dimanche 29 mars 2009

Les changements et moi!



Cette annéee comme à toutes les années, je vais changer mes meubles de place; c'est un fait, ça fait partie de mon ridicule ou de mes fantaisies. J'ai un grand besoin de changer mon environnment immédiat pour voir plus clair ou autrement pour modifier et jouer avec le cours des choses!

Cette semaine, j'ai donné ma démission, je change de boulot.

Aujourd'hui, j'ai envoyé une lettre de non prolongation de notre bail à mon proprio, nous déménagerons en juin.

Ces changements font rigoler un peu mon entourage... Comme si c'était du Geneviève tout craché...

Je me suis donc mise à me poser des questions... Pourquoi changer?

J'ai de bonnes raisons pour les deux cas; l'emploi, j'allais me faire éjecter d'un instant à l'autre; par une coupure budgétaire et si ce nétait pas le cas immédiatement, de toute façon, l'ambiance s'envenimait... Une collègue a démisionné 2 jours avant moi et une autre est venu me voir après mon annonce pour me dire qu'elle cherchait aussi! Bon, j'ai de bonnes raisons de quitter; pour un meilleur ailleurs!

Pour l'appartement... J'aurais préféré rester là-bas pour minimiser justement les changements mais quand on dort pas ou on fait de l'insomnie de 2 à 3 fois /semaine à cause du bruits nuisibles, je crois qu'il est bon et sain de partir.

J'écris ce billet pour me confirmer et me rassurer de ces changements. Je crois que j'ai bien fait, nous avons besoin de paix intérieur, la vie court vite.

Il faut se la couler douce et non pas «se faire chier» et être insatisfait constamment! Parfois, je crois qu'il faut changer pour le meilleur et non pas pour le plaisir de changer!

lundi 23 mars 2009

Yéééééééé

Je suis bien occupée ces temps-ci:
plein de choses autour de moi
je n'ai qu'à choisir...

À moi de voir ce qui me convient le mieux;
quel luxe...

Le printemps s'annonce bien!

samedi 14 mars 2009

Au marché Jean-Talon

Il est tout près de chez moi
et j'y vais plus souvent qu'autrement pour zieuter les Autres

J'aime particulièrement rester devant un marchand
comme si j'attendais quelqu'un et l'observer dans son travail
comment il dispose de ses fruits et légumes
puis voir le contact qu'il entretient avec ses clients
et écouter sournoisement ses phrases de courtoisie

J'aime aussi regarder les clients qui déambulent

Ils sont amoureux?
Parents ou amis?
Heureux ou en chicane?
Qui sont-ils au juste?

Le marché me done cet espace
pour m'inventer des histoires
et... fouiner... comme toujours!

lundi 9 mars 2009

Au musée des enfants



«WOOOOOOOOOOOOOWWW... On peut tout toucher ?!!???!!??»



«Enfin je peux m'asseoir dans une voiture!»



«Allez hop, on fait le marché!»



«Puis on passe à la caisse!»



«La voiture de police... Avez-vous vu, c'est moi qui conduit!»



«...Ce que je vais faire des beaux rêves!»



«Grand-papa et moi, on est en prison, regardez, Grand-papa pleure!»



«Bon, c'est moi le chef de police!»



«La pépine!!!»



«On conduit avec doigté!»



«Hihi... Grand-papa fait le pompier!»



«Vroum, vroum, je dois aller en urgence sur les lieux de l'accident!»

vendredi 6 mars 2009

Qui sommes-nous?


Je suis allé voir ce film lundi dernier. Je savais que j’allais aimer. J’y ai vu des réponses, des ombres, des questionnements. Troublant. « I want to feel things » fut la phrase que j’ai retenu.

Est-ce que nous faisons en sorte de vivre à plein ce que nous désirons vraiment? Répondons- nous à des normes sociales? Sommes-nous à l’écoute de soi ? Notre fragilité est-elle une faiblesse ou une force? Être quelqu’un, qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Qui se souviendra de moi dans 10 ans ou 20 ans ? Est-ce que l’on fait ce que l’on veut ou ce que l’on peut ? On camoufle nos désirs profonds ou on les dévoile? Nous sommes un numéro d’assurance sociale ou une personne ?

De multiples questions faisant écho à Fannie, lui et elle du boulot, à eux et celles-là et à moi. Un film qui m’a fait réfléchir comme j’aime. Un film qui arrive au bon moment.

