lundi 12 mai 2008

24 heures en image

Dimanche, préparation du dîner.




À travers la vapeur du riz, une petite fleur s'ouvre pour montrer son bedon!



Lundi matin, on attend le bus ....




Pour la garderie!


Coin Président-Kennedy et Bleury, j'attends la bus 125.
Devant moi, les sans-abris.
Un amas de gens qu'ont ne regardent plus.



En revenant de l'école où je vais rencontrer les jeunes.
Leurs confidences sont parfois lourdes, les fleurs sur le chemin distraient mes pensées.




Avant le bain... à la fenêtre comme il aime tant y être.
"Tout nu, tout nu" que je m'amuse de dire!



Depuis quelque temps, il se met à courir dès que je le déshabille et s'attend à ce qu'on le poursuit; ce que nous faisons avec plaisir!



Aller...au lit aussi Akim!

Bonne nuit mon petit homme, xxx

samedi 10 mai 2008

Moi, maman?

Hier, j'ai eu une soirée de filles avec Geneviève, Fannie et Katia.
Ça fait du bien de jaser de tout et de rien en bonne compagnie!

Comme d'habitude j'oublie de recharger ma batterie d'appareil photo. Pas de photo encore.

On est samedi soir, nous avons dormi une bonne partie de la journée, je suis un peu endormie, saoûle de tant de sommeil.

Il ya longtemps que je n'avais pas eu la chance de dormir autant surtout que je m'étais couché à 1 heure du matin!


Je fouille dans les photos de l'ordi, je voyage à travers cette expéreince encore indescriptible qu'est la maternité.

Je constate que je suis encore étonné qu'Akim soit là!

Tu es qui toi?



Quand je pense à toi et que tu n'es pas là, je te vois rieur avec papa tout près comme sur le photo.

Sinon je pense à tes beaux yeux.



Ou lorsque tu joues avec mon papa à moi. J'aime l'idée que mon papa soit avec toi comme avec moi lorsque j'étais petite comme toi.



Est-ce que je vous avais montré sa promenade avec son papa en plein hiver. Je crois que non. Je les trouve mignons.



Je suis encore étonné d'avoir un enfant.

Qui moi ? Maman?

Un rôle à part entière à la fois si simple et si complexe.

Les jours passent rapidement avec toi. Je me pose moins de questions depuis que tu es là...

Alors tu t'imagines comment c'était avant!!!

Akim, je te remercie du fond du coeur, tu es le plus beau, le plus "cool", le plus drôle; tu es plus magnifique que mes espérances d'enfant.

Tu me plais mon petit coquin d'amour!

vendredi 9 mai 2008

Le regard de la voyageuse



Parfois tout se répond comme lors d'un voyage.

Pleine de chambourlements, en construction éternelle, je suis la pro de l'introspection.

En ce moment, je remet les pendules à l'heure et je me sens en voyage.

Peut-être à cause du retour d'Anny qui m'inspire ou à cause de Myléna qui a cette fraîcheur de la voyageuse sans bagage.

Tout s'entremèlent, tout se répond.

Je pars en bus avec mon I-Pod et le vidéo-clip commence; la musique est synchronisée à mes pensées comme par magie!

Et puis je me dis "NON", ce n'est pas de la magie, ce n'est pas "Le secret"; c'est tout simplement moi qui décide de regarder autrement. Comme une voyageuse.

Quand je voyage, pour ma part, je scrute les détails, je tente de décoder, de tout comprendre une journée puis le lendemain je me surprends à me laisser aller à me balancer au rythme de cette ville ou village qui n'est pas mien.



Je m'accapare la bulle d'odeurs, d'impressions.

Je m'ouvre à ce qui m'arrive; je me laisse aller au point d'avoir l'intuition du moment.

Un lâcher prise complet.
Être soi, entièrement.
Une liberté que je permet d'avoir en voyage.

Que tous, je crois, se permette d'avoir.
Certains sans le saisir, certains ne cherchant que ça!

Ennivrée de ne plus devoir être l'être social du quotidien de son coin de pays.



Se permettre d'être à des milliers de kilomètres de notre personnnage de vie.

