lundi 25 août 2008

Sans filtre



Maman prend congé et retrouve sa liberté.

Les derniers jours ont passés rapidement. Plaisir, fraîcheur, rencontres.

Fannie, ma complice n'est plus là pour rire avec moi.



Elle rit souvent à tout rompre quand je suis avec elle; quelle délectation pour l'égo. Elle se promène entre le Nord et Sud en Nouvelle-Zélande. Je pense à elle.


Samedi matin, je quitte mes deux hommes. Je monte à Québec avec Nycole.

On se promène dans les petites rues, nous prenons notre temps. Canicule oblige, plaisir se doit.

En milieu d'après-midi, nous allons voir Mansa. Nous avons droit à un concert privé.



Puis, je rencontre deux merveilleuses femmes. Yolande et Myriam, belles, sensibles, rieuses. Un pique-nique-sushi sur les Plaines d'Abraham puis la projection du Moulin à images de Lepage. Je m'endors comme un enfant. Je ronfle comme un camionneur.


Le lendemain. La décapotable de Yolande sera notre paquebot. La peau sculptée par le vent chaud et la joie d'être libre me donnent des ailes.




Je ne pourrais décrire tout ces instants passés avec elles. Des moments de complicité et de rires sincères, de pas de danse, d'amour et d'amitié.

Un ensemble sans filtre. Pur.









On apprête le souper. La conversation est franche, sensible.



De retour à Montréal, la maison toute propre. Je vide mon sac et enfourche ma bicyclette. "Akim, me voilà!"

Au jardin, Mao me pointe fièrement ses tomates. Il aura eu raison, elles sortent enfin, malgré le grand retard à les avoir planter!










Akim est bien dans son train train avec ses camions.


Retour à ma réalité.

Ressourcée!

Vivre sans filtre, n'est-ce pas la meilleure des voies?

mercredi 20 août 2008

Partir




Tu es partie ce matin
la belle Fannie
et j'en suis peiné.




Avec toi, je deviens tout
ce que je suis;
joie, peine,
éclat, ombre,
cabotinage.





Mon quotidien était
teinté de ta présence.
Akim aimait te coller
et te faire rire,
comme moi.




Au printemps, ton retour.
Automne, hiver,
des centaines de dodos
à t'espérer.

Les départs sont parfois lourds et légers
et portent des sens que l'on veut
bien y apposer.


Le tien sera signe de silence et de paix.

vendredi 15 août 2008

Les autres



Ce matin, j'ai vu Pablo tirer le bras d'Akim à la garderie pendant que la gardienne est allé porter le lait au frigo que je venais d'acheter.

Ils ne me voyaient pas. J'ai eu un pincement au coeur, pas pour le geste mais simplement de voir Akim devenir un être à part, un être social qui doit gérer certaines situations, seul, quelques secondes, quelques minutes, déjà.

Hier, à la fête de quartier, je l'observais avec Mao, à regarder partout, à danser au son de la musique. Il est déjà très indépendant comme papa et maman. Je me dis qu'il est sur un bon élan comme jeune citoyen néophite; il observe, s'intègre aisément avec les autres, rit, joue.

Évidemment, je repense à ce je devais être moi-même étant petite et je me vois en lui. Il aime faire le spectacle, être regardé, il est enjoué puis calme comme Mao, fonceurs (différemment) comme nous deux. Et je me demande comment et quand j'ai été aussi autrement et en plus, pourquoi et quand? Puis je me dis: «Arrêtes Geneviève, tu as analysé tout ça des millions de fois, pourquoi ne pas te laisser justement aller comme ton Akim!?»

Voilà le résultat de ce que je suis en ce moment; je suis heureuse... À chaque jour, un exercice je me fais un devoir d'arrêter ces foutues questions et mes sondages à choix multiples; ils ne seront plus les miens bientôt!

mardi 12 août 2008

Une image de mon film


Le reste est à voir!

sourire gratuit à donner


Je suis heureuse, vous l'ai-je dit ?