Réponse anonyme


Il est vrai que j’ai réagi promptement, je le sais. Je me suis questionné sur cette réaction. Souvent quand on réagit fort c’est qu’il y a quelque chose qui nous interpelle, qui nous blesse ou que je me dis qu’il faut travailler… Ah… Travailler sur soi! C’est mon plus gros boulot!

Une amie qui ne me parle plus, m’a déjà dit que je faisais trop d’introspection, que je me posais trop de questions. J’y ai cru un moment puis je me suis dit que non, ce n’est pas vrai, si je me pose autant de questions c’est que je veux avancer et que c’est ma manière à moi de prendre l’autoroute de la vie et que je suis bien ainsi…

Je constate aussi que les personnes qui ne se posent pas assez de questions, évitent et enfouissent des réflexions qu’ils n’osent pas faire. Je sais qu’il faut un certain équilibre entre des lâcher prise et des réflexions multiples, qu’il faut laisser la place à l’inconnu et les foutus doutes.

Je sais aussi que je suis ouverte aux autres… Alors entendre « Ouvres toi aux autres! » me glace le sang… Mon quotidien n’est fait que de cela, écouter lui et elle pour le boulot, m’adapter à ma vie de femme et de mère, être bien dans son couple tout en respectant l’autre et soi-même. C’est ma gymnastique quotidienne; être ouvert à l’Autre, recevoir l’Autre, aller vers l’Autre… Ces temps-ci je suis fatigué de toutes ces acrobaties parce que mon corps et ma tête tentent de tout capter, d’interpréter, de motiver l’Autre. Je suis réceptive à fond!

J’aimerais être anonyme parfois et dire ce que je ressens sans qu’on me demande « si ça va? » parce que j’ai dit que je n’allais pas… Parce que j’apprends à apprivoiser mes ombres, mes tristesses, mes peurs; je tente de les accepter pour les vivre à plein, les ASSUMER.

J’apprends depuis près d’un an à accepter mon côté sombre. Si je suis parfois si rayonnante c’est que les leçons de vie font de moi, une bonne élève.

lundi 2 mars 2009

S'ouvrir à l'autre ?

Je reçois un commentaire d'un anonyme... Et je ris dans ma barbe!!! S'ouvrir aux autres serait la piste à prendre suggéré pour enrayer le négativisme de mon autre billet !???

Mais je ne fais que cela et je ne cherche que cela! Ce que j'ai écrit n'est qu'une façade de ce que je vis: croyez-moi cher Anonyme, je suis ouverte!

Bon début de semaine... Déjeuner au resto avec de la p'tite musique française: malgré le froid, je me sens réchauffé par mes réflerxions et les avenues à prendre.

Je prévois changer quelques petites choses... Mon «Métro boulot dodo» sera affecté... On verra bien! Cet après-midi, je me paie le cinoche! Me revoilà, repartie!

dimanche 1 mars 2009

...

semaine de merde
pourtant plus de 6 milliards
et si seule
il ne faut par dire ça
mais je le dis pareil

mercredi 25 février 2009

J'aime quand...

je te chatouille et tu ris de bon cœur

je te demande de te lever dans ton bain pour laver tes fesses
et que tu te mets comme un V à l’envers pour m’aider

tu cours vite pour éteindre des feux imaginaires

tu danses en faisant aller tes bras comme un adulte engourdi

tu te déguises avec les chapeaux de papa

tu cries de joie quand tu vois un nouveau camion

tu mets mes gants parce que tu as perdu les tiennes

tu me demandes : « c’est quoi ça ? »

tu répètes ce que je dis si précisément…


Ainsi tu me fais oublier que tu dis beaucoup de « non » ces temps-ci et que tu fais à ta tête!

dimanche 22 février 2009

En allant au marché...


Nous sommes tombés sur la boîte à photos «Amélie Poulain»... J'ai fait ni une ni deux, j'empoigne mes deux hommes et je sors le 4$ exigé pour figer dans le temps ce moment.

Métro du Parc, là où tout à commencer, où une première photo a tout d’abord été prise, où l’on s'embrassait comme des adolescents; tout en furie d'amour!

J'aime l'expression d'Akim qui n'y comprend rien et moi qui tente de faire le clown pour le faire réagir... Mon double menton est bien là aussi fixe que la photographie! Grrrrr... Ce gras qui m'envahit dirigé par mes mains et mon ventre affamés!

J'aime aussi l'idée de refaire une photo avec Mao et Akim quelques années plus tard dans le même lieu.

Je me souviens aussi très bien de ce même genre de photos que mon père prenait avec nous, les enfants dans ce type de boîte en métal; si fier de sa progéniture!