Délaisser ses acquis, ses peines, ses connaissances. Son téléroman de vie.



Sortir de soi. Consciemment. Se retrouver. Saisir. S'aimer. Oui; s'aimer.



Ce regard de voyageuse, de plus en plus, je tente de le reprendre pour ma vie de tous les jours.

Il est le regard que je dois porter à ce que je vis.

C'est ma quète, mon obsession.
Depuis des lunes et des printemps durant.

Je constate qu'Akim m'aide à retrouver le chemin.

Aussi, Mao, Yanick, Mélissa, Caroline, Fannie, Milène, Pierre, Myléna, Jean-Philippe, Anny, Pierre-Jules, Louise, Maman, Véronique en ce moment.
Sans le savoir pour certains.

D'autres avant, d'autres après.

Réfléchir tout haut comme Doisneau l'a bien capté sur cette photo intemporelle.




Sur un banc d'école, reprendre en main sa fragilité, sa douceur et sa fraîcheur bien à soi.

Ouvrir grand les bras; se donner le goût des autres et vivre à plein.


...


S'amuser à apprendre puis s'étonner de faire des liens.



Prendre la grande route.

Je sais que je peux la prendre à tous les jours, il s'agit de m'en convaincre.

Myléna; avec ton message d'hier que j'ai reçu, tu as précisé et répondu à ce je suis profondément. à ce que je vis en ce moment.

Ton joli titre m'a plu, tes mots m'ont bercé, ton regard m'a dorloté.


Je te relis:

"Un vent d'espoir

Bonjour Geneviève,

... j'adore te lire. Tu as une façon tellement vraie et sincère de dire nommer les choses, de prendre ce qui fait partie du quotidien et de les faire revivre en un clin d'oeil, un moment magique, un rayon de soleil.... Tu as aussi développé le pouvoir de faire passer tes déceptions et frustrations sans que le monde autour de toi ne s'écroule...

Merci, tu me fais du bien. Tu es une personne qui est forte et très belle. Vous êtes vraiment magnifique tous les trois.

Avec amour Myléna"

Merci Myléna,la voyageuse.

Tu es si belle à mes yeux.

Être un homme, je sais que tu me plairais énormément, être une autre femme, j'aimerais avoir ta grande beauté (de corps et d'esprit)... Mais je reste ce que je suis, je suis bien ainsi; je le constate de plus en plus grâce à toi entre autre!

Puis je ris et je pense à Mélissa!

Que la vie est bonne!



On the road again!

dimanche 4 mai 2008

De retour!


Anny, l'héroïne est de retour au bercail!

Le plaisir de te revoir est immense.

Quelle bizarrerie de t'avoir devant moi.

Les derniers mois, je te retrouvais à ma guise comme bien d'autres à travers mon écran d'ordinateur.

Une belle soirée avec toi, ensemble chez moi!

Je suis heureuse d'avoir eu une soirée à t'écouter, les yeux brillants, pleine d'énergie nouvelle.

Tel que je t'ai demandé dans le métro, ton point de vue comme sur ton blogue!



Puis Akim, hier, chez mamie Pauline, toujours avec la même activité préférée; se pointer à la fenêtre.




Akim, ton regard me fascine, tu me fais craquer, tu le feras ma vie durant.



On parle à grand-papa au téléphone, il travaille en duo avec Mao à la maison à monter le nouveau bureau de papa.

lundi 28 avril 2008

Transport en commun




Je viens de prendre l'autobus avec Akim, les gens autour nous regardent et sourient. Une mère et son enfant c'est toujours sympathique. Depuis que j'ai une poussette, on m'aide à la descendre ou la monter et on m'offre rapidement un siège. Lorsque j'étais enceinte, rien n'était aussi rapide, les offres ne pleuvaient pas.

Parfois j'enrageais, les hormones bouillaient, je me suis même concentré une fois pour ne pas pleurer; je ne veux pas nécessairement m'asseoir mais par sécurité je préfère le faire, je ne veux pas frapper ma bédaine tout ronde, je veux être stable! Les demoiselles et les femmes étaient les plus compréhensives, les jeunes hommes ont rarement été galants. J'en fus choquée bien longtemps. Mais là n'est pas mon sujet du jour!