Merci Fannie pour cette belle photo!

monsieur Akim


Akim, si tu savais comme je t'aime.

À chaque matin, tu es une joie infinie.

Ta candeur me plaît, ton intelligence me séduit; tu es la plus belle de mes réalisations.

Des photos de toi en petit habit japonais sont craquantes, je les attends pour te les montrer.

Surprends-moi encore et encore!

mardi 5 août 2008

Manipulation



Je trouve cette image de bébé sur le net et je pense à Akim. Je tente de lui ôter le biberon pour le lait (il bave beaucoup trop et il est grand, presque 17 mois); il me fait donc d'énormes crises. Je sais bien que lorsqu'il boit son lait avec le biberon, il adore, il se tortille de plaisir et de bonheur. Cela semble être un moment vraiment délectable...surtout dans mes bras! Je lui ôte donc beaucoup en même temps! Et j'avoue que moi-même j'aime ce moment de tendresse qui le garde en fait dans un espace de petit bébé... Il m'est aussi très difficle, je crois de couper ce geste symbolique, je me l'avoue!

Alors, en signe de colère; il jète son camion en l'air, se lance à terre, crie.

Je lui dis que je comprends qu'il soit fâché et lui propose une option pour manger, par exemple une banane... qu'il repousse. C'est difficile de tenir tête.

Il se colle à moi, me suivant partout, me suppliant de le prendre et me demande de lire plusieurs livres le matin quand je dois faire les préparatifs pour partir au travail en passant par la garderie.

Ce matin, je n'ai pas pris ma douche et je lui ai refilé un petit biberon étant un peu à bout de souffle. Je me sens un peu mal d'avoir cédé ce que je voulais imposer mais je me reprendrai.

Je sais que si m'étais vu aller, j'aurais rapidement pensé :"Non, il ne faut pas céder!" Alors, deux choses à éviter le "il faut" et me donner du temps pour cet apprentissage.. et surtout arrêter de me juger dans ma fonction de maman...

J'ai vu pire!

vendredi 1 août 2008

le 11 septembre, le visionnement

Alors, après vérification auprès des organisateurs, vous pouvez vous pointer au Cinéma du Parc le 11 septembre à 21h00 pour la projection, vous devrez vous acheter des billets puisque j'en aurai reçu que deux pour moi!

Au plaisir de vous y voir!

Jamais satisfaite?



Je me sens dans une drôle de situation, rien de précis, un mélange de désirs, de tristesse, de joie, de questionnements; l'ensemble de ma vie mise dans une boule de gomme?!

Mais qu'est-ce que je dis?

Je viens de lire le dernier billet d'Anny et je souris... Pleine de réflexions, d'avenues; je me sens dans le même contexte qu'elle.

Mon voyage à moi a été la maternité; il a bousculé mes fondations, remis les pendules à l'heure et ouvert des portes.

Les grandes questions sont celles de toute ma vie en tant qu'être social; je ne me sens jamais satisfaite.

Je veux toujours plus, autrement, différemment avec un lot d'attentes bien définies.

Par exemple, mercredi dernier, j'étais vraiment heureuse du fait que mon court-métrage est été choisi, tout mon entourage à qui je me suis empressé d'annoncer la nouvelle, ont réagi.... Mais puisque je suis une «collectionneuse-de-reconnaissance-sans-borne», évidemment, j'ai beaucoup misé sur Mao, parce qu'il est aussi question de lui dans le film... parce que je suis fière. À l'annonce de ma sélection, il a très bien réagi mais j'en voulais plus et encore plus!

Trop gourmande, trop avide que l'on me regarde aller. VORACE.



Jamais satisfaite, le jardin du voisin étant toujours plus beau.

Pourquoi?

J'ai des acquis que je ne sais savourer, j'en veux plus ou autrement, je n'aime pas ce détail ou ceci ou cela. Je m'arrête sur des futilités tentant en même temps désespérément de savourer l'ensemble.

