qui m'étampe sur la main son icône!??!
Il m'applaudit pour ça? Il me parle ?»



«Et puis en plus, il y a un gros livre...
Presqu'aussi grand que papa!»



«Je suis beau avec ce chapeau innu, hen?»



«Et papa a fait une photo de maman,
Caillou et moi dans le canöe!»



Confidence de maman: je viens de vivre un
fantasme bien à moi! Quand je pensais plus jeune
à la maternité; je me voyais systématiquement
avec cet enfant, l'amenant à une pièce de théâtre.
Je me visualisais, lui assis sur mes genoux et moi,
le regardant avec délectation, réagir au spectacle.

J'ai eu enfin mon baptême. Akim était beau à voir,
il réagissait et s'emballait tout naturellement.
De profil, en jeu d'ombres, je le scrutais
et mon coeur débattait. Ça fait chaud au coeur.
Ce fut très émouvant de voir ce désir, ce rêve accompli.

J'y pense encore!!!


J'ai retrouvé des photos de Noël dernier;
le beau Akim en boubou africain!



... Puis en fan des Canadiens avec tante louise
en arrière-plan et Roberto qui lui a
donné sa première tuque d'équipe de hockey!!

jeudi 5 février 2009

Douceur

Hier soir dans son lit
Akim me touchait délicatement le visage
Il répétait doucement en chuchotant
Et me pointant de son petit doigt:
"Nez, yeux, joues, menton, front..."

Comme s'il se répétait une leçon fraîchement appris

Les yeux fermés, je me délectais
Lorsque j'ouvrais l'oeil, je le voyais rieur

Petit filon de douceur
Petit fiston de bonheur

dehors février

Ce matin, un suicide dans le métro
Je suis en retard mais c'est pas grave
Je pense à ceux qui envisagent le suicide
Et ceux qui ont passé à l'acte

Les jeunes que je rencontre vont mal
Le mois de février est statistiquement court
mais illogiquement long

Je pense à Dédé Fortin
Parce que je l'écoute depuis une semaine
Pour ma part, le soleil est dans mon coeur
Mais je rencontre des esseulés sur mon chemin
Je tente d'être là pour eux
Je comprends la détresse
L'immensité et le vide
J'aimerais les prendre dans mes bras
Mais parfois je me sens impuissante
Je tente d'être à l'écoute
J'espère qu'ils voient ma sincérité


LE RÉPONDEUR paroles de Dédé Fortin



Y'a ben du monde qui grouille dehors
Malgré l'hiver qui fait son smate
Si y'a un soleil y brille pas fort
J'aime la lumière c'est un peu plate

Coudonc ça va-tu mal dans l'monde
Ou ben y'a juste moé qui capote
C'est p't'être ben parce que j'ai pu d'blonde
Qu'la vie a l'air pas mal moins hot

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Y'a des tracteurs partout dans'rue
Y vont aller mettre la neige ailleurs
Ça sert à rien y vont être déçus
Ça fait même pas plus de chaleur

Hier j'ai rencontré un pauvre
Y vit dans rue pu rien pantoute
Y m'a dit une phrase j'l'ai trouvé drôle:
"La vie c'est court mais c'est long des p'tits boutes"

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

J'y'ai jamais dit je t'aime tout court
J'ajoute toujours quequ'chose après
C'comme ça qu'on voit si on est en amour
Je t'aime beaucoup ça fait moins vrai

Peut-être qui neige peut-être qui pleut
L'hiver est même pas sur de lui
Y'est fait comme moi y'est aussi peureux
Dans l'fond l'hiver c'est mon ami

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

À soir c'est mon anniversaire
Ben oui gard' donc j'ai 35 ans
Je l'sais, je l'sais j'en ai pas l'air
Pis j't'encore plus jeune par en dedans

Ouais ben l'amour la mort pis toute
C'est des questions trop grandes pour moé
Pis à part de ça le monde entier
Veut juste savoir combien ça coûte

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Si j'ai pas l'goût d'aller vous voir
Vous autres qui dansez comme le feu
C'pas parce que j'aime pas vos histoires
Ch't'un peu jaloux d'vous voir heureux

J'vas m'réveiller demain matin
Y va avoir un beau gros soleil
P't'être ben que j'vas avoir un p'tit refrain
V'nir au monde entre mes deux oreilles

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

lundi 2 février 2009

Ahhhhhhhhhhhhhhhh

Beaucoup de difficulté à gérer les presque 2 ans d'Akim
Cris, plaintes, pleurs
Énergie en surdose
Réveil nocturne
Besoin d'attention grandiose

Ahhhhhhhhhhhh... Je me sens coïncée en dedans!
Je gère mal le tout et évidemment
Oh surprise...
Je me juge à fond!

Aujourd'hui, je n'ai pas de but
pas de cinéma, pas d'heure à respecter
Une pause que j'ai de la difficulté à savourer

D'apprentissage en apprentissage cette maternité!

dimanche 25 janvier 2009

Rendez-vous avec moi!

J'avais besoin d'air... Akim veut tout et tout de suite
Maman tente de répondre mais là, elle n'est plus capable!

Vite, vite, dehors!
J'habille Akim, on essaie sa nouvelle pelle puis on fait un p'tit tour de traîneau…
Déjà ça va beaucoup mieux...