Je reviens à mon bus.

Un vieil homme d'origine asiatique aux cheveux blancs est tout près de moi. Une douceur certaine l'embaume. Fébrilement, je l'observe à faire un origami en forme de petit chien. Il se presse à le faire pour le donner à un petit garçon juste à côté de lui qui est avec son père. Je trouve cette image vraiment charmante, belle de partage; une gratuité, une complicité.

Brusquement ce rythme envoûtant est brisé par le geste du père qui refuse à son fils qu'il prennne le joli petit chien de papier. Le petit ne dit rien, écoute son père et cet homme, à mon avis en rien de paternel, est de glace et semble offusqué.

Je ne comprends pas.

Un geste simple, inoffensif, beau; réfuter vulgairement de la main.

Pourtant rien de mal, une présence auprès de l'enfant était là.

Pourquoi ne pas laisser ces gestes s'éclorent en un petit rien qui pourrait donner la paix en soi, la foi aux Autres? Mystère et boule de gomme.

Devant moi une jeune fille, au regard fermé à quelques centimètres de mes yeux, me donne envie de crier que c'est con tout ça! J'ai rigolé un peu en moi, une marque de cache-cerne, pas du tout étendu, oublié... trônait au beau milieu de son nez... pas envie de lui dire ce matin quand je vois des situations comme celle impliquant le petit garçon!

Transport en commun ? Vraiment?

mercredi 23 avril 2008

Dans mon bureau


Je viens de mettre des photos en haut de mon ordinateur, jamais je n'aurais cru mettre des photos des intimes dans un bureau! J'aime le sourire de mon homme et l'air de mon fils et la main protectrice de mon père qui le tient afin de réduire ses mouvements!

Laurent, le fils de ma grande soeur est la copie collée de sa mère! C'est hallucinant! Akim fait la mou et est dans ses songes; il me fera toujours rire!

lundi 14 avril 2008

Par la fenêtre

Akim adore regarder à travers la fenêtre.

Ce soir, il observait la pipine et la camion de la ville ramasser les déchets de meubles de la rue. Fasciné, il est resté silencieux devant ces énormes jouet en mouvement.




C'est tout juste après que j'ai alors pris ces clichés.

J'aime la série de photos qui suit; il me fait le spectacle. Regarder bien son regard dans la prochaine photographie...

il sait que je le regarde et ce que je lis dans son attitude c'est qu'il semble adorer être observé.




Comme sa maman, faire tout simplement son spectacle afin d'être vu par ceux qu'elle aime.

dimanche 13 avril 2008

Doux matin

Ce matin est un matin joyeux.


Akim a mangé sur les genoux de papa Mao, une omelette africanisée que j'ai confectionnée.

Oignons en dés et chair de tomate fraîche qui s'est tortillé dans une huile bien chaude, j'y ai ajouté comme tout bonne cuisinière africaine, un peu de poudre Maggie puis deux oeufs.

En mangeant, les hommes étaient silencieux, je les voyais heureux. J'étais joyeuse de les voir ensemble. Un duo du tonnerre; si beau à observer!


Tranquilles à la maison mais tout de même offensés de voir la température faire la dame froide comme si elle voulait nous bouder!

Akim fait la sieste, la laveuse se dandine, la radio joue Joël, les plantes se régalent de leur boire, le plancher s'est fait chatouiller par le balai; la tête est reposée.

Le dimanche est une belle journée quoique suivi par monsieur Lundi. Elle a ce charme de grande paresse et de draps enveloppants, elle est un passage obligé mais louangé.

vendredi 11 avril 2008

Je ne me guéris pas!

Les intimes savent que j'ai une obsession qui ne se guérit pas.

Déplacer des meubles.

Des plus petits objets aux plus gros, je ne cesse de faire évoluer le décor.

"Évoluer?!?!" me diraient certains plus cyniques...

