mardi 2 décembre 2008

Parfois...

on est trop près de soi




à trop calculer...

Je veux sourire

Me taire...
Afin d'observer ce qui importe

lundi 1 décembre 2008

Hiver, hiver, oh que je te fuirais!


«Je pense à toi par-ci par-là.
après Noël je viendrai te voir si cela te va
c'est là que j'ai pris ma pause aujourd'hui.
pierre-jules»
Joli point de vue, n'est-ce pas ?
Comme j'avais déjà écrit, j'appréhende l'hiver
surtout avec les trajets-Akim.
Pourtant l'hiver peut-être puissant de beauté
mais beaucoup moins en ville puisque tout grisonne plus rapidement
Je crois que je me sens très seule ces temps-ci
NOUS sommes tous occupé
et je vois la série de mois à venir comme un fardeau de solitude obligée.
L'hiver amène son lot d'isolement et je n'aime pas du tout ce concept.
J'aimerais voir le tout autrement mais je ne sais pas comment, en ce moment.
C'est en voyant cette photo que je me suis dit que je veux VOIR différemment.
Voir le positif, l'enchantement.
Dîtes donc, il n'y a pas quelqu'un qui pourrait nous inviter à leur chalet?
Je blague (un peu)...

samedi 29 novembre 2008

Bon voisinage qu'ils disent?




Mes voisins du haut se croient définitivement seuls au monde...
  1. Lavages répétitifs vers les 23h15 (!?)
  2. Musique à 5h00 du matin soit un mardi ou un samedi, peu importe!
  3. Party non annoncé mensuel avec des jeunes remplis à bâbord de testostérone, cris de filles et sauts répétitifs surexcités de jambes à mini-jupes
  4. Bouteilles cassées en prime au seuil de notre demeure en conclusion des ces heures festives
  5. Père qui s'engueule avec le dit fils à 3h30 du matin pour le chasser de la maisonnée
  6. Marche continuelle de long en large à toute heure du jour avec souliers bien rigides, craquant d'effets sonores
  7. En prime, nous avons un propriétaire qui apprécie depuis le début de notre séjour, de faire négligemment, la sourde oreille
  8. Tension dans notre propre appartement causée par des manques de sommeil

Conclusion: la régie du logement deviendra notre allié dans cette histoire de mauvais goût!

jeudi 27 novembre 2008

Déception

Déçue, je suis déçue; mon film n'est pas en final!
Je croyais à son potentiel!
J'espère que le jury y a vu quelque chose!

lundi 24 novembre 2008

Mains



J'ai trouvé cette photo sur le net

Elle ressemble à ce que je suis parfois
Accueillir et refuser
De peur, de vouloir, de ne pas...

Je suis écueil, accueil, seuil et recueil

Mains ouvertes, tendues, criantes
Louanges de désirs

Main
Tenant

mardi 18 novembre 2008

Avoir 20 mois...

Akim est brusque ces temps-ci à la garderie.
Il a été agressif avec ses petits collègues.
On s'est fait avertir!

Il a vingt mois, en exploration, ne comprenant pas tout,
en ayant un grand corps, beaucoup de désirs et de mouvements.

Ce matin, on parlait de lui dans l'entrée de la garderie.
J'avais les larmes aux yeux et lui aussi; il sentait bien qu'on parlait de lui.

L'apprentissage de la vie en société chez un enfant me ramène dans le pays de mon enfance.

Je me rappelle avoir regardé un documentaire sur l'intimidation et d'avoir pleurer à chaudes larmes.
L'école, cette mini société; quel horrible monstre à affronter, éveillée!

Voir Akim sentir le trouble me fait évidemment penser à moi.
Une valve sensible, déchaînée, bien à moi, qui n'appartient pas à Akim.

Le voir, sensible à cet égard me bouscule.
Je ne veux pas mélanger les cartes.
Mon enfance, son enfance.
Je suis la mère et lui le petit, en apprentissage de vie.

lundi 17 novembre 2008

S'éveiller


Puisque je suis toujours un peu en panne mais que j'ai vraiment le goût de me dire mais n'ai pas, soit l'énergie pour l'écrire, l'angle pour le dire ou la patience de l'écrire, je me réfère à quelqu'un qui ma parle toujours aussi merveilleusement bien.


Un extrait du blog de Jacques Salomé






Aussi curieux que cela puisse paraître, nous passons une grande partie de notre vie à nous éveiller.