Je vais scruter toute la soirée mon photo-roman comme un immense livre ouvert!

Je repense à Salomé que j’ai lu hier soir avant de tomber dans les bras de Morphée :

«… Ce n’est pas l’amour qui maintient ensemble deux êtres dans la durée, c’est la qualité de la relation qu’ils peuvent se proposer l’un à l’autre.

C’est la capacité, chez l’un et l’autre, d’entretenir des échanges en réciprocité, et d’établir une relation de mutualité suffisamment nourissante pour alimenter leur amour, le vivifier et le prolonger dans le temps»*

Quelle belle invitation cette citation et aussi une façon différente de voir l’amour, non comme entité inné, qui va de soi et que l’on peut acheter au magasin; « L’amour, ça se cultive! » comme dirait ma mère…


*À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même?, Jacques Salomé, éd. De l’homme, 2008
p.20

samedi 21 février 2009

Salomé au cube

Lettre de Jacques Salomé: ce que la vie m'a appris


Jacques Salomé
La Presse


Très ému de recevoir le prix du Grand public / La Presse au dernier salon du livre de Montréal (dans la catégorie ouvrages pratiques), Jacques Salomé a écrit une lettre pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Nous la publions intégralement pour le plaisir de ses lecteurs!

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m'ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d'influencer le déroulement de mon existence.

J'ai ainsi appris que la vie n'est faite que de rencontres et de séparations et qu'il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J'ai appris encore qu'il y a toujours une part d'imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu'il m'appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l'immensité d'un jour.

J'ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l'instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris douloureusement que je n'avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j'aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu' ils me sollicitaient, que je n'avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j'avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j'imaginais) de la vie.

J'ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s'accélérait en vieillissant et qu'il était important non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l'autre aussi frustrante ou décevante qu'elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l'autre et refuser sans le blesser.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J'ai appris joyeusement à planter des arbres, c'est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu'à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel.

Jacques Salomé est l'auteur de: À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même? aux Éditions de l'Homme /
www.j-salome.com.

mardi 17 février 2009

Mortalité

Il est décédé vendredi dernier vers 10 heures du matin.

J'ai toujours apprécié Oncle Roger, le grand frère de mon père.

C'est à reculons que je suis allé aux funérailles, de peur de trop pleurer.
De prendre trop de place, celle des intimes.

Qui peut pleurer un mort?
Je sais, tous.
Mais ce rituel, cet hommage à une vie me met chaos.
Je gère mal la situation.

Mais aujourd'hui, je me suis laissé aller aux larmes.
Voir trois grands gaillards, ses fils, pleurer,
m'a donné l'espace de dire ma peine.

Roger est un homme rieur, authentique, intègre.

Je le revois, plus petite, si farceur dans le temps des fêtes.
Il parle fort et a de grandes dents.
J'avoue que j'ai un tantinet peur de lui avec mes yeux d'enfant.

ll a de grosses bagues et un franc parler.
Il est plombier comme son père Georges.
Il aime sa femme comme deux hommes.
Elle est parti beaucoup trop tôt, il y a de cela plus de 14 ans.
Il est né et a vit à Ville Émard.

Oncle Roger est mort.
Sa mémoire restera toujours aussi vive en moi.

lundi 9 février 2009

Rendez-vous avec Caillou

Je l'avoue: je ne suis pas trop «fan» des sorties
officielles dans des lieux très touristiques
mais voilà que nous nous sommes fait prendre au jeu!

Je ne suis pas «snob» (Nicole dirait «oui»...);
je n'aime pas la foule, en faire partie m'arrache toujours
mon unicité que j'aime tant détenir.
Je ne sais trop, beaucoup de gens dans un même lieu,
outre que pour un spectacle, ça me fout les boules
et ça me bouscule en dedans!
Bon... Je me concentre; je le fais pour mon beau Akim!

Après notre randonnée en métro, on a du réveiller
Akim pour lui montrer où il était...
Wow, des oiseaux, des crocodiles,
des loutres et des castors... VIVANTS!





«Et le vrai Caillou qui m'étampe sur la main son icône!??!
Il m'applaudit pour ça? Il me parle ?»



«Et puis en plus, il y a un gros livre...
Presqu'aussi grand que papa!»



«Je suis beau avec ce chapeau innu, hen?»



«Et papa a fait une photo de maman,
Caillou et moi dans le canöe!»