Oui, évoluer, j'ai l'impression de faire évoluer les objets, qu'ils prennent leur place, la meilleure dans l'ensemble. J'adore ces mouvances, j'ai cette impression d'avoir un pouvoir immédiat sur mon environnment, un contrôle sur l'ambiance.

En fait, ce n'est pas nécessairement un pouvoir mais un privilège que je me donne. Plus j'en parle, plus je suis moins convaincante...

Une fois j'ai lu dans un livre de Maxime-Olivier Moutier, un ou deux paragraphes divulguant ce plaisir; zut... je ne retrouve pas le livre, il doit être dans une des boîtes que je n'ai toujours pas déballée!

Bon, bref, je suis en congé de maladie, j'ai fait une bursite aigue qui m'a donné un amas de calcium dans l'épaule gauche, seuls des médicaments plus forts que la morphine et une infiltration (une injection directe) m'ont remis sur pied.

J'aurais pu mordre quiconque m'approchait, je ne pouvais pas lever le bras, ni mettre simplement ma foutue bassière!

Aujourd'hui après trois jours de récupération, j'ai eu beaucoup d'heures de sommeil à rattraper, cinq nuits à dormir dans la douleur constante; et bien, j'étais en feu, en forme!

Après être allé reconduire Akim à la garderie, j'ai tout même dormi un petit trois heures... comme un bébé!

J'ai fait ce que j'aime le plus, déplacer des meubles... Avec mon bras en forme, bien sûr!

Quel plaisir intense, je n'ai pas pu me retenir! J'ai déplacé plusieurs choses que je voulais ranger depuis l'emménagement; enfin je vois plus clair!

Et vous, vous déplacez vos meubles? J'aimerais bien savoir!

samedi 29 mars 2008

Choc social ?

On parle de choc culturel lors d'un voyage ou au retour de celui-ci.

Est-ce que je pourrais parler de choc social depuis que je suis retourné sur le marché du travail ?

Je me le permet!

Perte de références, égarement, repositionnement, questionnement de mes valeurs, étourdissements, tristesse et/ou immense joie, grande déception, nouveaux acquis (maternité); un tourbillon de tête qui guide le corps déjà fatigué par la maternité et le manque de sommeil vers des cul-de-sac.

Je reviens d'une soirée aevc les gens du boulot, je suis observatrice plus que participative puisque nouvelle dans le groupe, puisque décalée dans de nouvelles fonctions. Je ne suis plus l'employée que j'étais avant; je suis moins dévouée, inspirée, j'ai la tête ailleurs. Je me sens plus détachée; je me définis moins comme l'être social d'avant.

Je suis maintenant maman et par ce fait même, j'ai appris beaucoup sur moi, sur les autres et je relativise plus. Le monde du travail m'apparaît plus absurde avec ses tensions de bureau, ses incompréhensions, ses performances de compétences qu'on doit prouver trop souvent; être le bon employé, efficace, stable, rempli d'initiatives.

Je me sens comme dans le choc culturel, en dehors du manège, à trouver absurde ma vie d'employée.

Naturellement (ou sainement?), je vois que je mise plus sur Akim et mes compétences de mère. Le boulot devient dès lors, une bizarrerie, une activité saugrenue à mes yeux. C'est le sentiment que j'ai et c'est difficile à gérer.

Dans mon boulot, je ne me sens pas souvent à ma place et c'est pesant comme sentiment. Pourtant j'aime ce que je fais, je trippe même parfois à voir les jeunes motivés et allumés parce que je leur fais voir qu'ils peuvent être plus sûr d'eux ou qu'ils ont trouvé une petite piste qui les aident à mieux voir leur avenir à court terme.

C'est hyper valorisant comme boulot mais je n'ai plus de collègues à qui en parler, je suis seule dans mon "département" et on ne me demande pas comment a été la matinée parce que tout le monde est dans leur petit train train.

Cet aspect de mon travail me déplaît et nuit à cette nouvelle transition dans ma vie de nouvelle manan en retour sur le marché du travail.

Je crois de plus en plus que j'ai besoin d'une équipe qui m'épaule, me questionne, m'encourage, me repositionne, me confronte. J'ai besoin de peser les pour et les contre, surtout en ce moment.