Pas seulement au petit matin, quand le sommeil finissant nous dépose au creux d’une aurore, encore habité par les rêves de la nuit… Que nous découvrons le plaisir de nous sentir vivant et ouvert aux découvertes d’une nouvelle journée à vivre.


Nous nous éveillons aussi lors de multiples circonstances où nous allons rencontrer l’imprévisible. Dans le surgissement d’événements qui vont transformer parfois notre vie. Quand nous allons côtoyer ou nous trouver impliqués dans des situations qui vont faire appel à des ressources, à des réponses que ne pensions pas présentes en nous.

C’est à sept ans que je me suis éveillé à l’amour, dans le regard d’une petite fille qui croisait mon chemin sur le parcours de l’école. Cet éveil me fit découvrir les éblouissements et les émerveillements d’un amour naissant, les inquiétudes et le doutes sur ma capacité à aimer. J’ai aussi appris l’importance de l’espérance, la force d’une promesse à tenir. La confiance et l’abandon à me savoir porteur d’un élan de vie qui m’emportait plus loin que le présent.

Quelques mois plus tard, je m’éveillais à la lecture pour découvrir cette faim d’absolu, de courage, de ferveur qui hantaient les héros des histoires passionnées et tumultueuses. Je lisais tard le soir, sous les draps avec l’aide d’une lampe de poche. Avec la lecture, je m’éveillais aussi à la rêverie, aux voyages imaginaires, à l’identification positive quand je devenais semblable aux personnages de mes lectures.


Je me suis éveillé aussi à l’amitié, au respect d’un engagement, aux miracles et à la générosité de la nature quand j’entrais dans le mouvement scout. Ce passage marqua toute mon existence et me permis plus tard d’entrer dans des engagements militants pour des causes que je sentais vitales pour la planète, la justice, la paix dans le monde.


Au cours de mon adolescence, je m’éveillais à l’indignation, à la nécessité de défendre les démunis, les sans ressources, les affamés et les blessés de la vie.


Quand je me suis éveillé à la paternité, je veux dire à la découverte de mes rôles de père et de papa, ce fut avec l’aide de mes enfants. Ce sont eux qui m’ont appris l’essentiel du métier de parent. Ce sont eux qui m’ont fait découvrir la nécessité d’entendre au-delà des mots. Qui m’ont fait découvrir que les comportements sont des langages, qu’il ne suffit pas d’aimer ses enfants, mais de leur apprendre à s’aimer.


Je me suis éveillé aussi à la douleur de l’abandon, au désarroi de la rupture et à la détresse infinie du désamour. Pour découvrir combien la vie n’est faite que de rencontres et de séparations, pour accéder à plus d’humanitude et d’humilité dans mes rencontres avec autrui.
Il fut aussi un temps où je me suis éveillé à l’écriture, à la nécessité, à l’urgence de mettre de l’ordre dans le chaos de mes sentiments amoureux, dans la jungle de mes relations… De laisser une trace de ce qui me paraissaient être des découvertes essentielles autour d’une écologie relationnelle balbutiante.


Bref, je n’en finis pas de m’éveiller. Je n’arrête pas de sortir de la nuit de mes doutes, du silence de mes interrogations. D’oser aller vers des rencontres qui vont non seulement m’éveiller, mais me mettre au monde, dynamiser ma vie. Que ce soit en terme de découvertes et de stimulations, ou en termes d’épreuves et de contraintes, je m’éveille à chaque instant à l’imprévisible de l’existence.


S’éveiller est une activité à plein temps, sans fin, toujours renouvelée aux miracles de la vie.

samedi 15 novembre 2008

Ouf!



Gros coups de larmes ce soir pour évacuer ma semaine.

  1. Ai perdu l'espoir d'être propriétaire pour l'année qui vient.
  2. Ai eu peur de ne plus comprendre un être cher.
  3. Ai eu un grand besoin de silence.
  4. Ai reçu des «excuses» pour des propos «déplacés».
  5. Ai eu trop d'ateliers intenses à diriger.

    C'est hors de moi maintenant.
    Ce qui m'affecte le plus, c'est tout ce qui est relatif au thème de l'amitié.
    Sujet sensible.

    Yanick est parti à Sydney.
    Une petit vide s'installe.
    Quelques mois, c'est jamais long mais c'est encore plus long quand 2 complices ne sont pas à porter d'oreilles!

mardi 11 novembre 2008

Panne


Je ne sais pas quoi écrire et ça me titille.
Une vilaine panne d'inspiration m'aspire.