Ce sont là des sentiments que je n'aime pas mais qui sont en moi.

Et c'est là que tout commence, cette culpabilité de m'arrêter à ces détails, d'être insatisfaite sachant très bien que j'ai le pouvoir et surtout la facilité d'être heureuse avec tout ce que j'ai.

Un cercle vicieux que je tente CONSTAMMENT de désarmorcer.

À force de m'en détourner, de le questionner, de l'éviter; j'imagine que je m'en débarasserai.



Une terre fraîche, sans engrais, ni insecticide. J'aimerais me le permetttre. J'y sèmerai de nouvelles semences.

N'avez-vous pas aussi des insatisfactions futiles et omniprésentes?

mercredi 30 juillet 2008

La mère à boire

J'aurais aimé écrire ce texte... C'est la Sophie Durocher qui l'a fait!

Cliquez sur l'image afin de lire l'article paru dans Le Châtelaine du mois d'août.



Je n'aurais pas pu dire mieux!

Quelle bonne journée!

Je viens de recevoir un courriel qui me fait plus que chaud au coeur...

«Bonjour chers réalisateurs,

... Parallèlement au concours, Radio-Canada International organise des séries de projections dont quatre au Cinéma du Parc (3575, avenue du Parc à Montréal), durant le mois de septembre. Votre court métrage a été selectionné pour être y présenté le 11 septembre à 21h dans la sélection suivante :

1. Bien dans ma peau (France) 5’58’’
2. Mariane (France) 5’40’’
3. La loterie (Maroc) 8’12’’
4. Sarean (Espagne) 4’15’’
5. Messaoud (France) 7’45’’
6. Bloc 1 (Canada) 9’00’’
7. Ici/Ailleurs (Canada) 7’40’’
8. Venga mi amor (Canada) 8’30’’
9. Chère Rosalia (Canada) 8’06’’
10. Mon nom est Tuan (Canada) 6’48’’
11. Tout inclus (Canada) 8’57’’
12. La fleur de jasmin (France) 8’52’’»


Dans ce courriel, on parle d'une paire de billet pour moi... J'imagine que la salle va être pleine de journalistes juste pour voir mon film...bon bon...je me calme.. je vous reviens là-dessus si il y d'autres places de libre!

En plus, je viens de faire une super rencontre avec fille géniale, très inspirante, une agente de milieu en HLM, pleine à craquer d'inspiration d'agir.

Aujourd'hui est une belle et bonne journée!

dimanche 27 juillet 2008

Seule


Hier en revenant de la fête de Daniel, il s'est mis à pleuvoir. Seule sur la bicyclette, le poids d'Akim en moins, je flottais.

J'aime ces moments de pluie où les chemins sont plus déserts, la ville m'appartient ainsi. Je me sens si heureuse. La ville est belle, ruisselante, brillante, calme. Minuit et quart, la liberté de prendre les routes sans mouvement, rouler dans les ruelles, passer dans les flaques d'eau fraîche, me perdre, me retrouver.



Ce soir, c'est le calme plat à la maison, Mao et Akim sont au "foot" à Côte-des-Neiges. Je fais la sauce à spaghetti en écoutant la radio, Jean-Pierre Ferland fait le beau parleur comme j'adore, je fais mariner la viande pour demain. Je bois un rosé.

Je flotte dans cette tranquilité, un peu perdue tout de même par de tant de calme. Je me rappelle de ces années sur Fullum, les portes ouvertes l'été, à flâner, rêvasser et jouir d'être seule.

Je crois que c'est qui me pèse le plus d'être maman. Être seule quand je le désire.

lundi 21 juillet 2008

JE SUIS EN AMOUR !!!!!!!!!!!!!!!!!

Bonne fin de semaine en Mauricie avec les amies. Akim a dit 10 millions de fois «camion...» et a constamment bougé.

Mais ce qui surpasse tout c'est que je me sens vraiment de plus en plus en amour avec mon Mao!