Je suis en choc social, je le constate ce soir.

mardi 25 mars 2008

Les nuits pleines

La semaine passée, j'ai eu de bonnes nuits parce qu'Akim a fait ses nuits au moins 5 jours d'affilé.

Ma forme et ma confiance en moi se sont multipliées jusqu'à me mettre en explosion de moi-même; quels moments agréables. J'ai eu confirmation (comme si j'en avais vraiment besoin!!!) qu'il ne faut pas s'oublier; jamais ne se perdre de vue et que de s'occuper de soi c'est aussi être plus agréable et plus près des autres.

Au boulot avec les jeunes, j'ai fait de belles interventions et j'en suis vraiment heureuse!

Vive les nuits pleines!

lundi 24 mars 2008

Le temps court devant moi

Je suis triste de ne pas être là aussi souvent que je le voudrais sur ce blogue.

Le temps, je ne le possède plus, c'est lui qui me vide et me ridiculise, il me rit en pleine face et a la cruauté de fuir entre mes doigts.

En ce moment, il est mon pire ennemi.

J'ai plein de sujet en tête et je ne les exprime pas.

Le temps en maternité a cette puissance de tout prendre pour lui sans laisser rien à celles qui en ont tant besoin.

En ce lundi de Pâques, il s'arrête parce je suis en congé. Demain, c'est le retour au travail. Ma créativité est bouffée tout rond, je déteste ne pas avoir le contrôle sur ma créativité.

Les femmes souvent, s'oublient pour s'accomplir sur toutes les sphères tout en ne réduisant pas le dossier " ménage" et le contrôle de la maisonnée.

Je fais le lavage parce que j'aime comment je le fais, je fais la vaiselle parce que je veux que ce soit à l'ordre (Mao le fait aussi mais pas à mon goût... que c'est ridicule!) Un lâcher prise constant doit revenir me calmer mais je ne suis pas capable de la faire.

Encore une autre chose à travailler... Est-ce que je peux avoir congé cette fois-ci, j'en ai marre...

EN FAIT, est-ce que je ne peux pas me donner un congé tout simplement!

Ce que je peux faire ?

Je me suis dit que je pourrais me permettre d'écrire une fois par jour au bureau au lieu d'aller zieuter mes courriels!

Ainsi je pourrais me satisfaire et mettre ce que je vis sur mon blogue comme je le faisais lors de mon congé de maternité. Il y aura moins de photos, à regret mais au moins , je serai là; j'en ai besoin!

samedi 15 mars 2008

l'hiver en soi


Je me sens enragée,je mordrais dans le trottoir!

Fatiguée, à bouttttttte... dans 2 heures on vient garder Akim pour 24 heures.

Nous aurons un répit, mais voilà que je me sens pas du tout romantique, juste le goût d'être toute seule dans un hamac, crier un peu, prendre un bain, dormir, ne rien faire; c'est ce que je ferai pourtant mais accompagnée.. c'est pas joli à dire hen! J'ai le goût d'être seule...

J'ai fait tout le ménage de la maison, je voulais que les gardiennes soient dans un bon environnment, le bordel arrive vite avec Akim à bord... Quand on est seul, on se préoccupe moins de ces choses-là, la propreté.. quand même un peu à mon avis... Je devrais lâcher prise sur le ménage, le bordel devrait m'être moins important à mes yeux mais ce n'est pas le cas.

J'aime quand l'ensemble est rangé, j'y vois plus clair, je peux me relaxer, la tête surtout reposée. Je me rends compte que j'ai plus de frustrations que de plaisir ces temps-ci dans ce métier de mère, j'ai l'impression de toujours ramasser, torcher, ranger, peu jouer; c'est l'effet du travail à l'extérieur.

Ça roule vite donc la routine prend place rapidement parce que le temps manque. Je dois me concentrer à prendre plaisir à être avec Akim, c'est un apprentissage qui est difficeile puisque la fatigue embrouille les pistes de solutions. Mon cerveau surchauffe vite, je perds patience , je me fâche plus rapidement et vlan le cercle viceux... Souvent je me dis:"Akim ne fait rien encore consciemment, en jettant le tas de linge fraîchement plié, en déterrant la terre du pot de plante, un adulte qui ferait cela, le ferait consciemment, dans le but de me faire chier!"