Je m,amuse à changer la couleur du texte et je laisse
toutes les fautes parce que j,écris vite_

Pleine de mes pensées
Bousculée par le quotidien
Je m'ennuie de ne pouvoir rien foutre.

Même pas le goût de déplacer les meubles.

Il y a des jours comme ça!

Ne pas écrire serait la solution mais j,avai le goût de gribouiller.

mercredi 5 novembre 2008

Le rêve de Mao

23h33, 4 novembre 2008
La télé est ouverte, Akim pleure, Mao ronfle. Je change la couche d'Akim, le prend dans mes bras, ferme la télé et retombe dans mon sommeil.

5h23, 5 novembre 2008

Je lis sur Cyberpresse du 4 novembre 2008

Titre: Tellement hâte de le dire aux enfants de Marie-Claude Lortie

« 23h40. Ils font dodo et ne sont pas encore au courant. Mais je suis certaine que bien des parents ont hâte, eux aussi, d'annoncer la nouvelle à leurs enfants. De leur apprendre que la tolérance a gagné un grosse victoire hier. Que la vie politique des États-Unis sera maintenant multicolore. S'en rappelleront-ils de cette journée ?


L'important, c'est qu'ils ne se rappellent plus d'avant, du temps où élire un non-Blanc à la tête du pays le plus puissant au monde était un rêve utopique.»

6h50, 5 novembre,

J'appelle Mao juste avant le début de son boulot, j'entends beaucoup d'effervescence autour de lui. Je le félicite et il me dit, ému; «Merci!»

Une victoire que je partage avec lui en regardant Akim courir dans la chambre, notre petit Obama. En lui, le Nigéria, le Bénin, le Québec, la Bretagne.

L'espoir est possible, Barack Obama allume nos coeurs, permet de rêver. Je regarde l'affiche de Martin Luther King Jr. et relis son discours «I have a dream».

«I have a dream that my four children will one day live in a nation were they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character»

Les larmes coulent sur mes joues. Le rêve de Mao est maintenant réel. Reste toutes les critiques à venir avec les dossiers lourds qu'on lègue à Obama. On sera sévère mais rappellons nous à tout jamais de ce grand jour du 4 novembre 2008.

mardi 4 novembre 2008

La p'tite tournée à Québec



C'est avec oncle Yanick que nous sommes allé visiter sa soeur et sa charmante petite famille à Québec. Comme d'habitude, nous nous sommes amusé comme des petits fous!


Voici mon départ le samedi matin juste avant ma sieste. La route ne fut pas trop longue, j'ai dormi les trois quarts du temps!


Maman a sorti ses grandes grimaces pour la photographe Alice! Mamie ne sera pas fière de sa fille, les grimaces ce n'est pas joli!


Je me suis tapé la trempette; le concombre faisant office de cuillère! Ça va bien plus vite! On s'en fout pour les autres.



Maman a dit que William est toujours aussi sympathique et vif d'esprit. Moi je le trouve gentil.



Et Alice la coquine et un brin gourmande (comme son frère William!) et qui m'a bien catiné! c'est elle qui s'est occupé de moi quand je me suis levé à 5 heures du matin dimanche... Quoi ? Mon corps est programmé pour se lever à 6 heures! Le changement d'heure ce n'est pas moi qui l'ai fait!



J'ai essayé la perruque d'Halloween d'Alice et Maman me trouve tout même assez mignon... En tout cas, si moi je dis «Camion!» tout le temps, elle, elle dit «Tu es beau, tu es beau!»



Et la totale: il y avait un chien que s'appellait Noisette! J'étais excité, j'ai eu peur et je riais. Vous avez vu je suis sur la photographie avec parrain Yanick ?



...Et on a bouffé comme des goinfres! Maman m'a dit qu'elle s'était senti comme lorsque elle était petite chez sa tante Pauline. Pour elle, de «vibrantes réminiscences» (je ne comprend pas ce qu'elle dit !) de rires d'enfants et un plaisir d'être ensemble lui a réchauffé son coeur.

Ah oui... Yanick en parlant de ma maman (Akimette) a dit qu'il la considérait comme une soeur. Et Alice a ajouté (puisqu'elle n'était pas sa vraie soeur); «Elle est sa soeur artificielle!»

Maman est donc maintenant rebaptisé devant parrain Yanick!

vendredi 31 octobre 2008

Notre petit lion



Le roi de la ville se promène à la noirceur. Méfiez-vous!