Je ramène mon exigent petit être dans la maison
Papa lui demande de l'aider à faire le lit.
Il faut l'occuper ce petit loup; de l'action au centuple, de l'énergie à vendre.

La rue est à moi, je décide de prendre une bonne marche.
J’aimerais être dans le bois et entendre mes mouvements.Les branches que je frôle, la neige que je déloge et le vent qui pourrait me parler doucement. La ville n'apporte pas ce support. Je dois donc aller vers les autres pour entendre un écho apaisant !

« Tarek est là à son épicerie; ouf, il ne sait pas encore… Mais il me sauve un peu! »

Je rentre pour le saluer, sa fille est là ; « Elle a grandi dis donc… Ah oui, bientôt 6 ans! »
Sa femme arrive, gonflée d'un nouveau bébé, je les félicite pour cette nouvelle et aussi pour son doctorat en génie civil presqu'en poche !

On cause de tout et de rien; je me sens bien avec eux.
Ils me regardent droit dans les yeux et parlent avec le cœur.

Je les quitte pour continuer ma balade.
Je décide d'aller manger méditerranéen.
Je commande un café au lait ; j’ai presque les larmes aux yeux.



Un homme qui vient te porter avec attention, un café au lait bien chaud muni d’une mousse et une pincée chocolat : quoi de plus sexy ! J’addddore… (« Yanick ne dit rien ! »)

Mon sandwich est délicieux…. Je prends mon temps.

« Ça y est, je vais mieux ; je suis revigorée ! »

samedi 24 janvier 2009

Transfert

Je décide de reprendre les billets déjà écrit sur l'autre blogue
Afin de leur donner un nouveau souffle

Ils sont de moi, différents mais de moi.


Un regard... autre






Voyager dans sa propre ville

Il avait pour parapluie un journal de la veille.
Dans ses poches, un amas de sous blanc
et vraiment rien de prévu pour les jours à venir.

Je pense à Z. et sa peine et sa douleur et le vide qui la gruge.
N'avoir rien de prévu dans ce monde si planifié
nous donne à frôler une certaine folie, un saut dans le vide.

Perdu au trop creux de soi.. qui nous aide à remonter?
À qui ose-t-on se dire, à qui crier sa détresse?

Qui veut entendre?
Qui a le temps?
Qui écoute sans porter de jugement ou de solution?

C'est en s'accrochant à ce qui ne conseille pas
que l'on revient à soi.

Tu as parlé de doute?

N'est-il pas ton allié? Je le vois ouvert et équilibré.

Tu le vois autrement.

Pour ma part, il m'apporte souvent la force de mon intuition,
l'issue pour laisser aller les choses.
Douter est pour moi une option à prioriser
Sans le doute, il y a n'a pas de questionnement.

En ce moment, il y a justement trop de questionnements...


(cliquer sur l'image afin de pouvoir lire)
"Aime-toi, la vie t'aimera" p.89, Catherine Bensaid, éd. Pocket, 1992

Je revois Lulu.

Dans le bus, en attente de rien et osant croire à tout
il causait à qui n'avait rien accrocher à l'oreille ou aux yeux.

Je n'ai jamais su où il allait
L'autobus semblait à la fois son transport et sa maisonnette.
Lulu était son nom.
J'en avais décidé ainsi.
Un inconnu qui me plaît et qui me dérange
Parce que parfois je me vois en lui.

Désarçonnée et en déséquilibre.

"Lulu.. et toi comment me prénommerais-tu ?"

Comme tu veux, tu sais, j'accepte le personnage que tu m'apposeras.

C'est ta création; ta réponse; ton moyen de comprendre mon personnage. Celui que tu décideras de me donner.

Un jour, tu me parleras, je suis disponible.

Tu attends peut-être que je t'interpelle dans une façon de faire dans un geste ou une expression qui t'interrogera?

J'ose croire que je te demanderai simplement "Comment ça va ?"
Pour que tu puisses te dire, te définir.

J'attends, je t'espère.


La pluie, l'été



"I'm singing in the rain..."

Une pluie d'enfance.
Courir dans les flaques d'eau, rire aux éclats, trouver des cailloux.

"Je suis là" que je pouvais crier à tout vent.

Se perdre dans ses pensées, être dans la lune.
Mouillée, trempée, épatée.

Le souper est prêt, maman me regarde rentrer. J'ai faim.

J'imagine que je chantais en mangeant.

Ma complice, la pluie. La nuit sera pleine.

Simplement communiquer

****Quelle ne fut pas ma surprise... Jacques Salomé est une nouveauté pour certains de mes proches; moi, il me guide depuis des années: alors, il me fait plaisir de vous le présenter; un homme de tête et de coeur, un épicurien qui amène à réfléchir sans nous donner mal à la tête. Chez lui le vocabulaire emprunté est simple!
Aller fouiner sur ce lien: http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php****

Jalons pour ré-inventer la communication au quotidien
Mise en pratique de quelques règles d'hygiène relationnelle