Confidence de maman: je viens de vivre un
fantasme bien à moi! Quand je pensais plus jeune
à la maternité; je me voyais systématiquement
avec cet enfant, l'amenant à une pièce de théâtre.
Je me visualisais, lui assis sur mes genoux et moi,
le regardant avec délectation, réagir au spectacle.

J'ai eu enfin mon baptême. Akim était beau à voir,
il réagissait et s'emballait tout naturellement.
De profil, en jeu d'ombres, je le scrutais
et mon coeur débattait. Ça fait chaud au coeur.
Ce fut très émouvant de voir ce désir, ce rêve accompli.

J'y pense encore!!!


J'ai retrouvé des photos de Noël dernier;
le beau Akim en boubou africain!



... Puis en fan des Canadiens avec tante louise
en arrière-plan et Roberto qui lui a
donné sa première tuque d'équipe de hockey!!

jeudi 5 février 2009

Douceur

Hier soir dans son lit
Akim me touchait délicatement le visage
Il répétait doucement en chuchotant
Et me pointant de son petit doigt:
"Nez, yeux, joues, menton, front..."

Comme s'il se répétait une leçon fraîchement appris

Les yeux fermés, je me délectais
Lorsque j'ouvrais l'oeil, je le voyais rieur

Petit filon de douceur
Petit fiston de bonheur

dehors février

Ce matin, un suicide dans le métro
Je suis en retard mais c'est pas grave
Je pense à ceux qui envisagent le suicide
Et ceux qui ont passé à l'acte

Les jeunes que je rencontre vont mal
Le mois de février est statistiquement court
mais illogiquement long

Je pense à Dédé Fortin
Parce que je l'écoute depuis une semaine
Pour ma part, le soleil est dans mon coeur
Mais je rencontre des esseulés sur mon chemin
Je tente d'être là pour eux
Je comprends la détresse
L'immensité et le vide
J'aimerais les prendre dans mes bras
Mais parfois je me sens impuissante
Je tente d'être à l'écoute
J'espère qu'ils voient ma sincérité


LE RÉPONDEUR paroles de Dédé Fortin



Y'a ben du monde qui grouille dehors
Malgré l'hiver qui fait son smate
Si y'a un soleil y brille pas fort
J'aime la lumière c'est un peu plate

Coudonc ça va-tu mal dans l'monde
Ou ben y'a juste moé qui capote
C'est p't'être ben parce que j'ai pu d'blonde
Qu'la vie a l'air pas mal moins hot

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Y'a des tracteurs partout dans'rue
Y vont aller mettre la neige ailleurs
Ça sert à rien y vont être déçus
Ça fait même pas plus de chaleur

Hier j'ai rencontré un pauvre
Y vit dans rue pu rien pantoute
Y m'a dit une phrase j'l'ai trouvé drôle:
"La vie c'est court mais c'est long des p'tits boutes"

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

J'y'ai jamais dit je t'aime tout court
J'ajoute toujours quequ'chose après
C'comme ça qu'on voit si on est en amour
Je t'aime beaucoup ça fait moins vrai

Peut-être qui neige peut-être qui pleut
L'hiver est même pas sur de lui
Y'est fait comme moi y'est aussi peureux
Dans l'fond l'hiver c'est mon ami

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

À soir c'est mon anniversaire
Ben oui gard' donc j'ai 35 ans
Je l'sais, je l'sais j'en ai pas l'air
Pis j't'encore plus jeune par en dedans

Ouais ben l'amour la mort pis toute
C'est des questions trop grandes pour moé
Pis à part de ça le monde entier
Veut juste savoir combien ça coûte

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

Si j'ai pas l'goût d'aller vous voir
Vous autres qui dansez comme le feu
C'pas parce que j'aime pas vos histoires
Ch't'un peu jaloux d'vous voir heureux

J'vas m'réveiller demain matin
Y va avoir un beau gros soleil
P't'être ben que j'vas avoir un p'tit refrain
V'nir au monde entre mes deux oreilles

C'est à cause de mon répondeur
Y'a absolument rien su'a cassette
J'te dis qu'à soir dans mon p'tit coeur
Y fait frette

lundi 2 février 2009

Ahhhhhhhhhhhhhhhh

Beaucoup de difficulté à gérer les presque 2 ans d'Akim
Cris, plaintes, pleurs
Énergie en surdose
Réveil nocturne
Besoin d'attention grandiose

Ahhhhhhhhhhhh... Je me sens coïncée en dedans!
Je gère mal le tout et évidemment
Oh surprise...
Je me juge à fond!