Maman est habillé en sorcière... Hen ?!?!! On est pas sensé manger, prendre le bain et aller au lit comme d'habitude ?!?!?!



Quoi ? Je peux enfin aller cogner aux portes et on ne me dit pas de revenir! Super chance!



Tiens, elle aussi elle est costumé... Et dis donc... Je la fais rire!



Non, non c'est moi qui met les bonbons dans mon sac... De quoi je me mèle ?




Ouf, 2 coins de rue c'est épuisant à marcher avant tant de gens à croiser! De retour à la maison, c'est moi qui donne les bonbons dans les sacs de nos invités!



Mon camion de pompier en main est essentiel afin de gérer mon stress de la soirée.



Bon... Je crois que j'ai pas tout compris l'ensemble des deux dernières heures. En tout cas, maman prête son chapeau à papa et ces deux-là sont fiers de moi!

Merci Yanick pour les photos de mon premier Halloween, tu es un parrain en or! Youpi, demain on part avec toi à Québec pour la fin de semaine, tu me prendras dans tes bras ? Gros câlins à toi.

mardi 28 octobre 2008

Fragile



Je dois m’arrêter quelques instants pour reprendre mon souffle.
Sinon, à quoi bon avancer sans toute sa tête.

Il est donc utile d’écrire aujourd’hui afin de clarifier.

Au boulot, je me sens dépassée par des pacotilles, je ne crois pas à mon potentiel, je fige sur place. J’ai de bonnes idées mais beaucoup de difficulté à les mettre en action.

Arrêt sur image. Pause. Blocage.

Je gouverne mes artilleries vers moi au lieu de les prendre pour avancer. Je me braque, je me sabote.

Je prends un temps fou à me justifier quand tout va bon train. Je ne comprends pas que je ne sois pas en pleine possession de moi-même. J’aimerais que tout redevienne comme avant.

Je mets tout cela sur le compte du sommeil. Lui que je ne possède plus totalement que je tente de reprendre à toute heure du jour et qui ne revient jamais à zéro.

Akim a fait des cauchemars cette nuit, il criait comme un enfant (pas comme une jeune enfant). Un cri intense en autre et le cœur épris d’un rythme contracté.

Mon cœur est d’argile, pulvérisée. Mes émotions sont à fleur de peau.

Je vais bien tout de même mais je me sens plus clairement fragile rapidement et intensément qu'avant pour en finir plus rapidement. Est-ce un cycle ? Une étape ?

jeudi 23 octobre 2008

«Fini, fatigué, caché?»



Je me sens un peu comme Akim sur cette photo.
Fatiguée du chemin, hâte d'arriver au bercail de la fin de semaine.
Semaine débutant dans la gastro et finissant dans le froid.
J'appréhende l'hiver, déjà il arrive avec sa satanée température.
Je devrai dormir plus tôt à chaque soir pour éviter de me rendre malade.
Voilà mon lot du jeudi soir.

dimanche 19 octobre 2008

Écho Zazoo



Le reflet de soi
Est encadré
Par ce qui nous entoure

Être restreint à ce reflet
Nous abîme

Sortir de soi

Marcher sur cette image
Aller plus loin
Créer des ondes
Des zones
Des baumes

Partir même quand est parti
Sauver sa peau

Aller plus loin
Parce que là
Ce n’est pas pour soi

Ne pas hésiter
Se sauver pour les bonnes raisons
C’est comprendre ses limites

Se tromper peut-être
Mais au moins
Avancer
Pour mieux se comprendre

Parce qu’assumer, c’est pas toujours la clé

Parfois il faut éviter
Parfois il faut tenter
Parfois il faut partir

Ton cœur le dira
Ta tête acquiescera

Photos oubliées



Cet été avant de partir de chez mes parents



Promenade de bus soutenu par papa et supervisé par grand-papa



Dans l'arbre, c'est plus frais!



Le matin très tôt des regards d'amour



Ah coucou maman!



Tante Louise fait le chien...bizarre!

jeudi 16 octobre 2008

"La grande Odalisque"




Quelle superbe photo prise par Micheal Thompson de l'actrice Julianne Moore en 2000.

Portrait d'une fille nue dans un harem.

Une reproduction d'une peinture de Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1814.

Ça vaut la peine de cliquer sur la photo pour bien en observer ses détails.

mercredi 15 octobre 2008

Je m'auto-pub!



Le thème de l'immigration vous intéresse ?