Par Jacques Salomé

• Quel enfant, quel ex-enfant n'a vécu un sentiment diffus de malaise dans les tentatives de communications avec ses proches, avec ses professeurs, avec le monde des adultes !
• Qui n'a ressenti ce mal-être de ne savoir communiquer avec lui-même et d'entendre parfois la révolte de son corps quand il découvre que la violence des maux n'est que le reflet du silence des mots !
• Qui n'a rencontré au quotidien, la difficulté de se dire et d'être entendu, surtout être entendu par ceux que nous aimons, dont nous nous sentons aimés ou qui sont les plus proches de nous !
• Qui n'a senti la violence sourde d'entendre l'autre parler sur lui, la révolte de sentir autrui penser à notre place, de le voir décider pour notre bien ou encore de nous engager dans un projet, dans une décision, dans un mode de vie où il ne se retrouve pas !
• Qui n’a entendu et reçu comme un rejet ou une négation de sa personne, l'injonction d'idées toutes faites, les a priori, la violence des jugements ou des affirmations péremptoires interdisant le possible d'un échange, aliénant ou clôturant l'ouverture à un partage et à une mise en commun !
• Qui n'a éprouvé cette souffrance de se sentir enfermé dans une image, dans un rôle, dans un commentaire, dans lesquels il ne se reconnaissait pas, dans lequel il ne pouvait se retrouver !
• Qui n'a vécu le sentiment humiliant et injuste de se laisser définir… tel qu'il ne se sent pas !
• Qui n'a éprouvé le désarroi de voir opposer à son ressenti, à ses perceptions, à ses croyances... d'autres ressentis, d'autres perceptions et d'autres croyances qui, au delà d'un témoignage ou d'un partage, voulaient s'imposer à lui et l'inviter ou le forcer à renoncer aux siennes.
Oui chacun d'entre nous, sans hésitations possibles a éprouvé, rencontré l'une ou l'autre de ces situations.
Chacun d'entre nous peut découvrir à un moment ou un autre de sa vie qu'il est plus démuni, plus handicapé ou plus infirme qu’il ne le croyait dans certaines relations essentielles.
Et peut être a-t-il aspiré à une nouvelle naissance, pour passer du TAIS TOI au TU ES TOI QUAND TU PARLES.
En osant se ré-approprier sa parole, en retrouvant des mots à lui, en prenant le risque de se définir devant autrui avec ses propres références, avec des engagements, avec des choix de vie et des fidélités personnelles, chacun se donne ainsi plus de moyens pour exister.
En se responsabilisant aussi pour accepter de s’ouvrir à une démarche d'apprentissage possible dans le respect de quelques règles d'hygiène relationnelle et le maniement de quelques outils concrets pour une communication vivante.

Magritte


René MAGRITTE, Portrait d'Edward James,1937, huile sur toile, 75 x 65 cm, Boymans-van Beuningen Museum, Rotterdam.

J'aimerais voir cette toile de mes propres yeux.
J'aime l'idée qu'elle dégage.

Cynique, évocateur.
Il sème le doute et le questionnement.
Il déstabilise.
Des actions que j'aime.
Magritte me fait sourire et me donne envie de créer.

J'aime.

Promenade

Illustration de Beatrice Alemagna

dans la forêt, j'ai mis mes souliers
le grand ours me guida
le souffle coupé
esseulée
la route ne fit que commencer
dans ma tête, le souvenir de toi
les branches me caresseront
j'en suis convaincu

mercredi 21 janvier 2009

Je me sens comme ça!

dimanche 18 janvier 2009

Chassée... Croisée


Egon Schiele, 1914, Femme couchée sur le dos (crayon et gouache)

Sur mon chemin
Des femmes qui se cherchent
Et qui se sondent autant que moi

Je croyais que je me questionnais trop
Je ne le crois définitivement plus

Si je m’interroge
C’est que je sais qu'il y a des gens autour de moi
Et j'en tiens compte
L'important, c'est que ces gens,
voisins, amis, parents, collègues, passants
ne puisent pas tout mon énergie
Et ne m'éloignent pas de ce que je suis réellement

Je vis avec eux
Ils sont auprès de moi
Je vis en société

Ce qu'il ne faut pas c'est qu'ils soient les seules influences

Ils sont des miroirs
Des reflets
Un regard

Je suis celle qui porte l'image
Je suis ce que je veux, j’aimerais
Et non ce qu'il faut

Je suis
Exigences
Sensibilité
Rêveries
Vérités
Et je me définis par vos yeux

Soit !

Mais mon essence est mienne
Peu constante
Diffuse
Rarement en contrôle

Presque jamais sereine
Mais toujours unique

Je pense à Myléna et Fannie

Le voyage vous traverse et vous scrute
Il inculquera parfois en vous confiance et sérénité
Il vous plongera aussi dans des "chassées-croisées"
Entre l'intimité de votre être et vos aspirations

Sur le chemin, ne vous oublier surtout pas

mercredi 7 janvier 2009

Prendre le temps

... de lire
Regarder les photos
Imiter la petite fille de l’image

Le faire ensemble
Rire
Jouer le jeu à fond

Me coller sur toi
Te dire «Je t'aime» avec ma présence

M'occuper de toi et de moi
Juste comme ça
Sans y penser


Puis un autre tantôt...
Retrouvant l'habit de lion du 31 octobre
Je te prépare toute excitée à l’idée de te déguiser
Faire le tout en cachette
En chuchotant
Tu vois mon plaisir
Tu rentres dans le jeu
Je veux surprendre ton papa
Nous rentrons dans la chambre
J’avertis Mao qu’il aura sûrement avoir une grande peur
Il rentre tout de suite dans le jeu


Je rigole à te voir surpris de l'effet que tu fais… Sans rien faire!
Parce que tu ne sais pas que tu es un grand lion dans la jungle de la chambre


Tu attaques Papa en grognant


Une séance de chatouillement s’en suit

Tu prends des pauses en restant debout sur le lit


Étonné, insouciant, coincé; l’habit de lion est déjà trop petit pour toi

Tu m’apprends à tous les jours par la pureté de tes réactions

lundi 5 janvier 2009

Un nouveau partie est né!