Bref, l'effort que j'ai à faire pour prendre une distance à l'action est souvent difficile à trouver. La frustration gagne du terrain. L'hiver aussi ne rend pas les choses faciles, on sort moins! J'ai hâte au printemps mais pas comme avant, comme une maman qui a hâte d'avoir un plus grand terrain de jeu, d'aller foutre le bordel ailleurs...

Autour de moi aussi beaucoup de dépression, burn out et santé mentale fragile; ça m'affecte surtout avec les jeunes avec qui je travaille! Je me dis, au moins, je suis un exutoire pour eux et je suis attentive à eux comme j'aimerais qu'on soit attentive à moi... ouais.. le téléphone sonne moins, j'ai moins de temps pour répondre ou appeller, veut/veut pas, l'isolement se crée dans l'hiver en soi.

Je crois avoir besoin de parler ces temps-ci mais ai peu l'opportunité de le faire par manque d'énergie et de temps.

On dit qu'au printemps, le renouveau arrive; je ne souhaite que cela!

D'ici là, je dormirai dans notre répit-hôtel-24-heures-jacuzzi-bouffe libanaise-cinéma! Je serai sûrement plus gaie au retour!

Je me rapprocherai peut-être de Mao même si je me sens sauvage...

Je vous en reparle!

lundi 10 mars 2008

1 an au chocolat!

Il a adoré son gâteau au chocolat!






Hier soir on s'est remémoré la dernière année en photos; c'est passé si vite tout ça!

dimanche 9 mars 2008

Les voleurs de yogourt et de bandeau!

C'est scandaleux... on me vole mon yogourt et mon bandeau dans mon propre bercail: je ferai plainte!






À vos pelles!

Nous avons bien fait de canceller la fête d'Akim! C'est le bordel dans la ville à cause de la tempête!

Je viens d'aller faire des courses et tout le monde se promène avec leurs pelles comme de valeureux guerriers!

Ça me rappelle l'enfance et les grands bancs de neige!

Les regards

Ma mère est à l'hôpital de puis lundi dernier. Une infection de la jambe dûe à une mauvaise chute. Je ne rentrerais pas dans les détails! Elle est encore là avec un bon moral... La guérison sera lente. Mon père est à la maison seul. Tout est sous contrôle.

Je pense à eux, je me dis que la vie est bonne de me les avoir laisser aussi longtemps auprès de moi.

J'ai 39 ans et ai un jeune bébé en poche.

Le regard qu'ils ont sur mon fils est pour moi le plus beau des cadeaux.

Un émerveillement sans borne, un amour déroutant, systématique, débordant; un amour pur, enflammé.

Je suis allé visiter ma mère mardi dernier et en partant, je lui ai fait un sourire pour tenter de lui de dire que je suis là, je l'aime et bon courage...

Ce matin, elle m'a appelé de l'hôpital et en raccrochant elle me dit qu'elle garde en tête mon sourire de l'autre fois, à mon départ.

Les yeux parlent et se comprennent. Les mots sont futiles parfois.

vendredi 7 mars 2008

Tout à l'heure: 1 an!


And i feel so much older now,
And you're much older too,
How's your husband?
And how's the kids?
You know that i got married too?
Lucky that you found someone
To make you feel secure,
'cause we were all so young and foolish,
Now we are mature.

(Extrait de la chanson Martha de Tom Waits (Closing Time)


BON JE SUIS REVENU AU BERCAIL... JE N'AI PAS AIMÉ CE CHANGEMENT DE BLOGUE..C'EST PAS COMME À LA MAISON ET MES CHANGEMENTS DE MEUBLES.. CE BLOGUE RESTERA LE MÊME!



Un coup de nez (de langue) à ce printemps qui tarde à venir...comme d'habitude!

J'ai tant besoin d'aller me perdre dans les parcs avec Akim.
Maintenant, il marche plus de dix pas à la fois.
J'ai besoin du soleil pour rayonner!