Aujourd'hui, je n'ai pas de but
pas de cinéma, pas d'heure à respecter
Une pause que j'ai de la difficulté à savourer

D'apprentissage en apprentissage cette maternité!

dimanche 25 janvier 2009

Rendez-vous avec moi!

J'avais besoin d'air... Akim veut tout et tout de suite
Maman tente de répondre mais là, elle n'est plus capable!

Vite, vite, dehors!
J'habille Akim, on essaie sa nouvelle pelle puis on fait un p'tit tour de traîneau…
Déjà ça va beaucoup mieux...

Je ramène mon exigent petit être dans la maison
Papa lui demande de l'aider à faire le lit.
Il faut l'occuper ce petit loup; de l'action au centuple, de l'énergie à vendre.

La rue est à moi, je décide de prendre une bonne marche.
J’aimerais être dans le bois et entendre mes mouvements.Les branches que je frôle, la neige que je déloge et le vent qui pourrait me parler doucement. La ville n'apporte pas ce support. Je dois donc aller vers les autres pour entendre un écho apaisant !

« Tarek est là à son épicerie; ouf, il ne sait pas encore… Mais il me sauve un peu! »

Je rentre pour le saluer, sa fille est là ; « Elle a grandi dis donc… Ah oui, bientôt 6 ans! »
Sa femme arrive, gonflée d'un nouveau bébé, je les félicite pour cette nouvelle et aussi pour son doctorat en génie civil presqu'en poche !

On cause de tout et de rien; je me sens bien avec eux.
Ils me regardent droit dans les yeux et parlent avec le cœur.

Je les quitte pour continuer ma balade.
Je décide d'aller manger méditerranéen.
Je commande un café au lait ; j’ai presque les larmes aux yeux.



Un homme qui vient te porter avec attention, un café au lait bien chaud muni d’une mousse et une pincée chocolat : quoi de plus sexy ! J’addddore… (« Yanick ne dit rien ! »)

Mon sandwich est délicieux…. Je prends mon temps.

« Ça y est, je vais mieux ; je suis revigorée ! »

samedi 24 janvier 2009

Transfert

Je décide de reprendre les billets déjà écrit sur l'autre blogue
Afin de leur donner un nouveau souffle

Ils sont de moi, différents mais de moi.


Un regard... autre






Voyager dans sa propre ville

Il avait pour parapluie un journal de la veille.
Dans ses poches, un amas de sous blanc
et vraiment rien de prévu pour les jours à venir.

Je pense à Z. et sa peine et sa douleur et le vide qui la gruge.
N'avoir rien de prévu dans ce monde si planifié
nous donne à frôler une certaine folie, un saut dans le vide.

Perdu au trop creux de soi.. qui nous aide à remonter?
À qui ose-t-on se dire, à qui crier sa détresse?

Qui veut entendre?
Qui a le temps?
Qui écoute sans porter de jugement ou de solution?

C'est en s'accrochant à ce qui ne conseille pas
que l'on revient à soi.

Tu as parlé de doute?

N'est-il pas ton allié? Je le vois ouvert et équilibré.

Tu le vois autrement.

Pour ma part, il m'apporte souvent la force de mon intuition,
l'issue pour laisser aller les choses.
Douter est pour moi une option à prioriser
Sans le doute, il y a n'a pas de questionnement.

En ce moment, il y a justement trop de questionnements...


(cliquer sur l'image afin de pouvoir lire)
"Aime-toi, la vie t'aimera" p.89, Catherine Bensaid, éd. Pocket, 1992

Je revois Lulu.

Dans le bus, en attente de rien et osant croire à tout
il causait à qui n'avait rien accrocher à l'oreille ou aux yeux.

Je n'ai jamais su où il allait
L'autobus semblait à la fois son transport et sa maisonnette.
Lulu était son nom.
J'en avais décidé ainsi.
Un inconnu qui me plaît et qui me dérange
Parce que parfois je me vois en lui.

Désarçonnée et en déséquilibre.

"Lulu.. et toi comment me prénommerais-tu ?"

Comme tu veux, tu sais, j'accepte le personnage que tu m'apposeras.

C'est ta création; ta réponse; ton moyen de comprendre mon personnage. Celui que tu décideras de me donner.

Un jour, tu me parleras, je suis disponible.

Tu attends peut-être que je t'interpelle dans une façon de faire dans un geste ou une expression qui t'interrogera?

J'ose croire que je te demanderai simplement "Comment ça va ?"
Pour que tu puisses te dire, te définir.

J'attends, je t'espère.