Mon neveu Thomas s'est lancé en politique pour le Partie Vert du Québec lors de dernières élections.
Il a même battu Québec Solidaire dans son comté!
De plus, il a eu l'heureuse idée de créer un nouveau partie avec un chef extraordinaire: mon fils!
Merci pour le cadeau de Noël, je fus touché!

vendredi 2 janvier 2009

Tchou chouuuuuuuuuu



Akim en a bavé...
Petit train électrique
Village illuminé
Rêverie éveillé

Il est resté en place
Plus que ses 2 à 3 secondes habituelles

Tu es si rigolo
Avec ton sérieux regard

Un voyage au pays de l'émerveillement, celui de l'enfance.

Nous deux!



On a fêté en douce notre quatrième anniversaire de vie commune, le 31 décembre dernier.
Ce que j'apprécie, c'est que nous approfondissons nos liens et nous reconnaissons plus clairement nos similitudes.

Je n'avais pas eu le temps de cuisiner
Tu as fait ta sauce aux graines avec du bon fromage frit
J'ai bouffé pour deux ce soir là avec le vin qui nous célébrait
Pas de cadeau, pas de lettre, juste être ensemble.
Je t'aime mon amour!

samedi 27 décembre 2008

On se la coule douce...


J'aime cette photo de cette déesse du Mac...
Au risque de me faire dire encore que je parle trop de toi...
Je me laisse donc aller:
«Fannie... je m'ennuie de toi... en titi !!!»
Je t'aime et t'embrasse.

vendredi 26 décembre 2008

Noël en famille

Hier, nous avons été gâté par Maman et Papa!

Gros cadeaux, belle réception et Anne en notre compagnie...
Anne est une jeune demoiselle sénégalaise que j'ai connu avec le projet Mentorat que je coordonne.

Toute douce, discrète et gentille.
Nous l'avons invité puisqu'esseulée.
Je suis heureuse qu'elle est pu vivre un Noël en famille à la Québécoise; un baume sur sa solitude, un plaisir pour nous tous!

Merci Anne d'avoir été présente parmi nous; je constate ainsi plus clairement à quel point
nous sommes si choyés!

mercredi 24 décembre 2008

Oh...Nicole...


Elle est au boulot et rit seule...

Elle s'ennuie comme dix...
Pourquoi la laisser travailler ???
Elle deviendra un danger public!
Et personne pour venir la voir..
Pauvre elle, elle erre et s'épuise.
Facebook et MSN sont devenus même tristes et peu distrayants...
NICOLE
NICOLE
NICOLE!
Il te reste que 2 heures!

samedi 20 décembre 2008

Photos cérémonie

La photo 5 est la plus intéressante! Cliquez sur le titre.

lundi 15 décembre 2008

Le lundi à la maison avec Akim




Noël est arrivé chez nous
très simplement



Akim dessine partout



Je m'assoupis
Regardant l'affiche d'Arthur H
Pendant qu'Akim fait ses petites affaires



Il finit mon dessin de lui



Mord dans une p'tite bouchée de biscuit



Et observe son petit tableau
de calcul



Puis répète que les poissons de l'assiette
font "paw paw" avec leur bouche



Et poursuit en causant, le boulot de crayon

Un lundi avec Akim
Comme je les aime

dimanche 14 décembre 2008

Migrations, la finale!

Hier, c'était la remise des prix du concours Migrations.

Je suis allé avec Mao. Akim se faisait garder par tanti Milène.
Je ne m'attendais à rien sinon de faire des rencontres.

Je zieute donc la programmation.

Prix du public, prix du jury, etc. La cérémonie est dirigé simplement par Boucar Diouf, toujours aussi humble, touchant et plein d'humour. Tout est relax!

On arrive rapidement au choix du jury. Trois courts métrages ont été retenu dans le secret depuis cet été; on visionne les extraits.

Un des films s'intitule: «Ici/Ailleurs»... LE MIEN!!!!
Mao et moi, se regardent... Mon coeur débat! Je suis vraiment heureuse; c'était mon but à moi... Intéresser le jury!

Je repense aux membres du jury, des directeurs de festivals de court-métrage ont regardé les films: de Lausanne au Saguenay en passant par Sao Paulo et Marrakech puis Clermont-Ferrand, ils ont débattu et choisi 3 films sur 40.

Je n'ai malheureusement pas été choisi pour le prix... Mais, le fait d'avoir été sélectionné et qu'on présente un extrait de mon court-métrage lors de cette cérémonie me faisait un velours si doux à mon égo... Si vous saviez!!!