Je vous invite à regarder une compétition de courts-métrages en ligne de Radio-Canada Internationale!

Mon film "Ici / Ailleurs" y sera dans 3 semaines (du 30 octobre au 5 novembre), d'ici là, vous pouvez regarder les autres films et vous faire une petite idée de la compétition!

SI VOUS OUBLIEZ DE REGARDER MON FILM... DANS 3 SEMAINES, JE VOUS RELANCE!

Vous participez en votant, vous avez la chance de gagner un super I-Pod!

SVP diffuser dans vos réseaux!

Lien pour le site :
www.rciviva.ca/migrations
(Cliquez sur "Appel international de courts et de balados sur l'immigration")

Au plaisir de vous savoir au rendez-vous!

mardi 14 octobre 2008

Bulle



J'ai envie de me bercer sur une feuille au gré du vent.
Ne pas me dire que peut-être un vent violent pourrait me faire tomber.
Je veux arrêter de craindre.



Pousser mes limites tout en gardant ma bulle à moi.

Je veux, j'aimerais, je vais.

jeudi 9 octobre 2008

Mon arbre à palabre



Je vous présente OUEDRAOGO, Georges de son prénom. Mon ami de Ouagadougou du Burkina Faso de passage à Montréal.

Retrouver Akim et Georges sur la même photo, c'est boucler un ensemble, c'est voir le chemin et empoigner le temps.

Georges était mon confident lors de mon premier séjour en Afrique de l'Ouest, le sage, celui qui bousculait mes nouvelles perceptions et apprentissages. Il était mon arbre à palabre. Vous savez ce fameux baobab: une force de la nature.



Cet arbre immense et costaud où au dessus, on se loge pour causer, là où les rencontres du village se font. Le lieu de tous les rassemblements, des décisions, des apprentissages. Le lieu où le corps est à l'ombre sous ses rayons de soleil omniprésents et où la lumière de l'esprit peut rejaillir.

Je me sentais ainsi auprès de Georges. Je me savais en confiance.

Je me souviens très bien du matin lorsque je lui ai révélé avoir fait un rêve que je faisais depuis longtemps. À chaque fois dans ce rêve mille fois visité, ma curiosité me menait à me heurter devant de multiples portes closes dans un immense immeuble. Cette nuit là, j'avais ouvert plusieurs portes, le sentiment était puissant.

Un jet de lumière rayonnait sans m'aveugler, me réconfortant et un sentiment de liberté extrême me séduisait à chaque ouverture de porte. J'ouvrais chaque porte avec joie. Je me permettais de le faire, cette fois-ci, j'imagine. Une visite dans mon rêve, mon inconscient. Presqu'ésotérique tout ça mais si réel!

Il avait sourit et m'avait dit doucement:" C'est l'Afrique qui t'a aidé à ouvrir ces portes!" Il avait raison.


Retrouver Akim et Georges sur la même photo, c'est boucler un ensemble, c'est voir le chemin parcouru et empoigner le temps. C'est aussi y voir les origines africaines de mon fils. J'ai hâte qu'il foule la terre béninoise de son père pour son plus grand bien; je lui souhaite.

lundi 6 octobre 2008

Lecture du dimanche



Dimanche après-midi après la sieste familiale, papa Mao lit le livre de contes classiques d'Akim que ma grande soeur lui a offert. Il aime feuilleter et tourner ses grandes pages cartonnées et observer de haut en bas l'ensemble de ces images.

Akim adore transporter ce livre de gauche à droite dans l'appartement comme on pourrait transporter un objet précieux qu'on affectionne et divulgue à tous. Pourtant ce livre est lourd même pour nos bras d'adultes. Pour Akim, le poids ne semble pas être si énorme, au contraire, il montre une grande fierté à empoigner ce livre, de tout son petit corps.

Parfois lorsqu'il le regarde seul, j'ai l'impression qu'il cherche les camions.

Son histoire préférée est celle du loup et de l'agneau. Nous aimons imité, les trois ensemble, le son du loup. Comme une libération commune. Ah ah ah hhhhouhouooooooooooooohhhooooooohhhooooooooooouuuuu!



Les dimanches après-midi quand nous sommes tous ensemble, c'est mon moment préféré à moi, Akimette.

Je suis...

une montagne, une rivière, un fantôme, un cochon, un lion et une girafe.

Demain, je serai une pomme, un camion, un avion, un autobus et une fleur.



Après demain, je serai une crevasse, un porc épic et un soleil.