J'aime ces moments à être près l'un de l'autre dans le quotidien. Je savoure ces instants comme une tranquilité d'esprit extrême.

Je pense aussi à Rodin qui a fait émerger ce couple d'une matière solide. À mes yeux, une douceur infinie se dessine en de multiple caresses.



Akim me guide vers mon amour de soi et de vie. Merci Akim. J'aime plus clairement Mao parce que j'aime de plus en plus réellement ce que je suis.

vendredi 18 juillet 2008

Camping


On s'en va entre filles et monsieur Akim en camping au Lac Castor en Mauricie demain matin... J'ai hâte!

Je pense à mon enfance et toutes ces escapades en camping. Je ris.

Bizarrement, je me sens stressé, je dois gérer mon rôle d'adulte responsable avec Akim. Mon expérience est celle qui vit à plein les activités et non celle de la responsable. Pour des groupes; j'ai déjà été accompagnatrice, agente de projet; je suis maintenant maman.

Le concept est semblable et différent. Je décide donc dans mon envolée de nouveau vocabulaire de me dire: «j'aimerais» ou «je vais» être l'exploratrice (au lieu de «il faudrait». De toute façon, Akim est dans cette attitude; pourquoi pas ne pas l'être aussi!

«amuses-toi, Geneviève, maman Akimette!»

J'ai hâte de vous raconter le tout!

lundi 14 juillet 2008

Ressemblance


Avec cette photo, j'imagine facilement Akim un tantinet plus vieux;
grand adolescent, alerte et curieux.

On a tous les deux un gros rhume en ce moment,
regardez nous... Les nez en trompette.
Le parc Lafontaire nous a apaisé. Un agréable moment,ensemble.

Je vois maintenant nos ressemblances. Dans les mimiques surtout.

Son besoin d'indépendance comme maman et papa.

Petits pas, grands pas, toujours grouiller.

Imiter.

En ce moment, j'ai ce besoin de changer de vocabulaire.
J'en ai marre de dire:"il faudrait...".
On m'a conseillé d'essayer; "je veux..., je vais..., j'aimerais...".
Je m'habillerai de ces mots. Merci du conseil.

mardi 8 juillet 2008

« Bonjour ! »


Je viens de prendre le métro et je suis fâché.

Depuis qu’ils ont instauré leur nouveau système de transfert, ils ont engagé des petits dossards bleus pour répondre aux usagers des transports en commun. Bientôt, ces employés n’y seront plus, nous serons seul à mettre rapidement notre carte dans la petite fente de métal. Afin d’être plus efficace. Allez à la caisse automatisée au super marché, au métro, passez à gauche, votre guichetier ne fera que les transactions d’argent… Quoique non, nous aurons bientôt aussi de belles nouvelles machines pour nous refiler notre carte de bus !

Allez hop, vite, vite, rapidos au boulot ; on ne cause pas, on agit !


Ce matin, personne au métro Beaudry devant moi, j’étais seule avec une dame au dossard et la dame de la cabine. Deux dames pour moi seule ! Wow !

Je décide de passer à la cabine, comme quoi entre un bout de métal et un humain, j’aime mieux choisir la chaleur ! J’ouvre mon porte-monnaie comme je le fais au métro Place des Arts, où je salue et on me fait passer… Quoique je sens tout de même une légère réticence en provenance de la dites cabine…

Vous vous imaginez, l’employé doit hisser la tête, zieuter ma passe de métro et diriger son petit doigt pour appuyer sur le petit bouton afin m’ouvrir les petites portes rouges… Si tout va bien j’obtiens un léger sourire et si c’est la totale, je reçois un « bonne journée ! » Wow… Merci !

Ce matin, je m’attends donc à cette routine en espérant le service 5 étoiles… Mais non…
Je suis devant une inertie plus que totale… La chère dame de la cabine visionnait son film préféré sur son ordinateur portable personnel. Je la dérangeais ! Excusez-moi ! Elle se presse pour me réprimander et elle me pointe en grommelant, les affreux monstres métalliques… AHHHHHHHHHHHHHHHH…. Je l'ai engueulé !