Puis de toute façon: j'avais déjà gagné depuis longtemps! Avoir fini ce film tout en m'adaptant à ma nouvelle vie de nouvelle maman qui revient au boulot: ce fut un exploit! En plus, pour dire toute la vérité: j'aime mon film, à l'état brute, imparfait, authentique. Il souligne aussi mon retour à ma vie plus artistique, une porte ouverte que j'ouvre moi-même à ma créativité.

Je suis heureuse.

Puis je suis allé discuté avec la responsable de Migrations et un des membres du jury. Ils ont encore souligné comment ils avaient apprécié mon film. Que demander de plus ? Je me replonge dans cet univers, j'ose aller parler à des gens qui pourraient m'appuyer pour le futur. Je reprends ce que j'avais laissé tomber, il y a des années après mes études en cinéma à Concordia.

Je suis prête à m'investir, je n'ai plus peur des petits et grands succès.

Le temps a fait son boulot.


Je vous laisse avec Mao, Boucar Diouf et moi! On a parlé de son petit de 11 mois, d'Akim et de Barack Obama!

samedi 13 décembre 2008

Ainsi va la vie!

moins de temps
plus de vie et de neige
le coeur chaud
la tête légère

lundi 8 décembre 2008

Caroline


Avec Caroline
je relativise
je dédramatise
je pèse les pour et les contres
et je ris assurément



J'ai toujours cette impression
d'être protégée
écoutée
et lovée



Plus de vingt ans d'amitié
Et notre chambre de résidence
de personnes âgées déjà réservée!

dimanche 7 décembre 2008

Paroles / blessures


Prononcer "je t'aime", s'exclamer
Dire et redire
Évoquer ce que l'on pense

...

Besoin de paix intérieure

Je me suis procuré un mini système audio
J'écoute enfin MA musique autrement qu'avec mon ordinateur
Je danse avec Akim
Il rit, ravi, comblé

Au menu ce soir
Afro-portuguese odissey
Nina Simone (I put a spell on you...)
Cinematique
Tiken Jah Fakoly
Chante avec nous (le nouveau disque de monsieur Akim.. "Ainsi font font..")
Lhasa

On mange avec appétit
La tête étourdie
La pièce centrale a une nouvelle âme
La musique me donne un exutoire

samedi 6 décembre 2008

Trouvaille du samedi matin

J'adore ce lot d'images






Réminiscence d'enfance
Couleurs et mixités vives
Mon imagination peut y prendre son envol
Je turlute, chantonne et bouillonne de joie

À plat ventre, les pieds élevés
Le coeur tout doux, tout tranquille
Je bâtis ma propre histoire

En scrutant tous les détails
Je suis à la fois, la narratrice et l'héroïne
La petite fille, la maman, le ballon, l'ensemble
Je me permets

Je suis seule avec les autres
Je suis heureuse
Sans hésitation
Sans questionnement

Je m'invente

http://www5a.biglobe.ne.jp/~balls/

mercredi 3 décembre 2008

Sculpture

Je repense à ce que Fannie m'a écrit en lisant le texte de Salomé que j'avais mis en ligne: «...il ne suffit pas d’aimer ses enfants, mais de leur apprendre à s’aimer.»
Elle me relance cette citation pour me parler; ce bout de phrase trotte dans ma tête depuis... S'aimer. Le travail d'une vie, n'est-ce pas?


Dans la même vague, je reçois ce matin , un courriel de Yanick. Lors de son séjour à Tokyo, il a photographié une sculpture qui lui faisait penser à moi.
Je suis émue.




Je me vois.

À la fois recroquevillée et puissante
Pensive, triste, introspective
Petite fille dans un corps de femme
Femme pleine
Épaules archés
Corps caché

Attente
Latente

Lorsque levée
Puissance, audace
Lorsque assise
Sabotage et jugement

mardi 2 décembre 2008

Parfois...

on est trop près de soi




à trop calculer...

Je veux sourire

Me taire...
Afin d'observer ce qui importe

lundi 1 décembre 2008

Hiver, hiver, oh que je te fuirais!


«Je pense à toi par-ci par-là.
après Noël je viendrai te voir si cela te va
c'est là que j'ai pris ma pause aujourd'hui.
pierre-jules»
Joli point de vue, n'est-ce pas ?
Comme j'avais déjà écrit, j'appréhende l'hiver
surtout avec les trajets-Akim.
Pourtant l'hiver peut-être puissant de beauté
mais beaucoup moins en ville puisque tout grisonne plus rapidement
Je crois que je me sens très seule ces temps-ci
NOUS sommes tous occupé
et je vois la série de mois à venir comme un fardeau de solitude obligée.
L'hiver amène son lot d'isolement et je n'aime pas du tout ce concept.
J'aimerais voir le tout autrement mais je ne sais pas comment, en ce moment.
C'est en voyant cette photo que je me suis dit que je veux VOIR différemment.
Voir le positif, l'enchantement.
Dîtes donc, il n'y a pas quelqu'un qui pourrait nous inviter à leur chalet?
Je blague (un peu)...

samedi 29 novembre 2008

Bon voisinage qu'ils disent?