Je suis le pantin d'Akim.

J'aime le surprendre et le faire pouffer de rire.



Le taquiner en sentant ses petits pieds (avec lui) qui puent (juste un peu).



Courir dans le corridor pour lui faire peur.
Me cacher pour le surprendre.



Je suis.

vendredi 3 octobre 2008

Le bain

18h30, je suis déçue, je raccroche le téléphone.

Je m'étais imaginé toute une soirée à l'extérieur de chez moi, à l'extérieur de la rigidité de ma routine. Et ça ne fonctionne pas.

C'est vrai, je ne peux pas m'imposer ainsi à aller chez quelqu'un mais merde que j'en avais vraiment envie.

Comme d'aller sur un balcon de quelqu'un gueuler, chialer, rire, pleurer, me défouler à fond. Juste un brin, juste pour ventiler, rien qu'un peu... Mais bon, je peux pas m'imposer!

Deux choix devant moi; je boude ou je m'arrange pour m'amuser.

À la différence de toutes les milliers de dernières fois, je m'arrange pour m'amuser. Un difficile "pattern" que je travaille depuis des lunes. Le travail d'une vie... il faut bien que ça commence à fonctionner... 40 ans et des poussières, la fille commence à comprendre!

Je décide donc de me plonger littéralement dans ma soirée... Allez oups, tasses-toi Akim, maman rentre dans le bain avec toi.

Il se tasse gentiment un peu surpris et se positionne en cuillère comme si c'était une vieille routine entre nous! On lit son livre Caillou "tape des mains", on tape des mains, je m'amuse déjà... "Caillou donne des bisous", "smac", on se donne des bisoux, tout plein en rigolant de bon coeur...

Wow, c'est facile d'être bien! Je m'étonne et savoure pleinement le moment.

Akim regarde mes seins et dit "bobo", je lui dit "non, comme tes mamelons", il regarde les siens... J'avoue que c'est moins évident!!!

Il positionne sa bouche sur mon mamelon et je lui dit "lait", il dit "lait" et me regarde et me dit "fini!" Et oui "fini", c'est bien logique! Je ris.

Puis Akim comme à son habitude ces derniers temps, se met à prendre une à une toutes les bouteilles de shampoings pour les lancer dans le bain. GRRRRRRR!

Les bouteilles de shampoings, on en a pas deux... Mais une douzaine; des fonds, des pleines, des tests, des classiques... Complètement ridicule! Et j'avoue que ce geste d'Akim de lancer le tout méticuleusement, m'énerve un peu, j'imagine que mon désir d'ordre ressort et ça me titille et en plus, je juge ce titillement (du Akimette à 100%!)...

ET VLAN... Au lieu de me perdre dans ces sentiments confus (et ridicule... oups jugement..), je me mets à lancer les bouteilles avec lui dans le bain.. WOW, quel soulagement, Akim est un peu surpris!

Un bain chaud et rafraîchissant. Pas de bouderie! Un vrai délice!

En un rien de temps, je me suis tapé du bon temps.. Je me prépare donc à chausser mes Merell et me promener dans mon quartier pour faire un peu de différence dans ma routine en contournant ma bouderie légendaire.

Je ne peux pas vous dire que je suis pleinement épanouie (il faut être réaliste et honnête, je ne suis pas dans un film, je suis dans ma vie!!) mais je me fais la leçon et se faire soi-même la leçon, c'est la meilleur des choses.

Bon je n'aime pas l'idée de dire "leçon" ; je ne trouve rien d'autre comme explication.. Mais bon, j'ai d'autre chsoe à faire que de chercher longtemps le mot juste... Je dois urgemment aller me faire plaisir!

Brouillard


Une période en moi, s'efface.

Je relis ce que Fannie m'envoie.

"Ma p'tite Gen, tu viens de retomber sur tes pattes après une longue période de doute professionnellement parlant. Là, tu as une certaine stabilité et un nouveau style de vie que tu dois apprivoiser. Prends ça un jour à la fois.

À la job, y a pas personne avec une fracture ouverte, y a pas de sang qui coule, y a rien qui te dit que tu dois te mettre une pression surhumaine... Tu fais ton petit train train, tu suis ton chemin. J'ai réalisé que dans ce genre de job, il ne faut pas trop focusser sur le résultat et qu'il faut juste pousser son camion et voir où il mène..."

C'est vrai, merci du regard externe, trop proche de ce que je vis, je n'y vois plus rien, le brouillard s'installe!