Désolé, je ne pouvais pas me retenir !

Ma chère dame de la cabine de Beaudry ; vos clients de transport en commun parlent seules avec leur téléphone main libre, ils écoutent leur I POD et s’amusent avec leurs jeux vidéos sur leurs cellulaires. Ils sont pour la plupart dans leurs bulles à en oublier les femmes enceintes (je n’en reviens pas encore !) et les personnes âgées qui sont postés debout. Madame, vos clients ne se parlent plus, en seriez une belle influence ou un résultat ????

ON NE SE PARLE PLUS !
Dîtes-moi, est-ce normal ? Ça me fout les boules !

Fannie, tu m’as dit hier que tu avais parlé à une personne dans le bus sans but, comme ça ; merci pour ce geste !

Vous me direz que je suis paresseuse en ne voulant pas retirer ma carte mensuelle de mon porte-monnaie ? Je vous réponds que c’est une façon à moi de « saluer-obligé »…

Bordel de…. Je pense aux personnes âgées qui aiment aller aux comptoirs à la banque et à la pharmacie ; je les comprends ! Le service à la clientèle avec l’évolution de la technologie en prend un coup depuis près d’une décennie.

Je pense à Chaplin et « Les temps modernes ». Je suis triste, non enragée.



Arrivé près de mon travail, sur mon passage, j’exagère… comme d’habitude…Je salue tout le monde, les gens me répondent, un tantinet surpris, en apparence content d’avoir été vu.

Je saluerai pour les autres, je vous le jure, je ferai ce beau boulot que tant de gens oublient de faire.

On se salue, on salue, on est salué ; on existe. Rien de plus vital !

lundi 7 juillet 2008

Joie



...c'est le seul mot qui me vient à la tête, je pourrai même la qualifier... IMMENSE.

Mao a vu le court-métrage que je vais envoyer demain à RCI.

Comme un message d'amour, j'ai fait ce film pour mes 2 hommes. Il a approuvé, acquiescé, aimé. On s'est serré dans nos bras, l'émotion au rendez-vous.

J'ai hâte que vous le voyez...

Je vous informerai des détails dès que j'en aurai!

mardi 1 juillet 2008

Les jours de congé

Je ne me souviens pas de tous les jours de congé de mon enfance mais ce que me revient en tête, c'est que je savais assurément comment gérer très aisément le fait de n'avoir rien à faire.

Regarder la journée devant soi comme un tableau à dessiner.

S'inventer non pas des activités mais une ambiance. Écouter Bobino sur le tourne disque, jouer aux marionnettes devant la fenêtre, tendre l'oreille aux histoires de Gilles Vigneault, observer, penser.

Faire des liens.

Maintenant, évidemment, je pense à monsieur Akim, je me demande à quoi il cogite, même si petit.



Ce matin, il s'est collé à moi comme il le fait depuis quelque temps. Dans ses tempêtes de mouvements, il prend tout de même quelques secondes pour nous câliner, ce qui est très appréciable.



Étant adulte maintenant, je sais que j'aime cette partie de la journée où le temps est suspendu, où je tente de revenir dans cette paix de faire, sans but. Prendre une photo sur la rue, jouer avec la caméra, laisser aller.



Akim a un nouveau camion. Mamie Pauline et grand-papa André ont eu l'heureuse idée d'acheter ce qui lui plaît le plus en ce moment. "Camion...camion...camion...camion!" En ces temps de déménagement, Akim ne cesse de crier ce mot à tout vent! Une fascination obsessive.



Au parc, malgré le plaisir de se faire balancer, sa tête est ailleurs, à scruter tout mouvement de véhicule à moteur; tous ont la même appellation; "Camion!"

Les jours de congé sont remplis simplement.



Papa s'occupe des longues promenades. Ils partent souvent au moins deux heures! Akim me fait rire, avec son âge du jeune explorateur, il s'intéresse à tout et à rien.

lundi 30 juin 2008

Déjà ?