Mes voisins du haut se croient définitivement seuls au monde...
  1. Lavages répétitifs vers les 23h15 (!?)
  2. Musique à 5h00 du matin soit un mardi ou un samedi, peu importe!
  3. Party non annoncé mensuel avec des jeunes remplis à bâbord de testostérone, cris de filles et sauts répétitifs surexcités de jambes à mini-jupes
  4. Bouteilles cassées en prime au seuil de notre demeure en conclusion des ces heures festives
  5. Père qui s'engueule avec le dit fils à 3h30 du matin pour le chasser de la maisonnée
  6. Marche continuelle de long en large à toute heure du jour avec souliers bien rigides, craquant d'effets sonores
  7. En prime, nous avons un propriétaire qui apprécie depuis le début de notre séjour, de faire négligemment, la sourde oreille
  8. Tension dans notre propre appartement causée par des manques de sommeil

Conclusion: la régie du logement deviendra notre allié dans cette histoire de mauvais goût!

jeudi 27 novembre 2008

Déception

Déçue, je suis déçue; mon film n'est pas en final!
Je croyais à son potentiel!
J'espère que le jury y a vu quelque chose!

lundi 24 novembre 2008

Mains



J'ai trouvé cette photo sur le net

Elle ressemble à ce que je suis parfois
Accueillir et refuser
De peur, de vouloir, de ne pas...

Je suis écueil, accueil, seuil et recueil

Mains ouvertes, tendues, criantes
Louanges de désirs

Main
Tenant

mardi 18 novembre 2008

Avoir 20 mois...

Akim est brusque ces temps-ci à la garderie.
Il a été agressif avec ses petits collègues.
On s'est fait avertir!

Il a vingt mois, en exploration, ne comprenant pas tout,
en ayant un grand corps, beaucoup de désirs et de mouvements.

Ce matin, on parlait de lui dans l'entrée de la garderie.
J'avais les larmes aux yeux et lui aussi; il sentait bien qu'on parlait de lui.

L'apprentissage de la vie en société chez un enfant me ramène dans le pays de mon enfance.

Je me rappelle avoir regardé un documentaire sur l'intimidation et d'avoir pleurer à chaudes larmes.
L'école, cette mini société; quel horrible monstre à affronter, éveillée!

Voir Akim sentir le trouble me fait évidemment penser à moi.
Une valve sensible, déchaînée, bien à moi, qui n'appartient pas à Akim.

Le voir, sensible à cet égard me bouscule.
Je ne veux pas mélanger les cartes.
Mon enfance, son enfance.
Je suis la mère et lui le petit, en apprentissage de vie.

lundi 17 novembre 2008

S'éveiller


Puisque je suis toujours un peu en panne mais que j'ai vraiment le goût de me dire mais n'ai pas, soit l'énergie pour l'écrire, l'angle pour le dire ou la patience de l'écrire, je me réfère à quelqu'un qui ma parle toujours aussi merveilleusement bien.


Un extrait du blog de Jacques Salomé






Aussi curieux que cela puisse paraître, nous passons une grande partie de notre vie à nous éveiller.


Pas seulement au petit matin, quand le sommeil finissant nous dépose au creux d’une aurore, encore habité par les rêves de la nuit… Que nous découvrons le plaisir de nous sentir vivant et ouvert aux découvertes d’une nouvelle journée à vivre.


Nous nous éveillons aussi lors de multiples circonstances où nous allons rencontrer l’imprévisible. Dans le surgissement d’événements qui vont transformer parfois notre vie. Quand nous allons côtoyer ou nous trouver impliqués dans des situations qui vont faire appel à des ressources, à des réponses que ne pensions pas présentes en nous.

C’est à sept ans que je me suis éveillé à l’amour, dans le regard d’une petite fille qui croisait mon chemin sur le parcours de l’école. Cet éveil me fit découvrir les éblouissements et les émerveillements d’un amour naissant, les inquiétudes et le doutes sur ma capacité à aimer. J’ai aussi appris l’importance de l’espérance, la force d’une promesse à tenir. La confiance et l’abandon à me savoir porteur d’un élan de vie qui m’emportait plus loin que le présent.

Quelques mois plus tard, je m’éveillais à la lecture pour découvrir cette faim d’absolu, de courage, de ferveur qui hantaient les héros des histoires passionnées et tumultueuses. Je lisais tard le soir, sous les draps avec l’aide d’une lampe de poche. Avec la lecture, je m’éveillais aussi à la rêverie, aux voyages imaginaires, à l’identification positive quand je devenais semblable aux personnages de mes lectures.


Je me suis éveillé aussi à l’amitié, au respect d’un engagement, aux miracles et à la générosité de la nature quand j’entrais dans le mouvement scout. Ce passage marqua toute mon existence et me permis plus tard d’entrer dans des engagements militants pour des causes que je sentais vitales pour la planète, la justice, la paix dans le monde.


Au cours de mon adolescence, je m’éveillais à l’indignation, à la nécessité de défendre les démunis, les sans ressources, les affamés et les blessés de la vie.


Quand je me suis éveillé à la paternité, je veux dire à la découverte de mes rôles de père et de papa, ce fut avec l’aide de mes enfants. Ce sont eux qui m’ont appris l’essentiel du métier de parent. Ce sont eux qui m’ont fait découvrir la nécessité d’entendre au-delà des mots. Qui m’ont fait découvrir que les comportements sont des langages, qu’il ne suffit pas d’aimer ses enfants, mais de leur apprendre à s’aimer.