J'y avais pensé il y a presqu'un mois...

Je me disais que je frôlais 1 an d'existence.

Et bien voilà qu'aujourd'hui, c'est la fête!

J'écris ce blogue depuis un an; un an à mettre mes pensées de toute sorte en ligne.

Inspirée par le venue d'Akim, une nouvelle Geneviève dite "Akimette" a surgit!

Je suis fière de cet accomplissement, j'avais des doutes et on a douté de ma capapcité de rester là à écrire.

Je suis une de celle qui sans délai, performe moins bien. De plus, le temps m'a souvent fait défaut étant une jeune maman.

Cet espace a été ma résurrection, mon allié, mon confident. Pensant parler seule, je me suis laissé aller.

Demain, je sors ma caméra, Akim change de jour en jour, il grandit comme le plus beau des grands arbres; fort, courageux et libre.


Sans le savoir, il me guide à me retrouver, à goûter à mon essence, à ce que je suis vraiment.

La maternité donne à prendre prise sur le quotidien et le relativiser; elle allège donc notre vie.



Akim, merci de me faire créer, de m'ouvrir plus simplement à ce que je suis, à pouvoir m'accepter de plus en plus. Je suis fière d'être ta maman, encore une fois tu es ma plus belle découverte.

Merci mon petit amour!

PS: Akim, mon petit loup.... C'est tout de même drôle, aujourd'hui, j'ai pris congé, je me la coule douce; une pause maman.
Ce matin j'ai dormi 4 heures d'affilée (il ne faut surtout pas le dire à papa Mao; il va être jaloux!), il est 12H44 et je me demande ce que je vais faire de mon après-midi; il y a 12 000 activités à faire seule et je suis un peu mélangé! Il y a longtemps que je me souhaitre une journée à moi et là, elle est là et je ne sais pas comment la prendre. Comme un savon! Bon je l'ai tout de même bien commencé. Je vais continuer sans trop me poser de question! Je t'embrasse dans ton sommeil, là-bas, à la garderie!

mardi 24 juin 2008

Si occupée!

Je ne suis pas là ces temps-ci sur le blogue parce que trop occupée; ce qui est bien!

Deux belles nouvelles; j'ai finalement une arrière cours décente; on peut y manger en paix, Akim s'y amuser et un petit jardin bien rangé y est hébergé humblement. Menthe, basilic, tomates et haricot se partagent le terrain. Merci encore à Fannie qui a amorcé le tout et bûché dans la terre remplie de pierres; un travail d'équipe épuisant mais satisfaisant!

L'autre bonne nouvelle: je finis ce soir un petit film que j'enverrai à Radio-Canada internationale sur le thème de l'immigration. J'ai hâte que vous voyez le tout.

Comme d'habitude c'est un regard personnel et intimiste; je vous inviterai en temps et lieu à voter après son visionnement sur le site de RCI. Ce fut une tâche difficile parce que le temps était entrecoupé de la vie de tous les jours.

Mais j'ai réussi et j'en suis fière!

Peu importe ce que ce petit film empruntera comme chemin; il m'aura AU MOINS permis d'exprimer ce que je vis à ma manière, un peu comme sur ce blogue!

Voilà deux bonnes choses de fait!

D'ici là, je vous reviens le plus tôt possible!

jeudi 19 juin 2008

Qui êtes-vous?



Encore cette photo. Fannie qui l'a ramené dans ma vie.

Dans cette photo de Robert Doisneau, notre attention se fixe souvent sur le jeune garçon du centre ; curieux, allumé. L’enfant dans toute sa fraîcheur.



Il représente en sorte, le jeune élève modèle, l’école étant le lieu d’apprentissage par excellence.

Pour moi, l’école fut synonyme de peines, de douleur, de malaise.

Combien de fois, je prenais tout mon courage pour aller à reculons à l’école, le mal de ventre bien en place, la tête étourdie et la peur dans les poches ? Je ne pourrais compter.

Un mélange inexact et non quantifiable entre le goût certain de rester dans le nid familial et la peur de me faire oublier dans la foule que représentait ma classe.

Pourtant au cégep, si j’avais pu coucher là-bas, j’y serais resté volontiers. Le primaire et le secondaire furent donc un pénible devoir à accomplir.

Je travaille avec des potentiels décrocheurs en ce moment ; je me demande si je n’aurais pas été des leurs, plus jeunes, si je n’avais pas été pas obligé de rester sur les bancs d’école ?

Après le secondaire, le parascolaire a tout changé pour moi : je pouvais exister, m’exprimer, créer.

Je pourrais en parler des heures et des heures.

Je m’arrête donc encore sur la photo de Doisneau.

Mes yeux ont bifurqué vers les autres garçons et je me suis retrouvé en tant que jeune élève dans un autre que le joli blondinet.

Je crois que j’étais celle de derrière, la bouche ouverte, ailleurs. Étonnée d’être là, comme si on m’y avait catapulté sans me l’avoir demandé.



Ou parfois celui-là ; concentrée dans un dessin, happée par ce plaisir d’être encore ailleurs, d’une autre façon !



Ou la copieuse, celle qui regarde l’autre, ses résultats, son dessin, son écriture qui réfléchit et trouve l’autre impressionnant et qui n’ose se lancer à agir elle-même. Encore dans l’inaction… dans la réflexion…



Peut-être, est-ce pour cela que je suis si forte sur l’introspection ; une douzaine d’années à réfléchir en début de vie ! Je ne sais trop !

Et vous qui êtes-vous ?

lundi 16 juin 2008

Mot à mot


Hier, nous sommes allé visiter oncle Jacques à la Villa St-Martin. Jacques ne parle presque plus. À la fin de l’hiver, il a eu un ACV.

Jésuite, homme de verbe, de jeu de mots, de passion.

Aujourd’hui il n’a plus le verbe facile. Il débute une phrase en la finissant dans l’embrouille…

Son esprit reste pourtant aussi vif. Mais les mots ne cavalent plus aussi vite à sa bouche.

Un deuil à faire d’une partie de soi.

Surtout quand le langage fait partie du métier, du contact avec l’autre comme lui. Il a toujours joué avec les mots subtilement. Maintenant cette finesse, délicatesse n’est plus.

Avec Akim, ils s’exprimaient comme ils pouvaient, un lien entre ces 2 mondes du « babillage » évoquait pour l’un l’éveil du langage et pour l’autre sa rétrogradation ! Pour l’un, si heureux de cette grande nouveauté, pour l’autre, une peine.

Mes parents, Mao et moi étions là, avec un certaine tristesse, un malaise. Être présent étant notre seul moyen de lui faire part de notre amour pour lui.

Puis Akim dans toute sa fraîcheur... est allé au devant de lui et a joué de la langue, en la tirant et l’avalant tout en faisant un son amusant. Oncle Jacques l’a suivi dans ce jeu, en l’imitant.

Je voyais là, la nature de mon oncle, un geste rieur et complice en contraste à l’esseulement qu’il doit ressentir depuis.

samedi 14 juin 2008

...

Triste à nouveau.
Fâchée de savoir ce qu'on pense de moi après une annulation de soirée.
Ma vie privée est à moi.
Je la sens jugée.

jeudi 12 juin 2008

Au musée


Hier, j'avais organisé une activité pour les jeunes avec qui je travaille.

Une visite à travers la collection permanente du musée des Beaux-Arts de Montréal. Une guide tout à fait sympathique, nous expliquait dans de mots simples comment regarder, observer les pièces ou les toiles.

Après coup, nous avons fait du dessin d'observation.

Je me suis plu à faire l'exercice. Concentrée, excitée, la tête légère.

Puis un atelier de sculpture d'argile nous a été proposé. J'y ai fait une tête d'homme avec un petit air surpris. Je l'aime bien!