Je me suis éveillé aussi à la douleur de l’abandon, au désarroi de la rupture et à la détresse infinie du désamour. Pour découvrir combien la vie n’est faite que de rencontres et de séparations, pour accéder à plus d’humanitude et d’humilité dans mes rencontres avec autrui.
Il fut aussi un temps où je me suis éveillé à l’écriture, à la nécessité, à l’urgence de mettre de l’ordre dans le chaos de mes sentiments amoureux, dans la jungle de mes relations… De laisser une trace de ce qui me paraissaient être des découvertes essentielles autour d’une écologie relationnelle balbutiante.


Bref, je n’en finis pas de m’éveiller. Je n’arrête pas de sortir de la nuit de mes doutes, du silence de mes interrogations. D’oser aller vers des rencontres qui vont non seulement m’éveiller, mais me mettre au monde, dynamiser ma vie. Que ce soit en terme de découvertes et de stimulations, ou en termes d’épreuves et de contraintes, je m’éveille à chaque instant à l’imprévisible de l’existence.


S’éveiller est une activité à plein temps, sans fin, toujours renouvelée aux miracles de la vie.

samedi 15 novembre 2008

Ouf!



Gros coups de larmes ce soir pour évacuer ma semaine.

  1. Ai perdu l'espoir d'être propriétaire pour l'année qui vient.
  2. Ai eu peur de ne plus comprendre un être cher.
  3. Ai eu un grand besoin de silence.
  4. Ai reçu des «excuses» pour des propos «déplacés».
  5. Ai eu trop d'ateliers intenses à diriger.

    C'est hors de moi maintenant.
    Ce qui m'affecte le plus, c'est tout ce qui est relatif au thème de l'amitié.
    Sujet sensible.

    Yanick est parti à Sydney.
    Une petit vide s'installe.
    Quelques mois, c'est jamais long mais c'est encore plus long quand 2 complices ne sont pas à porter d'oreilles!

mardi 11 novembre 2008

Panne


Je ne sais pas quoi écrire et ça me titille.
Une vilaine panne d'inspiration m'aspire.

Je m,amuse à changer la couleur du texte et je laisse
toutes les fautes parce que j,écris vite_

Pleine de mes pensées
Bousculée par le quotidien
Je m'ennuie de ne pouvoir rien foutre.

Même pas le goût de déplacer les meubles.

Il y a des jours comme ça!

Ne pas écrire serait la solution mais j,avai le goût de gribouiller.

mercredi 5 novembre 2008

Le rêve de Mao

23h33, 4 novembre 2008
La télé est ouverte, Akim pleure, Mao ronfle. Je change la couche d'Akim, le prend dans mes bras, ferme la télé et retombe dans mon sommeil.

5h23, 5 novembre 2008

Je lis sur Cyberpresse du 4 novembre 2008

Titre: Tellement hâte de le dire aux enfants de Marie-Claude Lortie

« 23h40. Ils font dodo et ne sont pas encore au courant. Mais je suis certaine que bien des parents ont hâte, eux aussi, d'annoncer la nouvelle à leurs enfants. De leur apprendre que la tolérance a gagné un grosse victoire hier. Que la vie politique des États-Unis sera maintenant multicolore. S'en rappelleront-ils de cette journée ?


L'important, c'est qu'ils ne se rappellent plus d'avant, du temps où élire un non-Blanc à la tête du pays le plus puissant au monde était un rêve utopique.»

6h50, 5 novembre,

J'appelle Mao juste avant le début de son boulot, j'entends beaucoup d'effervescence autour de lui. Je le félicite et il me dit, ému; «Merci!»

Une victoire que je partage avec lui en regardant Akim courir dans la chambre, notre petit Obama. En lui, le Nigéria, le Bénin, le Québec, la Bretagne.

L'espoir est possible, Barack Obama allume nos coeurs, permet de rêver. Je regarde l'affiche de Martin Luther King Jr. et relis son discours «I have a dream».

«I have a dream that my four children will one day live in a nation were they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character»

Les larmes coulent sur mes joues. Le rêve de Mao est maintenant réel. Reste toutes les critiques à venir avec les dossiers lourds qu'on lègue à Obama. On sera sévère mais rappellons nous à tout jamais de ce grand jour du 4 novembre 2008.

mardi 4 novembre 2008

La p'tite tournée à Québec



C'est avec oncle Yanick que nous sommes allé visiter sa soeur et sa charmante petite famille à Québec. Comme d'habitude, nous nous sommes amusé comme des petits fous!


Voici mon départ le samedi matin juste avant ma sieste. La route ne fut pas trop longue, j'ai dormi les trois quarts du temps!


Maman a sorti ses grandes grimaces pour la photographe Alice! Mamie ne sera pas fière de sa fille, les grimaces ce n'est pas joli!


Je me suis tapé la trempette; le concombre faisant office de cuillère! Ça va bien plus vite! On s'en fout pour les autres.



Maman a dit que William est toujours aussi sympathique et vif d'esprit. Moi je le trouve gentil.



Et Alice la coquine et un brin gourmande (comme son frère William!) et qui m'a bien catiné! c'est elle qui s'est occupé de moi quand je me suis levé à 5 heures du matin dimanche... Quoi ? Mon corps est programmé pour se lever à 6 heures! Le changement d'heure ce n'est pas moi qui l'ai fait!