Que c'est bon de se perdre dans une exposition dans le vide d'un après-midi d'été.

Un plaisir à renouveller!

lundi 9 juin 2008

le calme plat


Depuis quelques jours, je me sens calme, heureuse de cette paix.

J'ai réglé des comptes avec moi-même en identifiant des comportements que j'avais et que j'aurai toujours.

Seulement, le fait d'avoir identifié qu'ils sont là, de les nommer (oui, oui Fannie!), me donne à rester au bout de mon propre quai.

De là, je prends une distance, je me vois et je vois l'horizon.

C'est le temps qui m'a aidé.

Par une porte entrouverte, une brise à décaler mes perceptions. Laissant ainsi un plus grand espace à ce que je suis en train de devenir.

On parle de paix intérieure? Je dis calme, accalmie, repos.

Nous verrons bien au prochain rond-point.

mercredi 4 juin 2008

Devenir complet


Je me permet de publier le commentaire de mon amie Nycole que j'ai reçu à l'égard de mon dernier billet: « Aujourd'hui sera une bonne journée! »


Elle commence en me citant:

« Je commence lentement à accepter que je puisse être parfois triste »

Voilà un très grand pas de fait douce amie.

Justement ce matin, je lisais ce qui suit;

« On dit que la non résistance est la clé de la plus grande puissance de l'univers. La résistance rend les choses de ce monde plus réelles qu'elles ne le sont en réalité cela inclue sa propre forme d'identité; l'égo.

Ce qui fait que l'on se prend soi-même et le monde qui nous entoure trop au sérieux. Il faut pouvoir accepter et se permettre de laisser les sentiments qui nous envahissent exister et cela peu importe le moment.

En permettant cela on devient ce que l'on est vaste, spacieux .On devient complet.
Notre vraie nature émerge ... »

Tentative de traduction de ce que je suis en train de lire '' A New Earth '' d' Eckhart Tolle

Gros bisou
Nycole

Devenir complet; le travail d'une vie! Une sorte de résilience, un lâcher prise, une acceptation de soi et une ouverture au moment présent.

Merci Nycole de partager!

lundi 2 juin 2008

Aujourd'hui sera une bonne journée


"Buveur d'absinthe", Pablo Picasso, 1901, Saint-Petersbourg,
Musée de l'Ermitage (de la période bleue de Picasso)

Je commence lentement à accepter que je puisse être parfois, souvent triste.

Maintenant, je comprends très clairement que j'ai toujours jugé cette tristesse. Comme si je n'y avais pas droit. Comme si c'était mal, déplacé. Plus je la jugeais plus je m'enfonçais dans de sombres avenues.

Plus que je me dis que je perds du temps. Du temps de joie, de paix. N'a-t-on pas appris que d'être heureux et/ou joyeux est signe de bonheur??? Ou à tout le moins, on se le faire dire à tour de bras dans tous les médias confondus ? Si vous n'allez pas madame, allez vous faire soigner ?

La vie a naturellement ses hauts et ses bas, non ?

Bref, cette tristesse; je ne l'acceptais pas.

J'apprivoise donc de plus en plus cet aspect de moi qui font que je suis aussi souvent très rayonnante.

Plus d'une fois, je me suis surprise à constater que d'autres n'allaient pas bien comme si j'étais toute seule à vivre ces moments un peu plus difficiles de la vie quotidienne... Je sais c'est absurde de penser comme ça! ... Bon revoilà le jugement!

J'aime le tristesse de Tom Waits, Nina Simone. Les blues de John Lee Hooker. La période bleue de Picasso. Il y a là une grande beauté, une émotion qui me plaît et me charme infiniment.

Les ombres, les lumières diffuses, les jours de pluie, la tristesse. Ce sont pour moi, des espaces de recueillement.

Alors maintenant, je décide depuis quelque temps: qu'"... aujourd'hui sera une bonne journée!" même si je suis triste; je peux me le permettre.