J'ai essayé la perruque d'Halloween d'Alice et Maman me trouve tout même assez mignon... En tout cas, si moi je dis «Camion!» tout le temps, elle, elle dit «Tu es beau, tu es beau!»



Et la totale: il y avait un chien que s'appellait Noisette! J'étais excité, j'ai eu peur et je riais. Vous avez vu je suis sur la photographie avec parrain Yanick ?



...Et on a bouffé comme des goinfres! Maman m'a dit qu'elle s'était senti comme lorsque elle était petite chez sa tante Pauline. Pour elle, de «vibrantes réminiscences» (je ne comprend pas ce qu'elle dit !) de rires d'enfants et un plaisir d'être ensemble lui a réchauffé son coeur.

Ah oui... Yanick en parlant de ma maman (Akimette) a dit qu'il la considérait comme une soeur. Et Alice a ajouté (puisqu'elle n'était pas sa vraie soeur); «Elle est sa soeur artificielle!»

Maman est donc maintenant rebaptisé devant parrain Yanick!

vendredi 31 octobre 2008

Notre petit lion



Le roi de la ville se promène à la noirceur. Méfiez-vous!



Maman est habillé en sorcière... Hen ?!?!! On est pas sensé manger, prendre le bain et aller au lit comme d'habitude ?!?!?!



Quoi ? Je peux enfin aller cogner aux portes et on ne me dit pas de revenir! Super chance!



Tiens, elle aussi elle est costumé... Et dis donc... Je la fais rire!



Non, non c'est moi qui met les bonbons dans mon sac... De quoi je me mèle ?




Ouf, 2 coins de rue c'est épuisant à marcher avant tant de gens à croiser! De retour à la maison, c'est moi qui donne les bonbons dans les sacs de nos invités!



Mon camion de pompier en main est essentiel afin de gérer mon stress de la soirée.



Bon... Je crois que j'ai pas tout compris l'ensemble des deux dernières heures. En tout cas, maman prête son chapeau à papa et ces deux-là sont fiers de moi!

Merci Yanick pour les photos de mon premier Halloween, tu es un parrain en or! Youpi, demain on part avec toi à Québec pour la fin de semaine, tu me prendras dans tes bras ? Gros câlins à toi.

mardi 28 octobre 2008

Fragile



Je dois m’arrêter quelques instants pour reprendre mon souffle.
Sinon, à quoi bon avancer sans toute sa tête.

Il est donc utile d’écrire aujourd’hui afin de clarifier.

Au boulot, je me sens dépassée par des pacotilles, je ne crois pas à mon potentiel, je fige sur place. J’ai de bonnes idées mais beaucoup de difficulté à les mettre en action.

Arrêt sur image. Pause. Blocage.

Je gouverne mes artilleries vers moi au lieu de les prendre pour avancer. Je me braque, je me sabote.

Je prends un temps fou à me justifier quand tout va bon train. Je ne comprends pas que je ne sois pas en pleine possession de moi-même. J’aimerais que tout redevienne comme avant.

Je mets tout cela sur le compte du sommeil. Lui que je ne possède plus totalement que je tente de reprendre à toute heure du jour et qui ne revient jamais à zéro.

Akim a fait des cauchemars cette nuit, il criait comme un enfant (pas comme une jeune enfant). Un cri intense en autre et le cœur épris d’un rythme contracté.

Mon cœur est d’argile, pulvérisée. Mes émotions sont à fleur de peau.

Je vais bien tout de même mais je me sens plus clairement fragile rapidement et intensément qu'avant pour en finir plus rapidement. Est-ce un cycle ? Une étape ?

jeudi 23 octobre 2008

«Fini, fatigué, caché?»



Je me sens un peu comme Akim sur cette photo.
Fatiguée du chemin, hâte d'arriver au bercail de la fin de semaine.
Semaine débutant dans la gastro et finissant dans le froid.
J'appréhende l'hiver, déjà il arrive avec sa satanée température.
Je devrai dormir plus tôt à chaque soir pour éviter de me rendre malade.
Voilà mon lot du jeudi soir.

dimanche 19 octobre 2008

Écho Zazoo



Le reflet de soi
Est encadré
Par ce qui nous entoure

Être restreint à ce reflet
Nous abîme

Sortir de soi

Marcher sur cette image
Aller plus loin
Créer des ondes
Des zones
Des baumes

Partir même quand est parti
Sauver sa peau

Aller plus loin
Parce que là
Ce n’est pas pour soi

Ne pas hésiter
Se sauver pour les bonnes raisons
C’est comprendre ses limites

Se tromper peut-être
Mais au moins
Avancer
Pour mieux se comprendre

Parce qu’assumer, c’est pas toujours la clé

Parfois il faut éviter
Parfois il faut tenter
Parfois il faut partir

Ton cœur le dira
Ta tête acquiescera

Photos oubliées



Cet été avant de partir de chez mes parents



Promenade de bus soutenu par papa et supervisé par grand-papa



Dans l'arbre, c'est plus frais!



Le matin très tôt des regards d'amour



Ah coucou maman!



Tante Louise fait le chien...bizarre!